l'ABC de Riviereesperance

23 février 2015

GLOSSAIRE ( 2/2015) ART ROMAN - (24)

L'art roman est la période qui s'étend du XI ème siècle jusqu'à la seconde moitié du XII ème siècle, entre l'art pré-roman et l'art gothique, en Europe. C'est l'archéologue Charles de Gerville qui en 1818 a employé pour la première fois le terme " art roman"  pour désigner l'architecture chrétienne d' Occident, qui est depuis passé dans l'usage courant. L'art roman regroupe aussi bien l'architecture romane que la sculpture, la peinture ou la statuaire romane de la même époque. L'expression recouvre une diversité d'écoles régionales aux caractéristiques stylistiques différenciées, mais qui allient maîtrise technique et audace.

 

clocher-mur12

 CLOCHER-PEIGNE ( ou clocher-arcade) : mur pignon percé de baies dans lesquelles sont logées les cloches.  ( Eglise de saint-Capraise de Lalinde 24)

 

ARCATURES :  motif architectural fait d'un ensemble de petites arcades plaquées contre un mur. Ci-dessous, les 9 arcatures aveugles au sommet de l'abbaye de Cadouin ( 24 )

cadouin1

 Le village de Trémolat  (24) possède une église de type église-forteresse, mais à l'écart on peut voir dans l'enceinte du cimetière l' église Saint-Hilaire qui était auparavant l'église paroissiale.  Elle montre un portail roman, sous la corniche on peut y voir 7 modillons sculptés de masques. ( pour voir l'église Saint Nicolas de Trémolat, blog en date du 06/12/2012)

7 modillons

MODILLON OU CORBEAU  : Il s'agit d'une pierre sculptée ou lissée placée à intervalles réguliers sous une corniche pour la soutenir. le modillon est surtout ornemental tandis que le corbeau a avant tout une fonction utilitaire.

Le portail roman de cet édifice développe trois voussures et une archivolte, qui retombent sur des colonnettes à chapiteaux sculptés de feuille d'eau et d'oiseaux.

StH 4

ARCHIVOLTE : ensemble des bandeaux des arcs ornant  une arcade , en plein cintre ou brisée.

VOUSSURE: chacun des arcs concentriques formant l'archivolte du portail. Ci-dessous, le portail de l' abbaye de Cadouin( 24)( Pour voir l' Abbaye de Cadouin voir blog du : 16/06/2014)

Porte-Cadouin

 ( Photos studio plume et eau )

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16 février 2015

LA MINOTERIE DU BARRAGE A PORCHÈRES (33 GIRONDE)

La rivière L'Isle  prend sa source dans le Massif Central, en Haute-Vienne près de Rongeras. Bien que d'unelongueur de 255 km seuls 87 km sont navigables. Descendant avec nonchalance elle traverse le Périgord passant à Périgueux et va se jeter dans la rivièrde Dordogne à Libourne. Ce fut une voie de communication qui aurait été utilisée depuis l'empire romain jusqu'au XIII ème siècle.

isle

Au XIX ème siècle pour faciliter la navigation de nombreux aménagements par la création de barrages, d'écluses et de chemins de halage vont faciliter le transport des marchandises, les activités des pêcheurs et des meuniers.

A la hauteur  de Porchères, on trouve " La Minoterie du barrage" qui fut édifiée par le sieur Frouin en 1847 lequel avait obtenu du roi Louis Philippe l'autorisation d'édifier un moulin sur le cours de l' Isle. Sa  construction nécessita la construction d'un barrage afin de fournir l'énergie nécessaire et afin de faciliter la circulation des bateaux il fut aussi construit un canal déviant le cours de la rivière.

La construction de la minoterie eut lieu de 1847 à 1850, un grand bâtiment rectangulaire en pierre de taille à deux étages carrés, avec toit à longs pans et croupe en tuiles creuses. L'édifice, à l'élévation ordonnancée qui se développe sur cinq travées, repose sur quatre arches qui abritaient des roues actionnant des paires de meules.  En 1863, un entrepôt commercial en pierre , d'un seul niveau percé de baies en arc plein cintre, construit en retour dx'équerre, agrandit la minoterie. Parallèlement, une scierie est mise en activité.

WCommons

Wikicomm

Le Moulin en haut et la passerelle et entrées soule moulin du barrage ( photos Mj.Galais, wikimedia.org 04/09/2013)

En 1904, la famille Barrau rachète la minoterie qui sera modernisée : 1920 deux turbines remplacement les anciens rouets ; 1937 la minoterie est surélevés, en 1947 installation de moteurs électriques pour permettre le fonctionnement en cas de sécheresse. Dans les années 1954 on assiste à une diversification des activités orientées vers les aliments pur le bétail. Le moulin sera revendu en 1997 à un minotier ( il sera le seul a être encore en activité sur la rivière Isle entre Périgueux et Bordeaux) qui cessera ses activités en 2002 laissant les lieux à l'abandon . L'ensemble sera racheté  en 2006 par un promoteur immobilier afin d'y construire des lofts.

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 L'association "  Vivons avec le Moulin de Porchères" sera crée en 2008 afin de sauver le moulin, l'ensemble de la machinerie intérieure et depuis n'a cessé d'alerter les pouvoirs publics et tous les organismes tant du département que de la région ce qui aboutira dans un premier temps à l'inscripiton le 25 avril 2007 d'une mesure de protection  aux Monuments Historiques  du moulin en totalités avec l'entrepôt attenant, le magasin et la passerelle le reliant au moulin et le barrage. De plus les collectivités locales ont subventionné la location de la meunerie afin d'entretenir le site et l'ouvrir au public lors des journées du Patrimoine, et nous avons appris avec satisfaction que le dossier pour l'acquisition,la réhabilitation et la valorisation du Moulin de Porchères au statut de Pôle d'excellence rurale a été  retenu en 2011. ( adresse de l'association : Mairie de Porchères : Renseignements au 06 30 93 57 60 si vous résidez non loin vous pouvez les aider par votre soutien et votre adhésion ).

Ce statut ouvre de belles perspectives quant à la sauvegarde de l'ensemble car avec le soutien financer du statut de Pôle d'excellence, l'association pourra faire revivre le moulin avec de multiples projets . Dans le document établi par Eloïse Burjade ( qui avait été chargée du dossier) on relève quatre projets qui sont : enjeux patrimoniaux, enjeux culturels et éducatifs, enjeux touristiques, enjeux environnementaux - voir le dossier : http://burjade.eloise.free.fr/montagedeprojet.html, rendez-vous aux prochaines journées du Patrimoine pour voir l'état d'avancement in situ.

Sources : Base Mérimée : inventaire général du patrimoine culturel : www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/

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09 février 2015

BERGERAC PORT DE PECHE ......... AUX XIX et XX ème siècles et avant ..... (24 DORDOGNE)

En ces temps lointains ou la rivière Dordogne nourrissait les populations riveraines des poissons migrateurs tels que : saumons, esturgeons, aloses, lamproies et les sédentaires : carpes, brochets, barbeaux entre autres ; la pêche fluviale se pratiquait à grande échelle et la ville de Bergerac avait sa pêcherie.

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Pêcherie du Barrage à Bergerac, préparation des filets

 Seul axe allant vers la mer, peu de ponts pour aller d'une rive à l'autre, trafic routier inexistant, depuis le Puy de Sancy au Bec d'ambès la voie d'eau servait au transport des marchandises venant du haut-pays ( Cantal, Corrèze, Puy-de-Dome, Dordogne, Gironde .. on peut citer les bois , les vins ...) ce fut l'âge d'or de cette rivière, en ces temps là les poissons migrateurs remontaient très haut dans la Haute-Dordogne.Dans la Haute-Dordogne les gorges étaient très profondes, creusées entre des rochers escarpés avec des défilés qui laissaient peu de place pour des prairies ou des champs cultivés et on y trouvait peu de villages. Dans les quelques lieux habités  par exemple entre Spontour et Argentat, tous les habitants du fond vivaient  du produit de leur pêche et de l'exploitation des bois. En octobre et novembre  les saumons remontaient la rivière pour déposer et féconder leurs oeufs dans le parties hautes ou dans des affluents.

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Retour de la pêche au saumon à Bergerac

A partir de 1841 et la construction du Canal de Lalinde, puis vinrent les barrages de Mauzac, Bergerac, les migrateurs ne peuvent plus passer ou bien en petit nombre  et malgré la mise en place d'échelles à poissons réclamées par les tous les départements bordant la rivière le problème ne sera pas résolu durant près d'un siècle, car dans l'intervalle  de 1935 à 1957 les grands barrages vont eux aussi s'édifier sur la rivière ( voir le blog des barrages lettre " B"). Entre-temps l'esturgeon et le saumon vont disparaitre des eaux de la rivière.

 

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L'Echelle à poissons d'origine du Canal de Lalinde

 

Au XIIIème siècle Bergerac après avoir aménagé l'un de ses ports dénommé " Port de Cadouin" est devenue un puissant centre exportateur de vin vers l' Angleterre et la Hollande. La ville occupe un emplacement stratégique sur la rivière : elle reçoit toutes les marchandises de la Haute-Dordogne, la pêche fluviale se pratique à grande échelle, la ville avait même sa pêcherie.

 

 

P2 - copie

 

 

 

 

Pêcherie du barrage, départ pour la pêche

On a retrouvé un contrat de pêcheur salarié nourri et logé daté du 17 juin 1842 à Laroque-Vigneron, commune de Saint-Antoine-de-Breuilh (24) lequel contrat stipulait que pour la nourriture du salarié que : " selon les usages locaux et courants, il ne sera pas donné à la cuisine de saumon frais plus de trois fois par semaine de février à l' Assomption d'Août"..... heureux temps !!!

En 1880-1885 Monsieur Geneste était propriétaire de la pêcherie  sur la Dordogne à Bergerac qui par alliances successives devait devenir la Pêcherie du Barrage. Les aloses étaient toujours pêchées au filet au Barrage par les pêcheurs professionnels. La pêche se fait au filet dérivant depuis 1980. Auparavant la pêche se faisait avec un grand filet dérivant adapté à la capture des poissons migrateurs " L'escave" lancé au milieu de la Dordogne et ramené sur la berge par plusieurs pêcheurs qui " dépentaient " ( sortir les aloses des mailles du filet) sur la rive. Cela nécessitait une nombreuse main d'oeuvre alors que de nos jours seuls 2/3 pêcheurs y suffisent.

Aujourd'hui les zones de pêche sont déterminées par l' administration des V.N.F ( Voies Navigables de France) Dordogne/Ambès/Libourne et Libourne/Castillon et plus haut de lots et de biefs. Chaque zone est découpée en " lans" longueur d'action pour la pêche au filet dérivant. Les pêcheurs sont répertoriés en : professionnels, amateurs et pêcheurs à la ligne et sont soumis à des taxes et redevances. La réglementation définit les périodes, horaires, les engins et poissons autorisés à la pêche, elle est différente pour les pêcheurs professionnels et amateurs.

En allant vers le Bec d' Ambès on trouve le charmant village de Sainte-Terre  " capitale de la lamproie à la bordelaise " où subsistent encore quelques pêcheurs professionnels. Sur la rivière il existe encore quelques pêcheurs professionnels qui ne peuvent vivre uniquement du produit de leur pêche et sont dans l'obligation d'avoir une seconde activité.

Dans les années 1980 on a lancé un programme de réintroduction de deux poissons emblématiques de la rivière: l' esturgeon et le saumon nous vous invitons à vous rendre sur le blog : ( du 29/01/2010 MIGADO - 24/08/2010 Poissons migrateurs - 12/04/2011 la lamproie - 26/12/2012 : l'Esturgeon.)

Fac

Facture pour la Pêcherie du Barrage à Bergerac, les saumons étaient trop gros ...  nous sommes en 1905 ..... 

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02 février 2015

BRAGEAC : L'EGLISE NOTRE-DAME DE SAINT THIBAUD( 15 CANTAL)

Si à MAURIAC (Cantal) se trouve le plus grand édifice roman de la Haute-Auvergne  : " La basilique Notre-Dame-des-Miracles ", non loin à quinze kilomètres au sud-ouest, sur la rive gauche de la petite rivière Auze ( qui ira se jeter  23 km plus loin dans la retenue du barrage du Chastang sur la rivière Dordogne) ,   dans les gorges ,  bâtie sur un promontoire qui domine la rivière s'élève l'église " Notre Dame de l' Assomption  "appelée aussi "Notre-dame-de Saint-Thibaud  "de BRAGEAC.

Ce serait vers 659 que vint s'établir dans les gorges de la vallée de l' Auze, l'ermite Saint-Til ( disciple de Saint-Eloi) afin d'y mener  une vie austère   et dépouillée dans ce que l'on appelle   aujourd'hui  la " Grotte de Saint-Til". A cet endroit ce ne sont que roches escarpées et déchirées, il vécut d'abord dans une grotte puis dans une cellule bâtie en pierre sèche. La renommée de sa sagesse, sa vie érémitique vont attirer de nombreux pélerins, il éleva un monastère de l' ordre de Saint Benoît, là où se trouve  aujourd'hui l'église et le village de Brageac. Il mourut en 702.

 

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 Le premier oratoire bâti à Brageac, à l 'époque de la fondation du monastère de moines par Saint Til fut détruit lors des invasions  en 732, et ce ne fut qu'après cinq siècles d'abandon que fut élevée l'église actuelle .  Les caractères de son architecture fixent sa date de construction vers le milieu du XIIème siècle peu après la fondation en 1100, d'un monastère de femmes de l'ordre de Saint-Benoit, par les frères Guy et Raoul d'Escorailles,  chevaliers de la première croisade, qui rapportèrent d'Orient les chefs de Saint Côme et de Saint Damien, vénérés encore aujourd'hui dans l' église de Brageac. 

 L'abbesse était nommée par le roi et choisie parmi les plus nobles familles du voisinage. Les seigneurs d' Escorailles avaint  droit de sépulture dans l'église de Brageac.Pilée successivement par les Gascons au XII ème siècle, les anglais au XVème siècle et le sprotestants au XVIème siècle sous la conduite des différentes abbesses l'église fut remise en état ou du  moins conservé du mieux possible. A la révolution de 1789 les ordres monastiques furent supprimés les biens vendus ou confisqués. L'abbaye fut détruite.

 

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"L'église actuelle n'est certainement pas la même qui avait été batie à l'époque de la fondation du monastère. Elle subit de nombreuses restaurations au XIXème siècle : composée de trois nefs terminées chacune par une abside semi-circulaire, loingue de 24 m et large de 12, avec 60 chapiteaux et bases de colonnes sculptées : c'est à l'intérieur que l'on peut admirer et apprécier l'architecture de l'édifice : la coupole qui soutient la tour carrée qui sert de lcocher ; les bras du transept sont voûtés en berceau ; l'abside voûtée en culs de four : les " baies limousines" ; les étonnants jeux d'appareils qui ornent les arcs de l'église faisant alterner des pierres de couleurs différentes de façon plus ou moins ordonnée, le chapiteau " mauricois"." Une autre particularité de l'édifice est le grand nombre de signes lapidaires qui s'y trouvent gravés.

L'église de Brageac est dépositaire de nombreux trésors : statues, les bustes de Saint Côme et saint Damien, la " bourse" de Saint Til, des calices, patères, oetensoirs, croix reliquaire etc... l'église fut classée aux M.H en 1862.

 

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 L'Église de Brageac, croquis de Monsieur Marcel MAZAR né à Brageac ( 1926-2009). Mr Mazar après de brillantes études à l'école du Louvre se retira à Brageac en 1968 afin d'enseigner son art il est l'auteur denombreux dessins et croquis de son village natal. Merci à une amie du blog qui a eu la grande bonté de nous prêter ce croquis qui lui avait été offert par Monsieur Mazar pour son mariage.

 

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 ( source photos ci-dessus et ci-dessous : base Mérimée  http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/

 

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 Comme le souligne Monsieur Pierre MOULIER dans son ouvrage très documenté et agrémenté de nombreuses photos, plans, croquis et archives : " Il est extraordinaire de trouver en si peu d'espace, et un un lieu si reculé, autant de beauté, d'harmonie et de majesté. Mais pour s'en persuader vraiment les mots ne suffisent pas, et il faut y aller voir par soi-même".Mr MOULIER est professeur de philosophie et directeur de la revue " Patrimoine de Haute-Auvergne". Il s'attache à faire découvrir des aspects ignorés ou méconnus de son département. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages sur le patrimoine auvergnat. Le livre " L'église romane de Brageac ( Cantal) peut être commandé auprès de " Cantal-Patrimoine" http://cantalpatrimoine.free.fr

Sources : Bulletin de la Sté Scientifique historique et archéologique de la Corrèze édition 1878 - et Mr Pierre Moulier cité ci-dessus.

 

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26 janvier 2015

Louis DELLUC ( Cinéaste 24 DORDOGNE )

 

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Depuis 1937,chaque année un groupe de journalistes de cinéma décerne : " Le Prix Lous Delluc" au meilleur film français sorti pendant l'année. Au palmarès figurent après le premier  récompensé : " en 1937 Les Bas fonds de Jean Renoir," on trouve aussi en "1946 : La Belle et la Bête de Jean Cocteau "; Les diaboliques de H.G Clouzot en 1954 " et plus près de nous en "1968 : Baisers volés de F. Truffaut," 1995 Nelly et Mr Arnaud de C. SAUTET ".... et en" 2014 a été récdompensé Olivier ASSAYAS pour Sils Maria."

Seul un cercle d'initiés et d'amoureux du cinéma français sait qui est Louis Delluc.  C'est dans la petite ville de CADOUIN ( qui abrite la superbe Abbaye de Cadouin ) qu'il est né en 1890. La famille s'établira d'abord à Bordeaux où le jeune Louis Delluc fréquentera le collège et le lycée avec de bons résultats. C'est d'ailleurs à Bordeaux qu'il va découvrir le cinéma naissant : " L'arrivée d'un train en gare de la Ciotat " ( le cinématographe n'a fait son apparition qu'en 1895). Puis nouvelle installation à Paris en 1903. Après de brillantes études, il est récompensé par un prix de poésie en 1910, il devient critique théâtral à " Comoedia Illustré" puis radacteur en chef de l'hebdomadaire " Le film". Il écrit beaucoup : critiques de spectacles, des romans, des poémes.

Pendant la première guerre mondiale sa rencontre avec celle qui devait devenir sa femme Eve Francis lui fait découvrir le cinéma américain entre autres le film de Cecil B. De Mille " Forfaiture.", il est conquis. Il fonde alors la revue " Cinea" avec son ami Léon Moussinac, invente le mot " cinéaste" et surtout il est le père des " ciné-clubs" qui vont assurer la sauvegarde et la diffusion de certains films.

 

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La maison natale de Louis DELLUC à CADOUIN. ( Photos studio plume et eau)

Il tournera 7 films dont 2 figurent parmi les immortels chefs-d'oeuvre du cinéma français : " La Femme de Nulle part en 1922 et Fièvre en 1924". En 1924 le tournage dans la vallée du Rhone de son dernier film " L'inondation" lui sera fatal, par suite des mauvaises conditions climatiques durant le tournage : pluies, vents, il contracte une pneumonie qui l'emportera à l'âge de 33 ans.

Il est considéré comme le chef de file de l'avant-garde du cinéma des années vongt jusqu'au parlant ( Abel Gance, Germaine Dulac, arcel L'Herbier, Jean Epstein, René Clair). Il a été le premier à utiliser les décors naturels, à mêmer le rêve à la réalité au contraire des films de l'époque .

Tous ses articles de critique de cinéma figurent aujourd'hui à la cinémathèque française sous le titre : " Les Ecrits cinématographiques" qui regroupent les 4 volumes de " Cinéma et Cie (1918) ",  "Phogogénie (1920)" Charlot (1921)" La jungle du cinéma (1922)".

 

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Le village de CADOUIN

 

 

Village

Son neveu Gilles Delluc lui a consacré une biographie  passionnante et très complète sous le titre: " Louis Delluc, l'éveilleur du cinéma français", Editions Pilote 24 en 2002. Nous lui en  avons emprunté quelques  notes, avec nos remerciements.

Photo de Louis Delluc issue de la Cinémathèque Française :

 http://www.cinematheque.fr/fr/musee-collections/collections/consulter_collections/visionner-film.html Vous y trouverez tous les films ainsi que ceux de son épouse  Eve Francis et de nombreux renseignements pour les cinéphiles ou ceux qui veulent en savoir plus .....

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