l'ABC de Riviereesperance

16 octobre 2017

GLOSSAIRE - EN 1393 LES DROITS PERÇUS PAR LES CONSULS DE BERGERAC

 

Le droit de PONTONAGE prélevé pour le passage des étrangers sur le pont de la dordogne et du seul sur celui de la Mérihle ;

e droit de CARNELAGE, droit d'imposition payé par les bouchers jurés sur chaque tête de boeuf, veau, mouton, pourceau et autres espèces. Outre ce droit d'imposition, la communauté en prélevait un autre sur les chairs vendues pendant le carême aux malades et autres personnes qui en avaient besoin. Il fallait dans cas qu'il y eut attestation d'un médecin à la requête des maire et consuls et permission obtenue  du sieur lieutenant général de la sénéchaussée de la ville avec le consentement du procureur du roi ;

bergeracancien1

le droit de BANCAGE, payé annuellement par chaque boucher juré et chevrier de la ville et faux bourgs ;

le droit de COUPE DE POISSON, fixant à 16 le nombre des dernes que l'on devait retirer de chaque saumon. Ils étaient imposés à deux liards, et les :amproies et colacs ( aloses) à un denier ;

le droit des POUGÈSES, droit qui frappait d'un impôt variable chaque barrique de vin vendue au détail en taverne. Les maires et consuls en étaient seuls exempts pendant l'année de leur consulat ; 

le droit du POIDS DES BLÉS, impôt d'un denier par septier frappant les blés qui se portaient aux moulins de la ville ou en sortaient pour être transportés aux moulins du voisinage ;

le droit de BOUCLE, consistant en huit sols, que chaque batelier était tenu de payer pour attache de chacun de ses bateaux aux ports de Clayrac, Cadouin et Pardittes. L

pontancien3

es bourgeois de la ville étaient exempts de cette imposition.

En compulsant les Jurades de l' Hôtel de Ville de Bergerac nous avons relevé dans l'article  VIII des statuts et coutumes  de la Ville de Bergerac, les droits prélevés par les Consuls pour l'entretien de la ville. vous en trouverez quelques uns ci-dessous. Nous vous précisons que nous sommes alors en 1393.

Le droit de MARQUE DE VIN, impôt frappant de seize deniers chaque tonneau de vin chargé sur la rivière ou transporté par terre hors la juridiction. Les bourgeois de la ville ainsi que ceux de Libourne étaient exemptés de cet impôt ;

Le droit de CRIÉE DES VINS , fixé à trois deniers par pipe (  la pipe valait 3 barriques)

Les droits de JUSTICE DU COT ( le cot était une espèce de garde publique établie par le seigneur pour veiller à la conservation des fruits de toutes espèces, et empêcher qu'il ne pût être commis aucun dommage sur les terres des habitants de la châtellenie. Celui qui était surpris causant quelque dégât payait au seigneur l'amende dite du cot, et, par surcroît, des dommages à la partie lésée. ( Art. 97 et suivant des statuts et coutumes de 1368). Le Cotier était le préposé à la garde des fruits ( arti. 99 et 100 des statuts et coutumes de 1368).

L'AFFERME DES AMENDES contre ceux qui lavaient et faisaient des immondices aux fontaines ;

Le DROIT DES EPAVES ;

pont1

Le droit du POIDS DU ROY par lequel on prélevait six deniers par quintal de marchandise mobilière vendue dans la ville, sauf le blé et le vin ;

Le droit de MARQUE des pots,pintes, chopines, roquilhes d'estain, poids à peser, mesures d'huile ou d'autres liqueurs, mesures de sel, de blé, de grains et denrées ; droit réglé à trois denier par chaque marque ; 

le droit de COURRETAGE des marchandises qui se vendaient en la présente ville, faubourgs et destroict d'icille ;

REVENU DU TABLIER qui était au-devant le palais et auditoire royal de la présente ville, consistant en une imposition de deux sols donnés par ceux qui se présentaient en justice.

odilon glossaire15 copie

 

 

Posté par riviereesperance à 07:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


04 octobre 2017

LA LANTERNE DES MORTS DE SARLAT (24 DORDOGNE)

La visite de Sarlat réserve bien des surprises. Derrière la cathédrale Saint Sacerdos, une tour qui fut édifiée en 1180 se dresse : on l'appelle la Lanterne des Morts ou Tour Saint Bernard, elle aurait été bâtie pour remercier Bernard de Clairvaux ( Saint-Bernard) qui aurait sauvé la ville de la peste en 1147.

 

lanterne-drouin

 

( Dessin extrait du " Magasin Pittoresque Edition 1850 - http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31433w/f3.image)

 

 

Lanterne-morts-2

 

(  Lanterne des Morts, photo du studio Plume et eau)

Une lanterne  des morts est un édifice généralement  en forme de tour au sommet de laquelle ,on hissait une lampe allumée pour guider  les défunts.

C'est une tour cylindrique de 11 m de hauteur environ avec un escalier intérieur de 40 marches avec un lanternon à coupole à trois baies rectangulaires.Le rez de chaussée comporte une chapelle sépulcrale décorée de six colonnes avec des chapiteaux à décor végétal, sur lesquels reposent  six arcs  diagonaux et six ogives. Ces dernières se rejoignent à la clef de voûte sur laquelle est représenté l'agneau pascal. Elle aurait été destinée à être un lieu de prières pour les défunts.

Au fil du temps nombreux ont été, et son encore, les spécialistes qui s'interrogent et ne sont pas d'accord à son sujet, car elle ne ressemble à aucune des lanternes des morts que l'on peu voir encore dans certains anciens cimetières, tant par sa hauteur que par son architecture.

 

 

lant'rne-morts-1

( Lanterne des morts avec vue sur les enfeus à gauche- photo studio Plume et eau)

 

En effet pour certains il s'agissait ce pourrait être une tour de la Résurrection à l'image de celle du Saint-sépulcre de Jérusalem. La lanterne des morts domine les Enfeus de l'ancien cimetière de Sarlat. " Sa destination demeure énigmatique. Cependant il y a lieu de croire qu'elle fut un fanal funéraire, et une véritable lanterne des morts .. A l'intérieur , la salle de rez-de-chaussée est vide et ne porte aucune trace d'un autel, ce qui éloigne toute idée de chapelle"

" Nous lui conserverons  cette appellation  consacrée par l'usage, encore que ce monument n'avoir été qu'une chapelle sépulcrale, sa disposition  architecturale  rendant difficile qu'elle pût être, au sens propre du mot, une lanterne des morts. "

Vous le voyez les avis sont partagés, ces lignes sont extraites du livre de M. Michel Plault " Les Lanternes des Morts, inventaire, Histoire et Liturgie Librairie Brissaud Poitiers, Collection Art et Patrimoine 1988 "

Au cours de nos recherches nous avons trouvé quelques sites très complets que vous pourrez aller visiter afin de mieux connaître l'origine de ces Lanternes des Morts :  https://www.limousin-medieval.com/lanternes-des-morts et aussi https://crm.revues.org/393 ces deux sites sont très bien documentés cartes à l'appui des sites. Merci de votre passage sur le blog.

Classée aux M.H depuis 1861.

Posté par riviereesperance à 07:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

24 septembre 2017

LE PONT DU SAILLANT (19 )

La vallée de la Vézère est riche de sites préhistoriques exceptionnels, la plupart sont classés au patrimoine de l' Unesco. Pour mémoire on peut citer parmi ceux)-ci : les grottes des Eyzies, de Font-de-Gaume, et la chapelle sixtine de la préhistoire : La Grotte de Lascaux, sans parler des châteaux et autres merveilles ......Les Gorges de la  Vézère ( laquelle prend sa source sur le plateau de Millevaches dans le Massif Central longue de 211 km se jette dans la Dordogne à Limeuil).

Sur toute cette longueur les ponts sont nombreux, mais il en est un qui relie deux communes entre elles, Allassac et Voutezac : le Pont du Saillant. Pour tout dire ce pont relie les deux parties du village du Saillant qui se trouve à cheval sur les deux  communes : en rive droite Voutezac, en rive gauche Allassac.

D'après des documents  datant de 1372, il est fait mention d'un pont qui aurait été construit en 1298 le Seigneur de Comborn ayant vendu au Seigneur du Saillant entre autre les droits de péage et de pontonage sur le pont du Saillant.( Aux temps du roi saint Louis, ce dernier exempta les jongleurs du droit de péage aux conditions qu'ils chanteraient ou feraient jouer leurs animaux devant le Receveur. Ce serait de cette obligation que serait venu le proverbe : Payer en monnaie de singe : en gambada).

Quelque temps après, ce pont ayant eu besoin d'être réparé et les réparations ayant occasionné des dépenses au Seigneur du Saillant à qui elles incombaient, il augmenta le nombre de choses sujettes au droit de péage et pontonage, l'extension de son privilège fut agrée par Louis fils de France qui par des lettre patentes du 4 février 1374 l'autorisa.

pont-du-saillant-gtavure

Pour le droit de péage on pouvait y lire entre autres : " Pour chacune charge de chaux, meules de pierre, fer ou acier, sabots et pelles : quatre deniers ... Pour un cuir de boeuf ou vache : un denier ...Pour chacune charge de sel et de poisson frais ou salé : dix deniers . Pour le pontonage : " par personne à pied : un denier ..par beste chargée : deux deniers ....

"Le pont actuel date de 1668. Le seigneur du Saillant ayant passé un marché pour sa reconstruction.  A cet endroit la rivière Vézère  a une largeur d'environ 75 mètres. La partie supérieure du parapet est formée de dalles de schiste posées à plat, ce dernier s'évase plus ou moins de part et d'autre de chaque entrée. Le tablier est porté sur 6 arches au tracé en arc plus ou moins surbaissé. Dans l'intervalle des coulées,  ces arches ont leur retombée commune sur des piles qu'appuient des contreforts peu élevés en arrière bec, en amande, du côté de l'aval ; en avant bec triangulaire vers l'amont. Une croix était posée sur ce pont. Son socle cubique en pierre est posé à la pointe du triangle de l'éperon médian." La longueur des travées est de 2 x7.00 m - 6.97 m - 7.00 m - 7.55 -  6.40 m.

Pont1

pont2

( Photos de notre ami Michel Vincendeau, que nous remercions vivement pour son aide, vous pourrez sur son blog visiter Allassac et Voutezac, rendez-vous à l'adresse suivante : http://www.mesvoyagesenfrance.com

 

Le pont est classé M.H inscrit depuis le 26/12/1969. En 2015 après plusieurs mois de travaux il a été remis à neuf, il restera à traiter le soubassement de piles du pont.

Sources : bulletin de la Sté  Scientifique , Historique et Archéologique de la Corrèze, 1885.

Base Mérimée http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/

Posté par riviereesperance à 07:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :

15 septembre 2017

ODILON ET LE BLOG FÊTENT LEURS 8 ANNÉES

Notre brave héron Odilon, vient de me dire que cela faisait 8 années qu'il se baladait sur la Rivière Espérance afin de vous rapporter des anecdotes, histoires de toutes sortes, villes et villages, et au fil de l'eau et du temps il s'est fait un très sympathique carnet d'adresses amies.

Nous leur adressons donc à tous et toutes nos très vifs et sincères remerciements pour leur fidélité et c'est avec enthousiasme malgré les avatars de la vie que nous continuons à vous faire découvrir notre belle rivière.

anni odilon01

 

dordognemauzac

La Dordogne à Mauzac ( photos studio plume et eaux)

lalinde

( La Dordogne à Lalinde, photo studio plume et eaux)

Posté par riviereesperance à 06:53 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags :

04 septembre 2017

UN LIVRE D'ECOLE PRIMAIRE AU XVIII ème siècle

En effectuant des recherches dans les archives de la S.H.A.P  ( Société Historique et Archéologique du Périgord) dans le bulletin  n° XXXVIII datant de 1911   datant de 1911 nous avons trouvé trace d'une communication faite le 3 mai 1906 par Monsieur Aublant, Secrétaire Adjoint.

"En effet il avait retrouvé  les dix premiers feuillets d'un petit livre destiné aux enfants des écoles primaires de Périgueux vers le milieu du XVIII ème siècle. ce petit livre était sorti des presses de Pierre Dalvy, septième imprimeur de ce nom, dont l'atelier était installé sur la place du gras à Périgueux.

Ce petit livre a 15 centimètres de hauteur sur 7 de large. Les premières pages en ont heureusement survécu. En voici le titre exact, ainsi qu'au surplus il est reproduit, avec les deux vignettes qui l'accompagnent, dans la planche jointe.

" A B C, ou instruction pour les enfants, nouvelle édition, à Périgueux, par Pierre Dalvy, imprimeur et libraire du Roy."

ABCOK

 

 

 

Au dessus du titre sont représentés saint Paul et saint Pierre. Cette double image constitue probablement la marque de l'imprimeur. Le bois qui a imprimé  les deux écussons placés  à côte des apôtres était trop usé pour que le blason pût y être nettement reconnu. : ce sont vraisemblablement les armes royales et celles de l'évêque de Périgueux.

Au dos de ce frontispice, un autre bois à servi a reproduire un médaillon ovale, encadré de palmes dans le haut et de branches de laurier dans le bas. On y voit un messager céleste remettant à un monarque un glaive pour la défense de l'enseignement chrétien.  ( nota : la même vignette a été retrouvée dans l'encadrement  d'un programme d'exercices littéraires du collège de Périgueux de l'année 1745).

L' alphabet commence par un exposé des règles les plus élémentaires de la grammaire, suivi des prières de chaque jour. Les feuillets qui suivent l'Ave Maria manquent.

Il n'est pas sans intérêt de signaler les opuscules que nos ancêtres plaçaient , il y a près de trois siècles, entre les mains de leurs enfants. La simplicité de l'ipmpression et le mince format en faisaient certainement un livre à bon marché, à la portée de tous. L'abécédaire imprimé par Pierre Dalvy est le premier de ce genre qui soit parvenu jusqu'à nous. " A.DUJARRIC-DESCOMBES.  

 

odilonaàz2 copie

 

 

Posté par riviereesperance à 05:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :