L'ÉGLISE SAINT NICOLAS. TREMOLAT. ( 24 Dordogne)
On trouve trace en 852 d'une première mention de l'église édifiée à Tremolat sur le lieu où serait ne Eparchiusou (vers 504-1er juillet 581), connu sous le nom de saint Cybard. Cette église était une possession. De l'abbaye Saint Cybard d'Angoulême.
Lors des invasions normandes à la seconde moitié du IX ème siècle elle fut détruite , et c'est dans le second quart du XII ème siècle que fut construite l'église actuelle sur les bases de celle du IX ème siècle. Elle sera occupée par les moines jusqu'à la guerre de Cent Ans.
Differents prévôts s'y sont succédés jusque en 1790, l'église deviendra paroissiale sous le patronage de Saint Nicolas et le 4 septembre 1913 elle sera classée M.H ( Monument. Historique).
L'eglise est en forme de croix latine. La nef unique est couverte d'une file de trois coupoles sur pendentifs d'une hauteur de 11,30 mètres, une quatrième coupole haute de 17 mètres couvre la croisée du transept.
La longueur totale de l'église est de 46 mètres et sa largeur de 6,50 mètres, la longueur du transept de 18 mètres.
Le clocher donjon qui surmonte le porche s'élève a 27 mètres. L'ancien portail roman à été remplace au XVIIIème siècle par un portail classique surmonté d'uneVierge à l'Enfant : cette statue est elle aussi classée M.H.
Dans la nef on peut voir un confessionnal du XVIII ème siècle offert par le prévôt Charles-Guillaume d'Alesme (1711-1738), dans le mur nord l'on y trouve une représentation de Saint Cybard en prières.
Dans la travée orientale du chœur se trouvent des peintures murales de la fin du XIII ème siècle début du XIVème qui ont été restaurées en 2007. On peut aussi y voir sur le mur nord du tympan, sur leur sud et sur le mur du chevet différentes représentations telles que : le partage du manteau de saint Martin, l'e trêve à Jérusalem,, le baiser de Judas etc....
( photos Studio Plume et eau)
Des chaînes pendent de la voûte à l'entrée du chœur : elles portaient autrefois le reliquaire contenant la chemise de l'Enfant Jésus, que selon la légende Charlemagne aurait donnée au Monastère lors de son passage .
Cette eglise dans son dépouillement et son austérité témoigne de la caractéristique des églises bénédictine du XIIème siècle. Sa récente restauration lui a rendu sa beauté primitive.
( source : d'après le texte de Monsieur Marcel Berthier)



