l'ABC de Riviereesperance

19 mars 2018

LE TOUR DE LA DORDOGNE EN 1900 AVEC LE ROMANCIER EUGÈNE LE ROY (24)

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Comment voyageait-on  en 1900 en Dordogne ?

En 1900, les plus anciens moyens de locomotion perduraient : le recours à l'animal, cheval ou mulet de selle pour les cavaliers, carrioles diverses louées à l'occasion par les paysans pour rendre service, les "locatis", voitures publiques dites " courriers" ou " omnibus" qui s'arrêtaient de troquet en troquet pour faire souffler l'attelage et " rafraîchir " le cocher au comptoir.

Le grand " Bi" réservé aux vélocipédistes acrobatiques va devenir la bicyclette, massive, robuste, à pneus pleins, qui serapopularisée par le Tour de France et les facteurs ruraux.

 

A cette époque, l'écrivain, ayant publié avec succès " Le moulin de Frau", était percepteur à Hautefort, sa cité natale. Il avait 73 ans. S'avisant qu'il ne connaissait pas parfaitement le département, cherchant un but de vacances alors que certains de ses amis parlaient d'aller découvrir Royan ou Biarritz, destinations d'excursions à la mode, il décida de partir pour un tour de  la Dordogne dont il pensait, peut-être, tirer parti comme cadre de futurs romans. Son fils Robert, l'accompagnera jusqu'à Mussidan où sont fils ainé Yvon prendra le relais. Ce récit très simple écrit au jour le jour parut en feuilleton dans  :  " L'avenir Illustré de la Dordogne" et fut publié en recueil le 24 Janvier 1901 sous le titre : " Carnet de notes d'une excursion de quinze jour en Périgord" par l'imprimerie Joucla de Périgueux.

Quelques réflexions durant  le chemin : 

"Mais il faut savoir se borner,. J'ai vu avec plaisir certaines parties du Périgord que je  ne connaissais pas ; et, surtout, j'ai été heureux de retrouver au cours de cette excursion, de vieux amis et d'anciennes connaissances ; c'est beaucoup.

Encore faut-il que je félicite d'une chose, c'est de n'avoir rencontré nulle part sur mon chemin la Cimex ou Ancanthia lectularia des savants, qui est à dire pour les bonnes gens comme moi, la féroce et autotchone punaise.

"...je pars le soir pour Bergerac. Levés de bonne heure, le matin, nous allons droit au pont de la dordogne et puis nous parcourons la ville jusqu'à dix heures. Au cours de cette visite rapide, je remarque, à l'éloge de Bergerac, que les assommoirs et les mastroquets y sont moins nombreux qu'ailleurs ..... 

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( Le Pont sur la Dordogne, photo Studio plume et eau)

Le soir nous prenons le train de Bergerac pour Lalinde, où nous arrivons à la nuit close. Très bien dîné à l' Hôtel des voyageurs et avec un aimable convive :

Soupe maigre aux légumes - Lamproie en matelotes - Entre-côté aux échalotes - Oronge sur le gril - Perdreau rôti .......

 

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( La Bastide de Lalinde vue du ciel photo studio plume et eau)

"Le matin ,nous parcourons la petite ville qui est agréablement située entre la rivière et le canal.. A mi-coteau, sur la rive gauche, la chapelle de Saint-Front de Colubri est bâtie sur un rocher sous lequel se trouvent deux grottes, jadis habitées par le dragon que l'apôtre du Périgord fit mourir, selon la légende.....

"Lalinde est la première bastide construite par les Anglais en Périgord ; elle date de 1627.........

"De Lalinde, nous descendons à Couze en suivant le chemin de halage sur la rive droite de la Dordogne. Le temps est beau, l'air frais, un clair soleil chasse les brumes matinales ; c'est un plaisir délicieux que de marcher ainsi doucement, libre de soucis présents, en devisant de choses et d'autres. A un kilomètre en aval de Lalinde se trouve le fameux Saut de la Gratusse jadis si redouté des bateliers.

 

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( Le saut de la Gratusse vers 1900)

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( Le saut de la Gratusse de nos jours,  vue depuis la chapelle St FRONT photo  studio plume et eau)

 

... Nous passons sous la papeterie de Rottersac et, toujours suivant le cours de l'eau, nous arrivons  Couze, petite commune industrielle où se trouvent des papeteries et une usine à plâtre. En attendant le courrier, nous cassons une croûte arrosée de vin blanc, le courrier passe et nous partons pour Beaumont en remontant la vallée de la Couze, jolie petite rivière aux eaux pures, qui descend en flânant, des combes entre Bouillac et fongalop, sans se douter que la-bas, au bourg qui a pris son nom, on l'attend pour la faire travailler.....

.... La route passe en vue du château de Bannes, très joliment planté à la cime d'une colline escarpée et boisée qui s'élève au milieu de la vallée et domine la Couze. Nous admirons de loin ce beau spécimen de l'architecture féodale du XV ème siècle. .....

 

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( Le château de Bannes de nos jours photo studio plume et eau) 

 " N'oublions pas aussi que l'habitude de parcourir de longs trajets à pied ne s'était pas perdue. Dans une lettre Eugène Le Roy raconte très simplement comme une promenade, qu'étant alors percepteur à Hautefort, il s'était rendu dans la journée à la dé"couverte d'un château en ruines, l' Herm, situé dans la foret Barade près de Rouffignac, respectable randonnée, près d'une quarantaine de kilomètres. On sait le parti qu'il en tira : ce fut le roman " Jacquou le Croquant"  Jean Louis Galet."

D'après le livre de JL GALET, Editions ibro Libra de Bayonne, 3ème t/1992

 

 

 

 

 

 

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21 février 2018

RESTAURATION TOURS MALBEC ET VIEUX PONT DE BERGERAC EN 1393-1394

" En compulsant les Jurades de l' Hôtel de Ville de Bergerac on trouve la liste des dépenses faites en 1393-1394 pour la restauration des Tours de Malbec et du pont construit sur la Dordogne. ( Il faut rappeler que la ville avait subi sièges, et attaques et que ledit pont en avait subi les effets).

Ce document indique d'une façon fort minutieuse, non seulement les dépenses faites pour l'achat, le transport du bois nécessaires, mais aussi les moyens mis en oeuvre pour les mener au lieu d'emploi, et, chose surtout plus précieuse, les divers salaires alloués aux ouvriers attachés à ces réparations.

 

 

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(Reconstitution de l'Ancien Pont construit à la fin du XII ème siècle et qui fut emporté par la crue de la Dordogne en 1445. Le pont est mentionné pour la première fois  en 1209 )

Nous avons sélectionné quelques lignes, vu la longueur du texte :

 ...  nous envoyâmes Guillaume Gualayo, Guylayonat, Bernard des Mas, Mondo Puisso et Hugues Niot au bois des Vergnes  pour équarir les bois nécessaires  à la tour de Malbec. Il y restèrent trois jours, et prenaient par jour : 

            Guillaume Gualoyo et son neveu chacun 3 sols,   Berbard del Mas et Puisso chacun  5 sols,  Hugues Niot   2 fois 6 sols                                    

            Quand ils furent revenus du bois il dépensèrent en vin      : 20 deniers.

...  nous louâmes Merquadier et le fils de Motat avec deux paires de boeufs pour tirer les bois des Vergnes jusqu'au port de Corbière ( sur la Dordogne). Ils y restèrent deux jours. Il fût donné pour chaque paire de boeufs, par jour, 8 sols et 4 deniers soit un total de 33 sols et 4 deniers. Merquadier et Motat dépensèrent en pain 13 sols 6 deniers ; en vin 17 sols et  8 deniers ; en chair 8 sols 9 deniers. Nous donnâmes à Motat en vin 8 deniers.

... Nous louâmes le cheval de Jehan Genebra et la bête de maitre Piquo pour mener les chars au bois charroyer les pièces de bois et porter le pain et le vin pour une dépense de 2 sols et 6 deniers, ils portèrent un fromage qui coûta 8 deniers.

... Nous avons payé à Bernard de la Baume pour pieux que nous avons pris pour réparer le pont de bois de Dordogne, et pour le travail fait par lui au charroi des bois de la tour de Malbec, et à l'oeuvre de ladite tour 75 sols et 8 deniers...  "

 

( Source : Bulletin de la Société Historique et Archeologique du Périgord, année 1874, d'après l'article de Monsieur Ch.Durant : Notes sur l'histoire de Bergerac)

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( Quelques vues du Vieux Pont  photos studio Plume et eau)

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31 décembre 2017

BONNE ANNEE 2018 AVEC TOUS NOS MEILLEURS VOEUX

Odilon est heureux de vous offrir ses voeux les meilleurs pour l'année 2018 pour tous ses amis et les attendra sur sa rivière Espérance pour de nouvelles aventures a travers l'histoire, le passé, le présent, de la Rivière Dordogne. A bientôt donc.

 

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( La Dordogne à Mauzac, photo Studio Plumes et eau)

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24 décembre 2017

JOYEUX NOEL A TOUS NOS AMIS DE LA RIVIERE DORDOGNE ET DES AUTRES RIVIERES ......

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16 octobre 2017

GLOSSAIRE - EN 1393 LES DROITS PERÇUS PAR LES CONSULS DE BERGERAC

 

Le droit de PONTONAGE prélevé pour le passage des étrangers sur le pont de la dordogne et du seul sur celui de la Mérihle ;

e droit de CARNELAGE, droit d'imposition payé par les bouchers jurés sur chaque tête de boeuf, veau, mouton, pourceau et autres espèces. Outre ce droit d'imposition, la communauté en prélevait un autre sur les chairs vendues pendant le carême aux malades et autres personnes qui en avaient besoin. Il fallait dans cas qu'il y eut attestation d'un médecin à la requête des maire et consuls et permission obtenue  du sieur lieutenant général de la sénéchaussée de la ville avec le consentement du procureur du roi ;

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le droit de BANCAGE, payé annuellement par chaque boucher juré et chevrier de la ville et faux bourgs ;

le droit de COUPE DE POISSON, fixant à 16 le nombre des dernes que l'on devait retirer de chaque saumon. Ils étaient imposés à deux liards, et les :amproies et colacs ( aloses) à un denier ;

le droit des POUGÈSES, droit qui frappait d'un impôt variable chaque barrique de vin vendue au détail en taverne. Les maires et consuls en étaient seuls exempts pendant l'année de leur consulat ; 

le droit du POIDS DES BLÉS, impôt d'un denier par septier frappant les blés qui se portaient aux moulins de la ville ou en sortaient pour être transportés aux moulins du voisinage ;

le droit de BOUCLE, consistant en huit sols, que chaque batelier était tenu de payer pour attache de chacun de ses bateaux aux ports de Clayrac, Cadouin et Pardittes. L

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es bourgeois de la ville étaient exempts de cette imposition.

En compulsant les Jurades de l' Hôtel de Ville de Bergerac nous avons relevé dans l'article  VIII des statuts et coutumes  de la Ville de Bergerac, les droits prélevés par les Consuls pour l'entretien de la ville. vous en trouverez quelques uns ci-dessous. Nous vous précisons que nous sommes alors en 1393.

Le droit de MARQUE DE VIN, impôt frappant de seize deniers chaque tonneau de vin chargé sur la rivière ou transporté par terre hors la juridiction. Les bourgeois de la ville ainsi que ceux de Libourne étaient exemptés de cet impôt ;

Le droit de CRIÉE DES VINS , fixé à trois deniers par pipe (  la pipe valait 3 barriques)

Les droits de JUSTICE DU COT ( le cot était une espèce de garde publique établie par le seigneur pour veiller à la conservation des fruits de toutes espèces, et empêcher qu'il ne pût être commis aucun dommage sur les terres des habitants de la châtellenie. Celui qui était surpris causant quelque dégât payait au seigneur l'amende dite du cot, et, par surcroît, des dommages à la partie lésée. ( Art. 97 et suivant des statuts et coutumes de 1368). Le Cotier était le préposé à la garde des fruits ( arti. 99 et 100 des statuts et coutumes de 1368).

L'AFFERME DES AMENDES contre ceux qui lavaient et faisaient des immondices aux fontaines ;

Le DROIT DES EPAVES ;

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Le droit du POIDS DU ROY par lequel on prélevait six deniers par quintal de marchandise mobilière vendue dans la ville, sauf le blé et le vin ;

Le droit de MARQUE des pots,pintes, chopines, roquilhes d'estain, poids à peser, mesures d'huile ou d'autres liqueurs, mesures de sel, de blé, de grains et denrées ; droit réglé à trois denier par chaque marque ; 

le droit de COURRETAGE des marchandises qui se vendaient en la présente ville, faubourgs et destroict d'icille ;

REVENU DU TABLIER qui était au-devant le palais et auditoire royal de la présente ville, consistant en une imposition de deux sols donnés par ceux qui se présentaient en justice.

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