POZZI Samuel Jean (24 BERGERAC)
Samuel Jean Pozzi est né à Bergerac le 3 octobre 1846 rue Neuve d' Argenson. Il entame des études à Pau, Bordeaux, puis à la Faculté de Médecine de Paris, puis il choisit la chirurgie et obtient son agrégation en 1875, il est nommé chirurgien des Hôpitaux à l'Hôpital Lourcine-Pascal qui sera plus tard rebaptisé Hôpital Broca ( voir l'alphabet lettre B ), dont-il fut l'un des élèves préférés durant ses études et son internat.
Il exercera durant plusieurs années la chirurgie générale pratiquant entre autres en 1889, l'un des premiers la chirurgie de l'abdomen, pratiquant la première gastroentérostomie en France.
Au fil des années il va se consacrer de plus en plus à la gynécologie dont il devient l'un des pionniers en France. Son nom restera attaché à son oeuvre gynécologique dans son service de l' Hôpital Broca à Paris. Il y enseigna longtemps comme Agrégé jusqu'au jour où grâce à ses efforts on créa en 1911, une chaire de clinique gynécologique à la Faculté de Médecine de Paris dont-il sera le premier titulaire. On peut dire, sans se tromper, que le Professeur Pozzi est le père de la gynécologie française tant cette discipline lui doit beaucoup : que ce soit en nouveautés, perfectionnements.
Il fut surtout un apôtre convaincu de la gynécologie conservatrice à savoir : il était contre l'ablation systématique de l'utérus et des ovaires, contre l'aveugle hystérectomie. Il est l'auteur d'un important traité de gynécologie clinique et opératoire traduit en plusieurs langues et qui a connu plusieurs éditions depuis 1890.
Au début de la première Guerre Mondiale, le Professeur Pozzi qui avait été engagé volontaire en 1870, reprit du service malgré son âge (68 ans).
En 1896 il avait élu membre de l' Académie de Médecine, et en 1897 il fondait la " Revue de Gynécologie et de chirurgie abdominale". Il fut Sénateur de la Dordogne de 1898 à 1903 et était titulaire de nombreuses et prestigieuses décorations. Il était aussi un ami des des arts et ses salons parisiens étaient le rendez-vous de tous les savants, hommes politique et artistes de l'époque.
Le 12 juin 1918 il fut assassiné à Paris dans son cabinet par un de ses ex-patients frappé de démence. Ses obsèques eurent lieu à Paris mais selon son souhait c'est revêtu de son uniforme militaire qu'il fut inhumé à Bergerac.
L'Hôpital de Bergerac en hommage porte son nom.
( Photo de S. POZZI de Nadar)