l'ABC de Riviereesperance

28 août 2016

LE MONT DORE ET SES ENVIRONS : CURES, PROMENADES ...EN .... 1935 et avant ..... (63 PUY DE DÔME)

Pour le voyageur souhaitant prendre les eaux  au Dore, réputé pour sa station de hydrominérale ,  il existait deux possibilités de se rendre au Mont Dore soit par la route depuis Paris environ 450 km ou bien se laisser transporter   par le chemin de fer : le célèbre P.L.M  

 

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On trouve une  savoureuse description du séjour que le curiste pouvait faire, en dehors de ses soins, tout était mis en oeuvre afin qu'il ne puisse s'ennuyer : les  » Guides bleus Auvergne et Centre » de 1935 nous en donne de nombreux éléments.

"Le Mont-Dore, station hydrominérale célèbre, commune de 2629 habitants  est située à 1050 m d’altitude sur la rive droite de la Dordogne naissante, dans une vallée très pittoresque étroitement serrée entre des pentes boisées que dominent à l’ Est, le Puy de L’angle, au Sud-ouest la cime du Capucin, et que limite au sud, un cirque grandiose et les plus hauts sommets du massif des Monts Dore s’étagent en hémicycle autour du Puy de Sancy ( 1886 m) point culminant de la France centrale.. En hiver , quand ils sont couverts de neige, les abords du Puy de Sancy composent un admirable paysage de haute montagne.

 

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La saison dure du 15 mai au 1er octobre ; il est recommandé aux baigneurs, qui désirent éviter la foule de la pleine saison de faire leur cure en juin .

Le climat est très variable et, par suite de l’orientation de la vallée, le soleil disparaît de bonne heure et les soirées sont généralement assez fraîches. Une saison de sports d'hiver a été organisée en 1929-1930 avec patinoire et tremplin ; plusieurs hôtels  ouvriront désormais chaque année en décembre ( s'informer préalablement auprès du Syndicat d' Initiative. De superbes champs de ski s'étendent en amont de la station jusqu'au pied du Sancy où se trouvent un petit refuge et un tremplin ; patinoire près de la ville.

A votre arrivée autobus et omnibus des hôtels et services de villes vous attendaient : les colis sont comptés à part ! et suivant votre bourse vous aviez le choix entre des hôtels " Hors-Classe" tels que le " Mont-dore Palace ou Sarciron," de 200 chambres appartements avec bains ; chauffage, parc, tennis ... "l'International-Palace " " des Étrangers et de la Métropole"... : et des hôtels de1ère catégorie comme  le " Nouvel Hôtel et de la Poste", le " Grand Hôtel ", puis 2ème catégorie, 3ème catégorie et pensions de famille. ... et des locations si vous le désiriez .....

 

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( En haut les salons du Capucin, et en bas la Gare du Mont-Dore)

Pour les restaurants vous aviez aussi l'embarras du choix selon vos moyens, et si vous étiez gourmands vous pouviez vous rendre dans les patisseries, confiseries; salons de thé tels que : " A la Marquise de Sévigné " ( chocolat de Royat), à " La reine Margot", au " Palais des Friandises" . En ce qui concernait les déplacements  il y avait des voitures de place - prix à débattre et à faire toujours d'avance surtout pour les excursions !! et Anes, chevaux et guides et toujours faire le prix d'avance ..

 

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( Le Parc de l' International Palace)

Sans oublier le  funiculaire pour se rendre au Salon du Capucin où l'on pouvait se détendre et écouter de la musique, l'on s'y rendait par le funiculaire.   Pour suivre votre cure :  " A la Pensée",  " A la ville de Paris" " au Jasmin"  " Au Lilas" " Au capuchon blanc" .... vous pouviez acheter votre costume de bains spécial en flanelle indispensable pour votre traitement à l'établissement thermal.  Le Casino était ouvert du 15 mai au 30 septembre et offrait des représentations théâtrales, cinémas, danses, salles de jeu, boule et baccarat, pour se distraire il y avait le golf, le tir aux pigeons, le skating au salon du Capucin."

Sources : Les Guides Bleus Auvergne et Centre :  Hachette de 1935. -

Sur le blog à voir aussi  : le 02/06/2010 : le funiculaire du Capucin - le 10/02/2011 Le Mont-Dore , le 08/04/2011 : le Docteur Michel Bertrand 

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19 août 2016

L'EGLISE SAINT-PIERRE-ès LIENS DE MONTARET ( 24 DORDOGNE)

Le petit village de Montcaret en limite du département de la Gironde et proche de la rivière Dordogne dans sa basse vallée à quatre kilomètres est célèbre pour  abriter un site archéologique de l'antiquité tardive et notamment une villa antique édifiée à partir du 1er siècle après J.-C et qui a été occupée comme telle jusqu'au V ème siècle, site qui fut découvert en 1827 ( voir le blog :17 mai 2014)

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Au XI ème siècle des moines  bénédictins de l'abbaye de Saint-Florent-lès-Saumur bâtissent une église sur cet emplacement abandonné. Ils construisent un sanctuaire à deux nefs latérales, long de 40 mètres, utilisant les pierres trouvées sur place, romaines, mérovingiennes ou carolingiennes.Les chapiteaux  sont pour les uns des remplois gallo-romains, de type corinthien, en marbre gris, sculpté de feuilles d'acanthe. D'autres sont romans et figurent des personnages sur un fond de rubans plissés, ainsi que Daniel entre les lions. Certains sont étranges par le fait que la corbeille, gallo-romaine, est surmontée d'un tailloir roman.

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Le clocher fut posé sur le croisillon nord, belle tour carrée à trois étages couronnée d'une toiture à  quatre  pans, six cloches y logeaient. La consécration de l'égilise, dédiée à Saint Pierre,  s'accomplit en 1080 par Monseigneur Gosselin de Parthenay, archeveque de Bordeaux.

Le clocher reste la seule partie  authentique visible de l'extérieur ; plusieurs fois détruit ou endommagé durant les guerres de Cent Ans et de Religion,( Louis XIII  ordonna la destruction du village en 1622 lors des guerres de religion seuls le choeur, le transept et l'absidiole nord seront épargnées) ;  on peut y voir sur sa face nord deux intéressants bas-reliefs ; à droite une petite niche abrite Saint-Pierre et un évêque mitré, à gauche, et Adam et Eve séparés par le pommier fatal. 

 

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( Photos studio plume et eau, bas reliefs sur le clocher extérieur, à gauche St Pierre et st Paul, à droite Adam et Eve)

On peut penser que c'est là une des églises les plus anciennes du Périgord, pays où le christianisme s'implanta au IV ème siècle. Les fouilles ont d'ailleurs révélé une croix de bronze datant du V ème siècle avec une inscription grecque accompagnant un christ vêtu d'une ample chemise.

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(Croix Pectorale  VIème siècle, photo de M. Laborie, Bergerac, extraite  du livre de M. Pierre Laurent " Le roman Archéologique de Montcaret, 2ème édition de 1964)

L'église est classée aux M. H depuis le 18 mars 1913.

Depuis trois ans, l' association " Les Amis de Montcaret" a alerté sur l'état de la toiture de l'église et lancé une souscription pour la mettre hors d'eau, vous pouvez aller sur le site :http://www.montcaret.fr/restauration-de-leglise-de-montcaret/ afin d'y lire tout le dossier, une souscription est ouverte sur le site de la fondation du Patrimoine : https://www.fondation-patrimoine.org/fr/aquitaine-2/

Sources  d'après : le roman Archéologique de Montcaret, de Mr Pierre Laurent, et Itinéraires romans en Périgord de Mr Jean Secret, Editions Zodiaque 1977

 

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10 août 2016

LES TECHNICIENS DE RIVIERE

 

 La préservation du milieu naturel et tout particulièrement dans  les milieux aquatiques : les rivières qui sont en constante évolution, soumises aux caprices de l’homme et de la nature, doivent faire l’objet de toute notre attention afin de leur conserver ce qui fait leur caractère et l’eau un bien inestimable.

Ce besoin s’est fait sentir au niveau européen, puisque  le 23 octobre 2000 fut adoptée la « Directive Cadre Européenne sur l’ eau » par le Parlement européen qui vise à établir un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau, dont on peut résumer les buts : atteindre d’ici 2015 «  le bon état » écologique et chimique pour tous les milieux aquatiques naturels ( sauf dérogations motivées [1]) ; préserver ceux qui sont en «  très bon état » ; atteindre le bon potentiel dans les milieux fortement artificialisés : supprimer avant 2020 les rejets de substances dangereuses prioritaires.

([1] Nota : en fait, la DCE fixe pour 2015 un objectif  d’atteinte de 66% et les compléments restants sont à atteindre en 2021 et 2028 en étapes successives )

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( La rivière Dordogne vers Lalinde et à LaLinde, photos studio plume et eau)

 Plus près de nous lorsque nous, bien souvent lors de randonnées le long de nos rivières, nous ne pensons pas que ce que nous contemplons fait l’objet de soins prodigués par différents organismes ; car un cours d’eau est aussi un écosystème aquatique, formé d’un milieu physique comprenant : le lit, les berges, l’eau et ses peuplements animal et végétal.

 Ces gardiens de nos rivières ce sont les Techniciens de rivière. Ils sont employés par les syndicats intercommunaux qui mettent en œuvre les programmes pluriannuels de gestion des cours d’eau. Ils sont chargés d’effectuer un suivi du cours d’eau, de prévoir et mettre en œuvre les travaux de gestion de la ripisylve (*) .

Les techniciens de rivière sont à l’écoute des riverains et des usagers de la rivière auprès desquels ils ont une mission d’explication des interventions syndicales et d’information sur le fonctionnement du cours d’eau.

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( La Dordogne à Bergerac en haut et à Sainte-Foy-la-Grande, photos studio plume et eau)

 

 

 

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( photo du haut : LaDordogne à Mauizac, en bas La Vézère à Jumilhac, photo studio plume et eau)

Selon les caractéristiques du bassin versant (**) ils s’impliquent également pour réduire les aléas inondations par la restauration de fonctionnalités naturelles : rétention de eaux au sein des bassins (zones humides, pratiques agricoles) expansion de crues, certains assurent des suivis relatifs à la biodiversité (poissons migrateurs, documents d’objectifs Natura 2000…), ils assistent les élus qui gèrent les cours d’eau.

Ils œuvrent au sein des CATER (Cellules d’animation territoriale pour l’entretien des rivières) qui sont des missions exercées par certains Conseils Départementaux, pour animer le réseau des techniciens de rivière du département, les accompagner par des initiatives de formation, conseils ; et faire le lien avec les politiques du département.

 

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(* boisement des berges située à la frontière entre les cours d’eau et les milieux terrestres, les ripisylves ou boisement des berges remplissent de nombreuses fonctions telles que la biodiversité des habitats naturels, habitat de la faune terrestre, habitat aquatique, source de nourriture apport en matière organique, feuilles mortes, insectes … elle est indispensable au bon fonctionnement de la rivière).

(** Le bassin versant est un territoire géographique bien défini : il correspond à l’ensemble de la surface recevant les eaux qui circulent naturellement vers un même cours d’eau ou vers une même nappe d’eau souterraine.) 

Sources : Agence de l’Eau ADOUR-GARONNE (merci pour leur documentation) et portail documentaire EauFrance http://www.documentation.eaufrance.fr/

Comment devenir technicien de rivière : www.emploi-environnement-com/fr

et aussi deux documents pédagogiques à voir : 

http://www.eau-adour-garonne.fr/fr/pedag-eau/les-documents-pedagogiques.html

 http://www.eau-adour-garonne.fr/fr/pedag-eau/les-documents-pedagogiques/apprenons-l-eau.html

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01 août 2016

LE CHATEAU DE COMMARQUE ( 24 DORDOGNE )

Parmi les 1001 châteaux du Périgord, il en est  un de légendaire se dressant à flanc de colline et au coeur d'une foret sombre , dominant une petite source: La Beune, il s'agit du château de Commarque longtemps enfoui sous les ronces et qui telle une belle endormie s'est réveillé il y a près de 40 ans.

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 ( Photos de notre ami Gérard de l' association Images-Lettres ( sortie d'avril 2015) avec tous nos remerciements pour sa participation)

 

 

Le château de Commarque  forteresse du Moyen-âge, se trouve l’aplomb de la falaise, son haut donjon (cette tour construite au bord de la falaise, avait pour objectif de maintenir la domination des commarque sur les Beynac. En réalité il s'agit d'un double donjon, dont les deux moitiés sont construites à un siècle d'intervalle. Ses murs mesurent 25 mètres de hauteur avec une épaisseur de 2 mètres).  domine les restes d’un village castral  , au milieu de la foret non loin de la rivière Beune cours d’eau affluent de la  Vézère. C’est sur les rives de la Beune que les magdaléniens ( - 15.000 ans environ) y  avaient élu domicile .

(Les grottes ornées de La Vallée de la Vézère ( affluent de la Dordogne), sont classées en tant que site du patrimoine mondial de l' Unesco depuis 1979. Ce sont les communes de : Les Eyzies de Tayac, Tursac, Montignac-sur-Vézère, Saint-Léon-sur-Vézère, Marquay, Manaurie-Rouffignac, Saint-Cirq du Bugue. Ce site préhistorique est riche de 147 gisements remontant au paléolithique et 25 grottes ornées d'un intérêt exceptionnel, la plus célèbre  et aussi la plus connue  :la grotte de Lascaux découverte en 1940).

 Sous le château se trouve une grotte préhistorique ornée d’un bas relief de cheval grandeur nature découvert par l’ abbé Treuil, le pape de la préhistoire en 1915 ,  ainsi que les restes d'un fort troglodytique creusé probablement vers les IX et X èmes siècles.

Les origines du château remontent au XII ème siècle, fondé par Gérard de Commarque, qui en fit don aux Templiers, mais lors de la disparition de l’ ordre l’ensemble passa au mains des Hospitaliers de Saint Jean ( qui le gardent environ un siècle) et  qui le vendent  au Baron de Beynac. En 1379 l’union des Pons de Beynac, seigneur de Commarque, et de Philippa de Beynac réunit les deux familles, les seigneurs de Beynac devenant les maîtres de la châtellenie de Beynac. Pons de Commarque devenu veuf épouse Magne de Castelnaud, a la suite de ces deux mariages il devient un des plus puissants seigneurs  de la vallée de la Dordogne : Castelnaud  et Beynac.

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Le 23 avril 1406 les Anglais investissent  le  château et font prisonnière la famille de Pons de Commarque, le château deviendra le lieu de départ de capitaines ravageant et rançonnant les voyageurs ce qui lui valut d'avoir mauvaise réputation.

Vinrent les guerres de religion, le seigneur de Beynac et Comlmarque  avait pris le parti des protestants et en 1569 la forteresse fut reprise par le roi Charles IX qui voulait la démolition de la forteresse, mais Geoffroy de Beynac obtint du roi la révocation de cette sentence. Guy de Beynac, dernier châtelain résidant au château de commarque meurt en 1656, c’est à partir de ce moment là que le site tombe peu à peu dans l’abandon.

 

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 En 1968, un descendant de la famille , Hubert de Commarque achete  le domaine et entreprend un long et difficile travail de restauration et de recherches archéologiques. Il lui a fallu en effet faire ressortir  les ruines des ronciers qui les cachaient, c'est un chantier toujours en cours, archéologues, préhistoriens, scientifiques et spécialiestes se relaient pour y effectuer des fouilles et restaurer au fur et à mesure.

Citons Hubert de Commarque :

" La source abondante, le bois, le gibier, les cavités accueillantes, l'homme a toujours trouvé là un environnement propice. Lorsque j'ai repris Commarque, berceau de famille, j'ai compris la fragilité extrême de ce milieu et de ce site qui s'écroulait et disparaissait, enfoui sous la végétation. Pour le sauver, après avoir mené durant 40 ans des campagnes de dégagement, des travaux monumentaux et des fouilles archéologiques, j'ai souhaité ouvrir ce site au public en proposant un parcours de visite que ne laisse qu'une empreinte légère et révertsible dans cet environnement préservé. A chacun, selon son rthyme, de s'approprier Commarque, de goûter à ce retour aux sources et à la magie du paysage. Hubert de Commarque".

Depuis le 2 septembre 1943 le château est classé M.H et la grotte décorée de bas reliefs préhistoriques du château depuis le 02/02/1924.

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Pour la visite du site prévoyez une journée :   le château propose  des animations, des ateliers, des jeux : tir à l'arc, tracé pariétal, géomètrie médiévale, sculpture sur pierre, calligraphie médiévale) rendez-vous sur  la page web du château  qui vous donnera tous renseignements utiles à votre venue :  http://www.commarque.com/#!histoirejp/c1qkd

Vous pouvez également consulter les sites suivants qui travaillent  (ou ont ) sur Commarque:http://www.hades-archeologie.com/operation/chateau-16/ Bureau d' Investigations Archeologiques " Le Castrum" de Commarque .

Et  : http://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01099867/document :. A consulter également  " Les cahiers de Commarque ", Rencontres Internationales d' archéologie et d'histoire de commarque sur le site : https://babordplus.univ-bordeaux.fr/

Sources : visites.aquitaine.fr/château-de-commarque :  base mérimée : culture.gouv.fr : Dictionnaire des châteaux du Périgord de Guy Penaud, Editions Sud-Ouest 1996 :   Nouveau guide du Périgord-Qercy, de Mrs JL Aubarbier, M. Binet, G. Mandon, Ed. Sud-Ouest 1987

 

 

 

 

 

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23 juillet 2016

HAUTEFAGE ( 19 CORRÈZE)

En surplomb de la vallée de la Maronne, au coeur de la Xaintrie blanche,  le village de Hautefage, site préhistorique ,  présente un exceptionnel panorama sur la gorge creusée par la  rivière Maronne. Son nom vient des hautes forets de hêtres " Altafagia" qui devaient recouvrir une part de son finage

( Finage :  c'est l'ensemble des terres, aux limites imprécises jusqu' à l'époque moderne nécessaires à la vie d'une communauté rurale : le finage englobe donc les jardins, les champs, les prés, exploités individuellement, les landes et les bois, utilisés collectivement. Le finage est l'élement d'unité le plus solide de la communauté villageoise, qui peut être par ailleurs morcelée entre plusieurs juridictions laïques  ou religieuses . Source : François Moyen : http://www.universalis.fr/encyclopedie/finage/) 

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( photos aimablement prêtées par notre ami : http://www.mesvoyagesenfrance.com, chez qui vous pourrez continuer la visite de Hautefage en photos)

Dans ce  charmant village se trouve  " L'Eglise Notre-Dame ", ( I.M.H en date du 12/06/1926), par suite de reprises ou de remaniements, elle présente des parties dissemblables : abside romane, nef et chapelles du XV ème siècle, un clocher du XIII ème. L'abside est à cinq pans, à l'extérieur comme à l'intérieur.  . Le portail présente de nombreuses voussures  ( un des arcs emboîtes encadrant le haut d'une porte ou d'un portail),  atteignant 3,50 m de profondeur ( 28 colonnes composent ce porche).Il ne porte pas de tympan. Les bases sont composées de deux tores ( moulure demi-cylindrique fréquente dans l'art roman limousin), se chevauchant sans gorge intermédiaire, les chapiteaux à crochets sont minces, allongés, très peu sculptés et ne possèdent pas de tailloirs, ( tablette de pierre surmontant un chapiteau mais indépendante de celui-ci ).

Mais ce qui est rare on y découvre  : " une Poutre de gloire "  du XVII ème siècle, ( poutre transversale destinée à recevoir les statues du Christ en croix, accompagné toujours de deux personnages) ; ici  il s'agit d'une poutre de gloire en bois peint polychrome : Le Christ est vêtu d'un périzonium blanc ; la Vierge une robe rouge et un manteau bleu portant la main droite sur son coeur et tenant un mouchoir ; Saint Jean est vêtu d'une tunique verte et d'un manteau rouge ) . Dans l'une des chapelles sur le retable du XVIII ème siècle on peut y voir  la statue de Saint Roch, accompagné de son ange et de son chien.

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( Poutre de Gloire Calvaire,  photo Rivière Philippe  Ministère de la culture, Base Palissyhttp://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr

On trouve encore  certaines maisons du village qui ont conservé leurs balcons en bois, qui servaient sans doute de séchoirs à châtaignes compte tenu du climat privilégié de la vallée. 

Aux alentours d'autres visites  : Argentat, ( en revenant sur Argentat , au Garrel, panorama sur les deux vallées),  Les Tours de Merle, Bassignac-le-Haut et bien sur le barrage de Hautefage.

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