l'ABC de Riviereesperance

10 décembre 2014

NOEL : IDÉES DE LECTURES SUR LA RIVIERE A OFFRIR ......

Notre ami le héron Odilon nous dévoile quelques un des titres de sa bibliothèque et comme il le dit si bien " que tous ceux qui aiment notre Rivière Espérance et veulent mieux la connaître se mettent à la lecture voici quelques échantillons à offrir et en plus il y a des images !!!!! " Bonnes lectures .....

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BERGERAC, la Place et l' Eglise Saint-Jacques.

de Monsieur José CORRÉA,  " Couleurs du Périgord" est un conte aux quatre couleurs du Périgord : vert, blanc, pourpre et noir, un carnet de voyage dont les croquis sont de l'auteur lui même. Monsieur José CORRÉA peintre illustratyeur a publie de nombreux livres chez différents éditeurs depuis les années 1980. Il expose en France et à l'étranger . Editions CAIRNS, 29 rue Carrérot BP 1503 64015 PAU Cedex.

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" L'enfant qui parle à la rivière" de Monsieur Pierre GONTHIER, illustré par Monsieur Marcel PAJOT. Pierre GONTHIER est né au bord de la rivière Dordogne à Port-de-Couze, il a vécu son enfance entre la rivière, les vignes des coteaux les bois enchantés du Périgord. Il a écrit entre autres :" La Galope "  Encres violettes"  L'Alambic de la pleine lune " Les heures cerf-volant "  Le goût sauvage des Mûres ".  L'enfant qui parle à la rivière est édité aux editions de la Lauze à 24000 PERIGUEUX.

 

 

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(Bergerac, un coin du marché aux porcs jadis ....)

" Se souvenir de Bergerac " de Annie-Paule et Christian FÉLIX " évoque le temps où la Dordogne était un " chemin qui marche", où les gabares exportaient les vins de Bergerac et rapportaient des produits exotiques. Cet ouvrage tout en illustrations et images souvent inédites, raconte la riche histoire de Bergerac et de ses habitants. Annie-Paule et Christian FÉLIX sont auteurs d'une trentaine d'ouvrages, essentiellement consacrés au Périgord. Cet ouvrage est édité par GESTE Editions, 11 rue Norman-Borlang 79260 La Crèche.

 

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04 décembre 2014

SAINT- BAZILE -DE -LA -ROCHE ( 19 CORRÈZE)

 Construit dans le bassin verdoyant de la vallée du Doustre, entouré de part et d'autre de collines boisées, l'architecture du village se rapproche de l'architecture des pays de la vallée de la Dordogne : maisons à bolet, toit à quatre pans et crépis blancs.

La rivière  : Le Doustre, ( 51 km)  prend sa source sur la commune de Rosiers d'egletons, elle passe par le lac du barrage de Valette, longe Saint-Pardoux-La-Croisille, La roche-Canillac, Saint Bazile de la Roche et se jette en final dans la Dordogne en amont d' Argentat

Le château de Saint-Bazile, remanié au XVIII ème siècle, se situe sur la rive droite du Doustre qu'enjambe un pont de pierre à trois arches, il s'agit d'une propriété privée. Le château qui relevait  des : de la Roche, sous la suzeraineté partielle de Turenne, se compose d'un corps  de bâtiment oblong flanqué d'une tour ronde centrale en façade. Il est couvert d'un toit à la Mansard. Une grange du type de celle que l'on rencontre en Xaintrie, avec deux porches d'entrée en bâtière, et de petites dépendances avec le fournil flanqué de deux petites tours carrées couvertes en poivrière, ceinture une grande cour. L'enclos est accessible par deux portail dont le principal côté route est vouté et couvert d'un porche en pierre portant l'inscription 1790 ( date de sa restauration.)

 

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( Le Château et le pont de pierre à trois arches. Photos extraites du site de notre ami : http://brive.pagesperso-orange.fr, où vous pourrez parcourir ce charmant petit village, nombreuses photos, et merci de son aide.)

L'église présentait autrefois le clocher au niveau du choeur avant d'être reconstruit en façade. La nef unique, flanquée de deux chapelles formant le transept, est lambrisée. La chapelle sud abrite un enfeu . Le choeur roman à chevet plat porte un maitre autel en bois décoré de motifs végétaux et de rosaces. Elle abrite une statue de Saint Sébastien : la peste a frappé la paroisse et l'invocation de Saint sébastien l'aurait chassée. Depuis on célèbre sa fête chaque 20 janvier.  Saint Baudille portant les palmes du martyr en est le Saint Patron ( cité au XIème siècle c'était un martyr nimois.). Jusqu'au XI ème siècle ce territoire s'appelait  Saint Bauzile du Doustre avant de prendre le nom de Saint Bazile de la Roche.

La commune renferme un petit patrimoine composé de deux croix en pierre : l'une située rive gauche du Doustre et l'autre rive droite derrière le chateau.on  La vallée offre de nombreux panoramas.

 

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( L'Eglise romane ert l'entrée du village, photos extraites du site de notre ami : http://brive.pagesperso-orange.fr

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19 novembre 2014

UNE VOITURETTE NOMMÉE " CYRANO" en 1899 (24 DORDOGNE)

Si l'on connaît les débuts de l'automobile et les marques qui ont résisté au temps ... on sait moins que c'est depuis la province que des entrepreneurs audacieux ont essayé de construire leur propre voiture.

Dans les années 1896 à 1900, un très petit nombre " d'automobiles"  font leur apparition sur les routes du département de la Dordogne, ces engins partout où ils passent sont l'objet de la curiosité des passants, de peur pour les autres voire de panique pour certains voyant passer dans les chemins ces monstres très bruyants, voire certains croyant y voir la main du diable !

Il fallait organiser la coexistence entre les attelages et ces nouveaux chevaux modernes, et il faut savoir que c'est seulement en 1846 que l'on voit la création  du certificat de capacité avec un examen pour les conducteurs de locomotives, c'est lui qui donnera naissance au permis de conduire ..... la commission chargée en 1909 d'élaborer le code de la route ne rendra son projet qu'en 1912, la guerre de 1914-1918 viendra interrompre le processus d'approbation du code qui ne sera promulgué qu'en 1921.

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De nombreux industriels s'étaient installés à Paris afin de fabriquer des automobiles, mais un bergeraçois Richard Popp décida de construire en 1899 sa première voiturette et la baptise " Cyrano". Elle est animée par un moteur à deux cylindres horizontaux délivrant cinq chevaux. Elle pouvait conduire les passagers de 8 à 32 km àl'heure grâce à quatre vitesses en marche avant et dispose même d'une marche arrière pour ses manoeuvres. La carrosserie est à deux ou quatre places en vis-à-vis, la garniture intérieure est au choix du client en peau de porc jaune du plus bel effet, ou encore en capitonnage de drap. Le tarif est de 4 000 francs pur une 2 places et 4 800 francs pour une 4 places, le délai de livraison est de 3 mois à dater de la commande.

Mais bien vite l'Ingénieur Popp  a compris qu'il valait mieux être à Paris pour y vendre de nombreuses autos et il a donc délocalisé sa petite entreprise sa nouvelle usine se trouvait à Levallois-Perret et il pouvait y recruter une main d'oeuvre qualifiée et avoir un outillage adapté,  et dès 1900 il construisait des automobiles sous la marque " L'automotrice" car la concurrence était rude à cette époque, exit notre petite " Cyrano". Il eut un certain succès car il se lança dans la construction de voitures de courses faisant meme participer 4  " Automotrice"  à la course  Paris-Madrid. ll devait continuer son activité jusqu'en 1907 date à laquelle son entreprise fut absorbée par un concurrent plus important .....

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 D'après " L'automobile en Périgord" cent ans d'histoires, de Mr Jean-Marie Deglane, editions Fanlac, novembre 2003

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12 novembre 2014

Monseigneur Henri de BELSUNCE (24 DORDOGNE)

Une des grandes artères de Marseille porte le nom de Henri de Belsunce, et on ignore souvent que ce dernier est né le 9 décembre 1670 au Château de La Force - non loin de Bergerac-( son acte de baptême conservé aux archives municipales de Bergerac, dressé le 21 décembre 1670 déclarant l'enfant âgé alors de douze jours), chez son grand oncle maternel Armand Nompar de Caumont-la-Force, famille qui s'est illustrée dans les domaines militaires, politiques, scientifiques et littéraires de l'histoire nationale.

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 ( acte de naissance de Monseigneur de BELSUNCE, archives Municipales de Bergerac)

Henri François Xavier de Belsunce son père : Armand de Belsunce, marquis de CASTELMORON était  sénéchal et gouverneur des sénéchaussées d'Agenais  et du Condomois, sa mère : Anne de Caumont de LAUZUN était la soeur du célèbre duc de LAUZUN. Après des études à Paris au collège Louis-le-Grand alors dirigé par les Jésuites il décida d'entrer dans les ordres mais son état de santé devait l'obliger à regagner le Périgord afin d'entrer au séminaire de Périgueux, puis il ira à Bordeaux auprès de la compagnie de Jésus ( Jésuites) finir ses études religieuses.

En 1703 il devient Grand Vicaire du diocèse d' Agen sous la houlette de Mrg Hébert, Vicaire Général. On reconnaît  à Henri de Belsunse une intelligence élevée, une vaste science ecclésiastique, une grande facilité d'élocution, un port imposant, il est ami et bienfaiteur de tous les infortunés consacrant des sommes considérables aux bonnes oeuvres. En 1709, à la suite du décès de l' Évêque de Marseille, il devient à 38 ans le nouvel Évêque de Marseille, il recevra l'onction épiscopale à Saint-Louis à Paris dans l'église des Jésuites, dès lors sa carrière religieuse devait s'écouler en totalité à Marseille.

En 1720, Marseille est l'une des villes les plus florissantes du royaume de France, sa population est de 90 000 habitants, sa richesse provient du commerce généré par le port. C'est par le port que le pire va arriver, un navire apporte la peste en 1720, la maladie couve durant deux mois et puis éclate vers le milieu de juillet 1720. La ville se vide, plus de 1 000 personnes succombent la première semaine. Les villes alentour sont à leur tour atteintes, et malgré les médecins envoyés depuis Paris le fléau continue de s'étendre, le ravitaillement ne se faisant plus la famine ne tarde pas à arriver. Plus personne ne veut enterrer les morts, Mrg de Belsunce assisté par des religieux fait front que ce soit devant le lit des malades, les tombes, il va dans les quartiers le splus pauvres, il a déjà donné et vendu  tout ce qu'il possédait pour venir en aide aux habitants, il est proche de ses paroissiens. A l'hiver la peste quitte la ville par surprise, et ce ne sera qu'au bout de deux années que l'activité portuaire va reprendre.

 

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( Scène de la peste à Marseille ( Tourette) tableau de Michel Serre 1720, Musée Atger de Montpellier)

 

Malgré les offres faites par la Cour à Mrg de Belzunce de le nommer à l' évêché de Laon- deuxième pairie du royaume- et l'archevéché de Bordeaux, il refusa l'une et l'autre préférant rester au milieu de des ouailles toujours ne ménageant pas sa peine au service de Dieu et des hommes. En mai 1775  atteint d'une attaque de paralysie il devait rendre le dernier soupir le 4 juin 1755 à l'âge de 84 ans, dans la 45 ème année de son épiscopat.

 

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La ville de Marseille lui rendit hommage, donnant son nom à une des principales artères - le cours Belsunce. Une statue fut érigée et placée devant la Cathédrale Sainte Marie Majeure " La Major" en 1896, il veille sur sa ville. La ville de Bergerac a donné son nom a une rue, ainsi qu'a La Force, son lieu de naissance.

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10 novembre 2014

GUERRE 1914-1918 : HOMMAGE

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A la fin de la terrible Guerre 1914-1918, pratiquement toutes les communes de France ont eu à pleurer nombre de leurs concitoyens morts au combat, pour ne pas oublier leurs sacrifices, les communes ont alors entrepris un devoir de mémoire qu'il nous appartient de poursuivre :  élever un monument commémoratif sur lequel furent gravés les noms de ces hommes courageux : " Morts pour la France. "Ces monuments demeurent des témoins historiques et souvent la seule trace de certaines familles.

Nous avons retrouvé dans notre région Bergeraçoise, le sculpteur André Carbou natif de Bergerac, qui a contribué par son travail et son talent à nous laisser ces " Monuments aux morts", nous en avons choisi deux  afin de vous les présenter.

"C'est le 20 Août 1920 que le conseil Municipal de Couze et Saint-Front entrepris les démarches pour l'édification d'un monument commémoratif pour les soldats de la commune morts à la grande guerre. Il fut décidé de l'élever sur la petite place devant l'église. Une souscription fut lancée qui rapporté la somme de 7724 francs. 210 habitants de la communeparticipérent à cette collecte la commune de son côté versa la somme de 1000 francs . Après appels d'offres : c'est le sculpteur André Carbou qui fut chargé du travail. Sur la petite place, devant l'église, le monument est érigé de telle façon que le regard du poilu observe le village. Une plaque scellée sur la face avant du monument porte en inscription " Couze et Saint-Front à ses enfants morts pour la France 1914-1918. Notons qu'à l'initiative de l' abbé Simon, alors curé de Couze, un monument fut érigé à l'intérieur de l'église paroissiale, en mémoire des morts de 1914-1918 et 1939-1945, il s'agit d'un gisant.

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( Le Monument de Couze et Saint-Front")

"A Lanquais, c'est en 1919 que le Conseil Municipal décidait d'ériger un monument aux morts.  Le devis du sculpteur André Carbou, de Bergerac, s'élevait à la somme de 3500 frs. La souscription recueillie auprès des habitants fut de 1900 frs, et des représentations théâtrales données par les jeunes filles de la commune apportèrent 600 frs. La commune contracta, le 30 mars 1919, un emprunt de 1000 francs auprès de la caisse nationale des retraites de la vieillesse. 

Il fut réceptionné le 14 septembre 1921, le 19 février 1922 le conseil municipal votait une dépense de 523 francs pour les frais d'inauguration. Dans l'église de Lanquais est apposée une plaque de marbre qui comporte 28 noms ( dont sept pour Varennes) gravés par ordre alphabétique avec  l'inscription " Pax in Gloria" ( la paix dans la gloire)." 

( D'après un texte de JJ Chaissaigne et P. Maintigneux Société Historique et archéologique du Périgord, 1999)

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( Le Monument de Lanquais sur la place du village)

A Cause-de-Clérans, c'est en 1921 que la Conseil Municipal entrepris de lancer une souscription publique la somme de 551,50 francs fut recueillie, la commune couvrait le montant de la dépense par un crédit de 1948,50 francs, soit un total de 2500 francs, et commande fut passée à André Carbou. De leur côté les paroissiens se cotisent pour faire apposer à l'église de Cause-de-Clérans une plaque , ornée de drapeaux, d'une couronne et de la croix de guerre. Elle est l'oeuvre du sculpteur Grégoire.

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( Le monument de Cause-de-Clérans)

Aujourd'hui les monuments aux morts, portent l'inscription des noms de tous les Morts pour le France, en particulier lors d'opérations extérieures.

( Les textes sont extraits du bulletin de la Société Historique et Archéologique de la Dordogne SHAP, Tome CXXVI année 1999 : Guerre 1914-1918, les Monuments aux morts du canton de Lalinde 24)

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