l'ABC de Riviereesperance

13 février 2012

BARRAGE DES CHAUMETTES ( Val Beynete 19 Corrèze)

L'aménagement de Val-Beynete, situé dans le département de la Corrèze, est alimenté par le barrage des Chaumettes, sur la Diège, qui est un affluent rive droite de de la haute Dordogne. Il restitue les eaux directement dans la Dordogne, dans la retenue de Marèges ( voir blog lettre B barrage de Marèges).

Le barrage des Chaumettes est à cheval sur les communes de Roche-le-Peyroux et Saint-Victour. Construit en 1927 par la Société L. Ballot, depuis  1946 son exploitation est assurée par E.D.F.

C'est un barrage de type poids, d'une hauteur de 33,5 m et une longueur en crête de 90 m. Il a 27 m d'épaisseur à la base et 4 m en crête.

WBarrage_des_Chaumettes_Amont 

La retenue de 7 km de long a une capacité de 7,5 millions de m3. Sa côté de retenue maximale est de 547,5 NGF.

Une galerie d'amenée d'eau longue de 2,6 km et d'une section variant de 10 m2 à 13 m2 prolongée par 4 conduites forcées d'une longueur moyenne de 270 m et de diamètre 1,55 alimente l'usine. 

L'usine comprend 4 groupes équipés de turbines Francis à axe vertical. La puissance totale  installée est de 27,7 MW. La hautzeur de chute maximale est de 134,4 m.

 

( Source : Aménagement hydro-électrique du bassin de la Dordogne, E.D.F groupe d'exploitation hydraulique Dordogne 19000 TULLE, avec nos vifs remerciements pour leur participation.)

Photo : wikipedia, de Est Ter du 16/08/20009 : la Diège en amont du barrage des Chaumettes.


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07 février 2012

PEISSIERE

Au cours de la trajet sur la rivière les bateliers recontraient tout au long de leur parcours un relief tourmenté fait de nombreux obstacles parmi ces derniers les peissières. ( voir aussi les Moulins-bâteaux)

La peissière est une digue de pieux soutenus par des glacis de fortes pierres. Ces barrages ordinairement obliques ne laissaient que d'étroits passages, les uns au milieu, les autres près du bord, selon la configuration du fond, et là pour le bateau, c'était toujours un saut à faire ... heureux s'il enfilait bien la passe ( pertuis : passage destiné à laisser passer les bateaux) s'il ne versait pas sur la ligne de pieux ou s'il ne faisait pas le plongeon dans les remous ( une ordonnance du roi François Ier a fixé à 24 pieds (5,70m) la largeur de ces pertuis que l'on a appelés Pas du Roi).

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Ces peissières, ces barrages avaient pour but de retenir le poisson - source de conflits pendant des siècles lorsque le Pas du Roi n'était pas praticable - ces peissières souvent emportées par les crues mais reconstruites pour assurer à leur propriétaire une prise de poisson non négligeable.

Souvent ces peissières appartenaient à des monastères qui faisaient une grande consommation de poissons.

Sur la rive opposée au chateau des Milandes on peut encore voir des morceaux de bois affleurent au ras des galets en alignements, il s'agit là des restes d'une peissière. L'embout en fer permettait d'enfoncer dans le sol caillouteux sans abimer le bois.

 

( Source : Jean Baptiste Blaudy : Gabarier sur la Dordogne, Edition établie par Guiton Brugeaud- La Table ronde -1995)

Dans son livre " La Haute Dordogne et ses gabariers" ( ed. Les Monédières) Eusèbe Bombal cite plusieurs peissières et dit à propos :

" La Peissière du Gibanel ou de Dousiret, près du lieu de Gibanel. Elle dépendait de la châtellenie de Servières et fut donnée par arrentement à nouveau fief par le vicomte de Turenne, en 1569, à Jean Doustret, dit de Guilhelm, Pierre Armaniac, dit de Doustret, et Jean Piniot Doustret, moyennant la rente annuelle de cent anguillons, les tenanciers devaient payer  un sol pour chaque anguillon."

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01 février 2012

LA GRANDE HERMINE VOGUE SUR LA DORDOGNE.......en 2007...


Lors de sa seconde expédition d'exploration du Canada en mai 1535 Jacques Cartier parti à la tête de : " La Grande Hermine", après une traversée de l'Atlantique de près de 50 jours repris son exploration , mais l'hiver était rigoureux et le navire fut pris dans les glaces. A terre les hommes hivernèrent à Stadacone, mais une épidémie de scorbut en décima 25, Jacques Cartier fit alors le vœu avec les survivants de se rentrer en pèlerinage à Notre Dame de Rocamadour (47), s'ils  rentraient sains et saufs en France. Grâce à des indiens  qui lui donnèrent une tisane à base de cèdre blanc ils purent revenir en France.

Il faut se rappeler qu'à cette époque et depuis fort longtemps le sanctuaire de Notre Dame de Rocamadour(47) était un, lieu de pèlerinage trés fréquenté et par nombre de marins ayant invoqué sa protection et revenus vivants de longs voyages venaient prier la Vierge Noire en y déposant des ex-voto. Le roi Henri II d'Angleterre ( époux d'Alienor d'Aquitaine) après y être passé fit construire à Camaret -sur-Mer une chapelle dédiée à Notre Dame de Rocamadour, cet édifice est toujours visible par les marins qui arrivent ou quittent la rade de Brest.

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La ville de Québec( Canada), dans la paroisse de Notre Dame de Rocamadour, l'église de Limoilou lui est particulièrement dédiée .

C'est ainsi que lors des célébrations du 400 ème anniversaire de sa fondation ayant lieu en  2008, et la tenue du 49 ème Congrès Eucharistique International du 15 au 22 juin, afin de marquer sa  reconnaissance, le sanctuaire de Notre Dame de Rocamadour (47) décida de faire exécuter un ex voto sous la forme d'une  maquette de "La Belle Hermine", afin de l'offrir  à la paroisse québécoise de N-D de Rocamadour.

Et en octobre 2007 " La Belle Hermine" quitta Rocamadour passant par Lacaveou elle fut mise à l'eau  afin de gagner Souillac et embarquer sur une gabare charge de la convoyer jusqu'àBordeaux, passant successivement par Bergerac, Sainte- Foy- la- Grande entre autres, et à chaque escale un accueil particulier lui était réservé, elle ralliait Bordeaux ou un bateau dela SNSM allait rallier via Nantes, La Rochelle,Saint-Malo où  eut lieu  une procession dans les rues, elle devait embarquer sur la frégate de la Marine Nationale "Cassard" qui représentait la France lors de la grande parade navale aux cérémonies du 400 ème anniversaire

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Arrivée à Halifax ( Canada), l'ex voto était transféré sur bateau qui remonta le fleuve Saint Laurent pour arriver à  Québec et être placé à la paroisse de N-D de Rocamadour ou il était offert au Cardinal Ouellet Archevêque de Québec

Note : la maquette est l'œuvre de Mr Jacques Patrice Bamberger de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d'art de Paris, elle est à l'échelle de 1/50eme.

Odilon remercie tout particulièrement le site de  " dronnemelanie.perigordvert.com/ pour son prêt des photos de l'ex-voto lors de son passage à Bergerac. Ne manquez pas de rendre visite à ce site intéressant.

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27 janvier 2012

Joséphine BAKER ( 24 Dordogne)

Wlife-1951  Le nom de Joséphine Baker est inséparable du château des Milandes dont-elle fit " le village du monde et de la fraternité", en adoptant des enfants venus de tous les pays du monde.

Retour sur sa biographie : c'est le 3 juin 1906 qu'elle voit le jour à Saint-Louis ( Missouri - U.S.A) dans une famille d'artistes très modestes. Ayant une enfance chaotique elle restera peu à l'école préférant tenter sa chance en chantant et en dansant étant douée pour ces arts. La chance lui sourira puisqu'à l'âge de 19 ans montée à New-York, elle y acquiert une petite notoriété qui la fait remarquer. On lui propose alors de partir à Paris avec " La Revue Négre" ( troupe se composant de 25 artistes : chanteurs, danseurs et musiciens). La première représentation qui a lieu le 2 octobre 1925 est un grand succès pour Josephine qui devient une vedette et va ensuite se produire avec la troupe dans toute l'Europe.

De retour à Paris, elle est engagée aux Folies-Bergères, la revue " La folie du Jour" en 1926 va alors la propulser au firmament de la célébrité car c'est dans cette revue que se trouve la célèbre séquence où elle ne portait pour tout costume qu'une ceinture de bananes ..., avec laquelle elle allait sillonner l'Europe provoquant ici et là de nombreux incidents, tant cela était osé pour l"époque. En 1932 elle fait ses débuts au " Casino de Paris " descendant le grand escalier, elle entame alors une carrière de chanteuse et chante alors entre autres le célèbre refrain " J'ai deux amours ". 

Souhaitant se produire aux  U.S.A elle repart  mais sa tournée fut parsemée d'incidents, cela ne lui donnant pas satisfaction elle repart vers Paris en 1936, elle se marie prenant la nationalité française de son mari.

C'est à cette époque que le château des Milandes va entrer dans sa vie, elle en fera l'acquistion en 1947.

Durant la guerre, Joséphine qui de par sa profession voyageait beaucoup rencontrant des personnes bien placées, elle va devenir agent de renseignements, pour le deuxième bureau, transmettant ainsi des informations importantes à la Résistance  aux Milandes elle cache des fugitifs entre autres. Tous ces actes héroïques lui vaudront de recevoir la Médaille de la Résistance, la Légion d' Honneur et la Médaille Militaire entre autres.

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Mariée en 1947 avec le musicien Jo Bouillon, ils vont entreprendre la restauration du château redonnant vie au village, ils vont y aménager un hôtel, un restaurant, une ferme modèle entre autres. Elle devait adopter 12 enfants originaires de différents pays du monde.

Les Milandes représentaient un lourd fardeau pour Joséphine Baker, surtout après le départ de Jo Bouillon, elle doit alors reprendre ses tournées pour continuer à entretenir le château et sauver son oeuvre, mais malgré l'aide de nombreux amis elle est expulsée en 1969.

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Elle devait poursuivre ses récitals pour faire vivre sa famille qui avait été accueillie à Roquebrune par la Princesse Grâce de  Monaco. en 1975 elle remonte sur scène à " Bobino" pour y célébrer ses 50 ans de carrière follement applaudie ce fut un triomphe. Atteinte d'une hémorragie cérébrale quelques  jours plus tard elle devait succomber. La France lui fit des obsèques nationales.

Tout au long de sa carrière, Joséphine Baker n'eu de cesse de combattre la ségrégation et le sort qui était fait aux noirs aux U.S.A, luttant obstinément pour l'égalité de traitement entre noirs et blancs.

( Photo aérienne du château des Milandes un grand merci à nortre ami Philippe Dufour, pour voir d'autres photos du chateau voici le lien : http://philippe.dufour9.free.fr/

 

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22 janvier 2012

500 000 ans de préhistoire :CREYSSE (24 Dordogne)

" Sur la commune de Creysse, en plein coeur du Bergeracois, plus d'une quinzaine de sites archéologiques datés de la préhistoire ont déjà été recensés : les Bertranoux, Toutifaut, Cantalouette, Barbas, et de nombreux autres sont pressentis.

" L'importance des gisements préhistoriques du Bergeracois est pourtant presque inconnue du public. C'est que depuis le XIXè siècle et pendant près d'un demi-siècle, la recherche en préhistoire s'est principalement intéressée aux sites en grottes et sous-abris et plus encore à l'art. Prospectés avec assiduité, la Vallée de la Vézère et le Sarladais livrèrent alors un chapelet de découvertes saisissantes dont la grotte ornée de Lascaux, célèbre dans le monde entier.

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"Une grande majorité des sites du  Bergeracois actuellement connus a été la découverte dans les années 1960 par Monsieur et Madame Jean Guichard (✝) qui deviendra conservateur en Chef du Musée National de préhistoire des Eyzies-de-Tayac. Ce sont eux qui, les premiers entreprirent la fouille du gisement de Barbas, sur la commune de Creysse.

A Barbas les fouilles, arrêtées en 1968 furent reprises en 1987 sous la direction de M. Eric Boëda, Maître de Conférences en préhistoire à l' Univerrsité de Paris X-Nanterre.

" Sur le site de Barbas différents niveaux archéologiques représentent la plus ancienne période de la préhistoire pour la région ; entre - 500 000 et - 400 000 ans . La quantité et la qualité du matériel Acheuléen retrouvé, daté de - 145 000 ans a permis des observations inédites. Plus de 600 outils furent recueillis sur 20 m2 de fouille. sur le site même les  niveaux aurignaciens sont les seuls représentants de la plus récente période de la préhistoire. Datés de - 32 000 ans, ils recouvrent plus d'un hectare.

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Le site de Barbas, comme tous les autres sites  connus du Bergeracois est un site de plein air. Cette particularité est importante. En effet, en grotte ou sous-abri, il est rare de bénéficier d'une aussi vaste étendue de vestiges conservés sur place. La recherche de grands espaces, motivée par les nouvelles contraintes de la fouille horizontale attira les préhistoriens hors de leurs grottes. 

Ainsi naquit la préhistoire du Bergeracois qui met un terme, avec tous les autres sites de plein air au mythe de l'homme des cavernes."

( source texte et illustrations  : Publication de la Mairie de Creysse juin 1996 " Creysse 500 000 ans de préhistoire", Conseil scientifique Eric Boëda, Université Paris X-Nanterre, Photos Claude Huygens- dessins : Michele Ballinger.)

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