l'ABC de Riviereesperance

16 septembre 2018

HENRI III DE NAVARRE ET BERGERAC ( 24 Dordogne)

 

WHenrinavarreHenri III né le 14 décembre 1553 au Château de Pau ( Basses-Pyrénées), fils d'Antoine de Bourbon et de Jeanne d' Albret. Il épouse en 1572 Margueritre de Valois, fille d' Henri II . Il est de la religion protestante et échappe à la Saint-Barthélémy. Roi de Navarre, il conquiert peu à peu son royaume.
Il ouvre à
Bergerac le 15 mai  1577 les conférences de la Paix qui mettront fin à la sixième guerre de religion. Une rue de Bergerac partant du port porte le nom de " rue des conférences", c'est là, dans la maison de M. Doublet, aux Mazeaux  que se trouvait Henri III   le futur Henri IV. Cette maison existe encore, c'est celle qui se trouve adossée à la fontaine des Mazeaux.
Les Consuls avaient fait tapisser deux chambres. Le Duc de la Force avait prêté une tapisserie.
Henri de Navarre était accompagné du Prince de Montpensier, de l'archevêque de Vienne, du duc de Biron, de Villeroy, Richelieu, Merveille, Lamothe, Fénélon, Turenne et autres seigneurs de marque.C'est au cours de ces conférences que furent jetées les bases du fameux Edit de Nantes. Commencées le 15 mai 1577 ces conférences devaient se terminer le 20 du même mois. Les négociations,  conduites selon les instructions directes du roi de France devaient aboutir à une convention, qui d'abord signée par les plénipotentiaires de Henri III et des princes protestants, ne fut ratifiée par le roi de France que le 17 septembre 1577. L'édit de pacification qui le consacra fut publié à Poitiers, quelques jours après le roi de Navarre était présent à Bergerac, à la lecture qui en fut faite, le 17 octobre suivant : la ville de Bergerac était comprise dans les places de sûreté concédées aux protestants. Lorsque plus tard, devenu roi de France Henri de Navarre élaborera l'édit de Nantes, il se bornera à reprendre les articles du traité de Bergerac.

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Ayant hérité de la maison d' Albret du comté du Périgord, il séjourne souvent à Bergerac de 1565 à 1586 : il y passe au total cent six jours, dénombrés par les historiens d'après sa correspondance. On situe en 1582 la bonhomie du billet écrit au capitaine Guy, propriétaire du fief de la Mouline : " ... j'irais coucher chez vous vendredi soir et vous me ferez manger un ragoût de petits pois. Votre ami, Henry".

Devenu Roi de France après avoir abjuré le protestantisme, Henri IV ne revint  plus en dordogne. 

(Sources : portrait de Henri III de Navarre, vers 1575, huile sur toile du Musée National du château de Pau - Textes de M.  Mme Germaine Maireau, ( La vie Bergeraçoise 1965) et M.R.Coq, " Monographie des Places et Rues de Bergerac, 1970, Imprimerie Trillaud, publication de la SHAP.)( représentation de Bergerac au XV°siècle extraite du livre de M Jacques Louis Lachaud., " Bergerac de la Préhistoire à nos jours, Imprimerie générale du Sud-Ouest 1987) 

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03 septembre 2018

BONNE RENTRÉE A TOUS NOS PETITS ODILON

Oui, Odilon souhaite une bonne rentrée à tous les petits Odilon, lui aussi fait sa rentrée à bientôt donc et merci de nous lire

 

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04 août 2018

LE FOUR BANAL D'URVAL ( 24 Dordogne)

A 7 kms à l'est du Buisson de Cadouin et à 4kms au sud-ouest de Siorac-en-Périgord, blotti au creux d'un joli vallon se trouve le charmant village d' URVAL, qui possède une église romane fortifiée des XI ème et XII ème siècles, qui fut édifiée par les Anglais, à quelques mètres de cet édifice vous pourrez y voir un " four banal" qui dépendait de l'ancien presbytère d' Urval . 

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Ils ne sont pas nombreux à avoir traversé les siècles depuis le Moyen-Âge et il vaut le détour.

Pourquoi " Four BANAL " ? Le " Ban-Banal", appartenait en droit féodal au seigneur lequel protégeait les habitants du village et ses terres. Dès le XIème siècle, le seigneur va s'approprier le monopole  des installations du village telles que : le four à pain, le moulin, le pressoir, la forge. Les habitants de la seigneurie avaient obligation d'utiliser ces installations  contre redevance au seigneur ce dernier en assurait l'entretien.

Il fut supprimé dans les villes par Saint-Louis vers le milieu du XIIèmle siècle, ce n'est que lors de la Révolution de 1789 qu'il  fut aboli dans les campagnes.

Ce four est parvenu jusqu'à nous .En 1853 la toiture de lauzes fut recouverte de tuiles, il fut restauré en 1962 sous la direction de l'architecte départemental des M.H M. Meunier.

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( Photos Studio Plume et eau)

Il était fermé par une plaque  de pierre reproduisant  l'inscription latine : " Panem nostrum quotidinum da nobis hodie"( Donnez nous aujourd'hui notre pain quotidien). Celle ci fut découverte brisée sur le sol et a été remplacée par une plaque comportant la même inscription.

Au dessus du four se trouve la petite pièce où logeait le fournier ( boulanger). La cheminée et son cantou (four) sont intacts. C'est là qu'était pétri dans la maie  (grand coffre dans lequel on pétrissait le pain ou on le conservait). Il fut en service durant la guerre de 1914-1918.

Les tourtes sorties du four étaient rangées sur les étagères disposées sur la façade du bâtiment qui avait aussi son pigeonnier. L'ensemble est inscrit depuis le 10 avril 1941 aux  M.H.

Chaque année pour la fête du village le four est remis en fonction.

( Source : SHAP Tome XCI-1964)

 

 

 

 

 

 

 

 

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01 août 2018

VIVE LES VACANCES ....

Bonjour mes chers lecteurs,

 

et oui je suis en vacances car de si longs mois à remettre sur pattes oh pardon sur pieds ma webmaster, cela méritait bien de prendre l'air .... sans jeux de mots !!!!! je suis facétieux ..... et m'en aller volant par ci et par là pour glaner quelques belles histoires.

Une bonne nouvelle, je ferais la rentrée scolaire bien sur et hop nous repartirons de bon pieds, je voulais dire de bonnes pattes bien sur !!!!!!

Passez de belles et heureuses vacances dans notre beau Périgord et au bord de notre si belle rivière Dordogne.

 

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19 mars 2018

LE TOUR DE LA DORDOGNE EN 1900 AVEC LE ROMANCIER EUGÈNE LE ROY (24)

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Comment voyageait-on  en 1900 en Dordogne ?

En 1900, les plus anciens moyens de locomotion perduraient : le recours à l'animal, cheval ou mulet de selle pour les cavaliers, carrioles diverses louées à l'occasion par les paysans pour rendre service, les "locatis", voitures publiques dites " courriers" ou " omnibus" qui s'arrêtaient de troquet en troquet pour faire souffler l'attelage et " rafraîchir " le cocher au comptoir.

Le grand " Bi" réservé aux vélocipédistes acrobatiques va devenir la bicyclette, massive, robuste, à pneus pleins, qui serapopularisée par le Tour de France et les facteurs ruraux.

 

A cette époque, l'écrivain, ayant publié avec succès " Le moulin de Frau", était percepteur à Hautefort, sa cité natale. Il avait 73 ans. S'avisant qu'il ne connaissait pas parfaitement le département, cherchant un but de vacances alors que certains de ses amis parlaient d'aller découvrir Royan ou Biarritz, destinations d'excursions à la mode, il décida de partir pour un tour de  la Dordogne dont il pensait, peut-être, tirer parti comme cadre de futurs romans. Son fils Robert, l'accompagnera jusqu'à Mussidan où sont fils ainé Yvon prendra le relais. Ce récit très simple écrit au jour le jour parut en feuilleton dans  :  " L'avenir Illustré de la Dordogne" et fut publié en recueil le 24 Janvier 1901 sous le titre : " Carnet de notes d'une excursion de quinze jour en Périgord" par l'imprimerie Joucla de Périgueux.

Quelques réflexions durant  le chemin : 

"Mais il faut savoir se borner,. J'ai vu avec plaisir certaines parties du Périgord que je  ne connaissais pas ; et, surtout, j'ai été heureux de retrouver au cours de cette excursion, de vieux amis et d'anciennes connaissances ; c'est beaucoup.

Encore faut-il que je félicite d'une chose, c'est de n'avoir rencontré nulle part sur mon chemin la Cimex ou Ancanthia lectularia des savants, qui est à dire pour les bonnes gens comme moi, la féroce et autotchone punaise.

"...je pars le soir pour Bergerac. Levés de bonne heure, le matin, nous allons droit au pont de la dordogne et puis nous parcourons la ville jusqu'à dix heures. Au cours de cette visite rapide, je remarque, à l'éloge de Bergerac, que les assommoirs et les mastroquets y sont moins nombreux qu'ailleurs ..... 

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( Le Pont sur la Dordogne, photo Studio plume et eau)

Le soir nous prenons le train de Bergerac pour Lalinde, où nous arrivons à la nuit close. Très bien dîné à l' Hôtel des voyageurs et avec un aimable convive :

Soupe maigre aux légumes - Lamproie en matelotes - Entre-côté aux échalotes - Oronge sur le gril - Perdreau rôti .......

 

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( La Bastide de Lalinde vue du ciel photo studio plume et eau)

"Le matin ,nous parcourons la petite ville qui est agréablement située entre la rivière et le canal.. A mi-coteau, sur la rive gauche, la chapelle de Saint-Front de Colubri est bâtie sur un rocher sous lequel se trouvent deux grottes, jadis habitées par le dragon que l'apôtre du Périgord fit mourir, selon la légende.....

"Lalinde est la première bastide construite par les Anglais en Périgord ; elle date de 1627.........

"De Lalinde, nous descendons à Couze en suivant le chemin de halage sur la rive droite de la Dordogne. Le temps est beau, l'air frais, un clair soleil chasse les brumes matinales ; c'est un plaisir délicieux que de marcher ainsi doucement, libre de soucis présents, en devisant de choses et d'autres. A un kilomètre en aval de Lalinde se trouve le fameux Saut de la Gratusse jadis si redouté des bateliers.

 

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( Le saut de la Gratusse vers 1900)

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( Le Saut de la Gratusse se trouve en aval, vous voyez en amont les Iles ( les bélisses) en face du village de Pontours, dans la zone de l'ancien Gué,  vue depuis la chapelle St FRONT photo  studio plume et eau)

 

... Nous passons sous la papeterie de Rottersac et, toujours suivant le cours de l'eau, nous arrivons  Couze, petite commune industrielle où se trouvent des papeteries et une usine à plâtre. En attendant le courrier, nous cassons une croûte arrosée de vin blanc, le courrier passe et nous partons pour Beaumont en remontant la vallée de la Couze, jolie petite rivière aux eaux pures, qui descend en flânant, des combes entre Bouillac et fongalop, sans se douter que la-bas, au bourg qui a pris son nom, on l'attend pour la faire travailler.....

.... La route passe en vue du château de Bannes, très joliment planté à la cime d'une colline escarpée et boisée qui s'élève au milieu de la vallée et domine la Couze. Nous admirons de loin ce beau spécimen de l'architecture féodale du XV ème siècle. .....

 

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( Le château de Bannes de nos jours photo studio plume et eau) 

 " N'oublions pas aussi que l'habitude de parcourir de longs trajets à pied ne s'était pas perdue. Dans une lettre Eugène Le Roy raconte très simplement comme une promenade, qu'étant alors percepteur à Hautefort, il s'était rendu dans la journée à la dé"couverte d'un château en ruines, l' Herm, situé dans la foret Barade près de Rouffignac, respectable randonnée, près d'une quarantaine de kilomètres. On sait le parti qu'il en tira : ce fut le roman " Jacquou le Croquant"  Jean Louis Galet."

D'après le livre de JL GALET, Editions ibro Libra de Bayonne, 3ème t/1992

 

 

 

 

 

 

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