l'ABC de Riviereesperance

20 mai 2016

LES AIRES DE MISE EN VALEUR DE L'ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE " A.V.A.P "

A l'origine  il y eut " les Z.P.P.A.U.P" - Zones de protection du patrimoine architectural urbain et paysager -  et ce dans le cadre de la loi du 7 janvier 1983, articles 70 à 72, laquelle instaurait la répartition des compétences entre les communes, les départements, les régions et l' l'Etat et complétée par la loi du 8 janvier 1993, article 6, sur la protection et la mise en valeur des paysages. Dans le cadre de cette nouvelle répartition des compétences, la politique de l'urbanisme local a été décentralisée au profit des communes et le rôle de l' Etat réaffirmé quant aux politiques ayant valeur d'enjeux nationaux, tel le patrimoine.

"Dès l'origine, la création de la procédure des zones ZPPAUP, a été de répondre au souci de simplifier et rationaliser le système des protections existantes relatives au patrimoine naturel et bâti d'un même territoire. L'un des principaux objectifs était de pallier certaines des insuffisances de la protection des abords de monuments historiques.

Il s'agissait de définir et identifier les enjeux patrimoniaux sur le territoire d'une ou de plusieurs communes, qu'il soit bâti on non, urbain ou rural, ancien ou récent, majeur ou ordinaire, aggloméré ou dispersé, homogène ou disparate et qu'il y ait ou non présence de monument historique.

Le dispositif des " Aires de Mise en valeur de l' architecture et du Patrimoine"  est une servitude d'utilité publique créée par la loi du 12 juillet 2010 ( 2010-788) dite Grenelle II,  articles L 642-1 à 642-10 du code du Patrimoine , portant engagement national pour l'environnement et qui se substituait aux ZPPAUP.

Depuis son entrée en vigueur en juillet 2010, les ZPPAUP existantes ont continué à produire leurs effets durant cinq années, et durant cette période ont été transformées en AVAP, pour celles qui y figuraient.

les AVAP peuvent être crées sur des quartiers, des espaces bâtis, des sites non bâtis ou des paysages situés autour de monuments historiques ou non, pour des motifs d'intérêt culturel, architectural, urbain, paysager, historique ou archéologique. Ces espaces peuvent n'avoir jamais fait l'objet d'une mesure de protection.  Elles ont pour objet la mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces dans le respect du développement durable. 

Ainsi nous avons recherché le long de la rivière Dordogne, plus particulièrement dans le département, quelques exemples de ZPPAUP ou AVAP, ce qui vous permettra de vous faire une idée du travail effectué selon une procédure de création ou de révision très complexe et complète afin de valoriser et protéger le patrimoine. Vous voulez savoir si votre département ou votre ville, votre village font partie de ces mesures rendez vous sur le site : " AVAP et le nom de votre département " pour de plus amples explications. Fin 2015 il y avait en Dordogne 30 ZPPAUP et 1 AVAP.

( SOURCES : d'après http://www.outil2amenagement.certu.developpement-durable.gouv.fr/avap-aires-de-valorisation-de-l-architecture-et-du-r261.html

ci-dessous, quelques ZPPAUP E et AVAP, dont le Canal de Lalinde- Mauzac et Grand Castang,   La Roque-Gageac , Bergerac.. ( liste non exhaustive..)

 

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10 mai 2016

LA GUERRE DE CENT ANS : LA TRUIE DE BERGERAC : 1377 ( Dordogne 24)

 L'association " Les Pesqueyroux",  (dont le siège social se trouve à La Mairie , SAINT CAPRAISE LALINDE 24150)  et son  dynamique président Frédéric Gonthier,  publie de nombreux ouvrages sur la région et son histoire, ouvrages dont l'un publié en 2007 sous le titre " La Guerre de Cent ans" de Limeuil à Bergerac, est préfacé par Madame Arlette Higounet-Nadal. 

"Les historiens ont souvent fait peu de place dans leur évocation de la guerre de Cent Ans au Périgord alors qu'il faut se souvenir  que le premier fait d'armes a eu lieu en Périgord en 1345, à Moncuq ( châtellenie de Bergerac) et le conflit s'est achevé, en 1453 à Lamothe-Montravel ( Châtellenie de Bergerac).

Le premier affrontement fut la prise de Bergerac par le Comte de Derby, et l'ouvrage s'attache à dresser l'itinéraire de la guerre de Cent ans vu depuis les places fortes qui surplombent la Dordogne, qui sont : Limeuil, Badefols, Milhac, Lalinde,Clérans, Couze, Lanquais, Bannes, Mouleydier.

  1377 est une mauvaise année pour l'anglais en Aquitaine. Le 21 Juin Edouard III meurt. Richard II, 12 ans, lui succède. les hostilités reprennent dans le Languedoc, la Guyenne et le Périgord. Le duc d'Anjou quitte Toulouse en juillet et marche sur Bergerac. Du Gueslin qui a 60 ans l'y rejoint en août. La ville, la plus importante place anglaise en Périgord, est solidement tenue par Perducat d'Albret et la forte garnison est commandée par le captal de Buch, Jean de Grailly.... au bout de huit jours, un  conseil de guerre oblige les français à se rendre à l'évidence  : un assaut serait très coûteux en vies et son issue serait incertaine. On poursuit donc le siège en attendant des renforts qui arrivent."

 

Pesq

"C'est un détachement de plus de 300 lances ( une " lance" se compose d'un chevalier et de son page et de deux ou trois archers et d'un soldat dit " coutillier),remonte la Garonne, puis la vallée du Dropt pour s'installer à Eymet. Pendant ce temps devant Bergerac le siège s'enlise Du Gueslin envoie un détachement pour chercher à La Réole une machine que l'on appelle " une truie " Ce type d'engin  d'assaut médiéval est connu sous le nom de Beffroi, une véritable forteresse mobile : " Les ingénieurs aménagent à l'étage inférieur un bélier, parfois monté sur pivot ou glissière, et installent à l'étage supérieur un trébuchet ou une puissante machine de jet,  et se pouvaient bien cent hommes ordonner dedans et en approchant assaillir la ville  : désormais, la tour roulante est polyvalente puisqu'elle sert à saper la muraille adverse à écraser les défenseurs sous une pluie de projectiles, puis le moment venu, à laisser déferler une vague d'assaut sur la crête ennemie."

 

truie

 

 

eymet

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En haut, la bataille d' Eymet 1er septembre 1377, Chroniques de Froissart et à la suite la prise  de Bergerac en 1377

"Dugueslin après avoir mis le siège devant la  ville d' Eymet qui se rendit, continua sur Bergerac, le lendemain la truie arrive et son assemblage commence.Dans la ville la vue de l'engin porte un coup au moral des assiégés. Le lendemain le duc d'Anjou fait équiper ses hommes  et se prépare à donner l'assaut. Les récits divergent alors. Pour Emile Labroue, ( Bergerac sous les Anglais, Bordeaux 1863 p 102) l'attaque a eu lieu et le surlendemain de l'arrivée de la truie, la ville se rend. Pour Claude Ménard ( Histoire de Du Gueslin ,1618) les habitants attaquent la garnison et remettent la place aux Français. Enfin pour Jean Froissart, c'est juste avant le début des combats que Du Gueslin propose son habituel marché : soit la ville se rend tout de suite, soit il la prend et tout le monde sera tué. Sensibles à de tels arguments, impressionnés par la truie, les bourgeois conseillent à la garnison de quitter les lieux et se rendent."

"L'histoire de la truie ne s'achève pas là. L'engin aurait ensuite été vendu, vers 1474, aux Génois qui cherchaient alors à s'emparer de Chypre."

( Textes provenant de la publication : La Guerre de Cent Ans, de Limeuil à Bergerac,de Frédéric Gonthier, Editions les Pesqueyroux 13/08/2007, Association les Pesqueyroux, Mairie Saint Capraise 24150 LALINDE. avec nos remerciements.)

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30 avril 2016

500 ème MESSAGE POSTÉ .........

Odilon est venu voir sa webmaster  et Fred, son peintre officiel, pour leur dire que le 500 ème message méritait quelques lignes et surtout il voulait remercier toutes les personnes de bonne volonté, qui par leur concours soit pour des textes, pour des images et photos ( ce qui devient de plus en plus dur à obtenir...) ont contribué à arriver à ce chiffre magique.

 

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Magique, elle l'est notre belle rivière Espérance si bien racontée par Christian Signol, magique aussi par la beauté de ses paysages formés au fil des millènaires, des villes et villages sur ses bords, son histoire, et sa beauté qui nous est offerte et que nous devons préserver de toutes les sortes, but modeste de ce petit blog d'amateur qui n'a pour vocation que de vous faire découvrir, ou redécouvrir ce qui fait notre patrimoine et que nous devons transmettre aux générations futures, car au delà de toutes ces beautés parvenues jusqu'à nous, des femmes, des hommes, ont vécu, souffert pour faire le lien avec nous, ne l'oublions jamais.

Merci encore de votre fidélité à tous.

 

D-Colllin

Crédit photo de  "Didier Collin - www.oiseaux.net" avec nos remerciements pour son autorisation.

 

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20 avril 2016

LE PONT DE LIBOURNE ( 33 GIRONDE)

Le Pont de Libourne qui relie Libourne à Arveyres, fut construit  entre 1821-1825 par la Société Compagnie des ponts de Bordeaux et Libourne, ses concepteurs étaient Mrs Jean-Baptiste Billaudel ( 1793-1851) et Claude Deschamps (1765-1843).

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( Photos studio plume et eau)

 

 

Il s'agit d'un pont en arc de pierres. Tout ce qui a été dit sur la construction du pont de Bordeaux, quand aux formes et au système de construction, s'applique au pont de Libourne. Le pilotage, les châssis d'entretien, les enrochements, les caissons, les contres, les voussures des arches, le mélange de la pierre de taille et de la brique, l'évidement du massif supérieur des piles, la double pente vers les abords et la décoration architecturale, ont été projetés et exécutés d'après les mêmes principes.

 

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 ( Photos studio plume et eau)

Une petite précision qui vient de nous être fournie par Mr Guy BOYER :  Autre caractéristique communes aux deux ponts de pierre, l'entrée des voûtes en pierre est marqauée d'un détail architectural appele " corne de vache", visible sur la dernière photo et à voir sur le lien https://structurae.info/ouvrages/pont-de-pierre-1822

 

En effet, la construction de ce pont fut assurée par M. Deschamps, inspecteur divisionnaire des Ponts et Chaussées et par M. Bonnetat, ingénieur ordinaire. Et ce fut ce même M. Deschamps qui assura la construction du pont de Bordeaux.  Comme le pont de Bordeaux, la chaussée est formée par un arc en briques portant une maçonnerie de cailloux. Chaque entrée des deux ponts est accompagnée de deux pavillons, dont l'un sert à la perception du péage et l'autre à la garde pour la police. Seule différence, les pavillons du pont de Bordeaux sont enrichis d'un porche formé de deux pilastres et de deux colonnes.

La première pierre de la construction de ce pont fut posée le 24 août 1820, jour de la fête du roi. Il fut livré au public le 25 août 1824. Le péage de ce pont fut supprimé le 1er juillet 1842 par décision ministérielle.

En août 1944, 2 piles et 3 arches ont été détruites par fait de guerre, en 1947-1948 les piles et les arches sont reconstruites " à l'identique". En 1975 le tablier est élargi : chaussée de 13 m et 2 trottoirs de 1,25 m, de de 1999 à 2000 : travaux d'étanchement et de restauration des maçonnerie.

Sources : Structurae http://fr.structurae.de/ . D'après " Les Ponts sur la Dordogne " de Mr Guy Boyer, que nous remercions vivement pour son prêt

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13 avril 2016

LA MAISON-FORTE DE REIGNAC ( 24 DORDOGNE)

La Vézère est surtout connue pour sa vallée qui sur environ 50 km rassemble quelques uns des sites les plus riches et les plus célèbres de la préhistoire européenne, attestant de la présence de l' homme depuis plus de 400 000 ans, et son classement au patrimoine mondial de l' UNESCO depuis 1979 , rassemblant 147 gisements remontant jusqu'au paléolithique et 25 grottes ornées.

" Les versants des falaises qui bordent la rivière sont creusés de multiples grottes et abris sous roche qui ont été témoins de l'avènement des premiers hommes et de l' évolution de leur civilisations, dont l'aboutissement se trouve sur ces rives à la Madeleine, gisement éponyme d'une civilisation aux techniques raffinées, aux mentalités évoluées et aux admirables manifestations artistiques. Lascaux prestigieuse " Chapelle Sixtine de la préhistoire", Font de Gaume, Rouffignac, Combarelles et tant d'autres, moins connus, portent témoignage de cultures a bien des égards demeurées mystérieuses. Des millénaires plus tard, les peuples du haut Moyen Âge, barricadés dans leurs forteresses troglodytiques, comme à la Roque-Saint-Christophe, virent poindre à l'horizon de la Vézère les redoutables drakkars normands."

 

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    C'est ainsi que l'on trouve en surplomb de la vallée de la Vézère, une falaise, site troglodytique que les hommes préhistoriques avaient déjà choisi il y a 20 000 ans  :  la falaise percée de vastes terrasses naturelles " La Maison- Forte de Reignac", repaire noble qui permettait de surveiller  le gué.  Conservé dans un état exceptionnel et entièrement meublé d'époque, il est en France, le seul monument de ce type " château-falaise" totalement intact, classé Monument Historique depuis le 16/10/1964. L'époque de construction  de la Maison forte date du XVI ème siècle, sur les trois niveaux épousant la roche, on croise des logis, une chapelle, un cachot, des oubliettes .... Pour rappeler comment les anciens avaient pris possession de cette portion de la vallée, l'une des grandes salles troglodytiques au premier niveau, présente des vitrines où sont exposées des pièces archéologiques originales issues des fouilles in situ et des copies. Outils, armes et objets retracent la vie des époques préhistoriques . Dans une salle à part à la sortie du site le musée " de la justice au Moyen-Âge" et qui onstitue un message contre la peine de mort et la torture.

 

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( Merci à un ami du blog Jeannot, qui se reconnaitra, pour nous avoir fourni de nombreuses photos du site prises lors de sa visite )

Avant de vous y rendre vous pouvez d'ores et déjà effectuer une visite à 360° à l'adresse suivante :http://www.maison-forte-reignac.com

 

 

 

 

 

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