TREIGNAC (19 CORREZE)
Le village de TREIGNAC situé dans le département de la Corrèze, traversé par la Vézère, est une petite cité médiévale qui renferme de nombreux trésors pour tous ceux qui prennent la peine de s'y rendre et de s'y arrêter.
Viguerie au 11ème siècle, forteresse au 12ème, c'était une importante châtellenie de la maison de Comborn qui relevait du duché d' Aquitaine alors sous la couronne anglaise, puis elle revint à la couronne de France puis par héritage au 16ème siècle aux Pompadour.
C'était une ville murée comprenant : trois portes, trois faubourgs, dotée de 3 églises objets de litiges entre l' Abbaye de Solignac, celle d' Uzerche et celle de Tulle.

Outre que le village fasse partie du Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin, on peut y voir le Pont Ancien sur la Vézère datant des 12/3ème siècles composé de trois arches.Le pont Finot construit en 1822 sous l'administration du Baron Finot alors Préfet de la Corrèze et qui évitait le vieux pont. On peut y voir la Halle aux grains (15ème siècle I.M.H), aujourd'hui siège de la Mairie, l'ancienne chapelle Notre Dame de la Paix ( I.M.H) qui possède un des rares clochers " Tors" d'Europe. La chapelle des Pénitents du 17ème siècle ( I.M.H), Treignac possède de nombreux édifices anciens qui ont fait l'objet d'un classement au titre des Immeubles et Monuments protégés ( I.M.H).

Treignac possède aussi un patrimoine naturel tel que le Lac des Bariousses, et ses alentours offrent de nombreuses promenades dans les sentiers au milieu des ruisseaux et des fontaines, sans oublier de faire mention de la gastronomie locale.
( Vous pourrez découvrir toute l'histoire de TREIGNAC en vous rendant sur le site : http://treignac.pagesperso-orange.fr/ site de la Mairie très documenté et pouvant vous fournir de nombreuses adresses pour un séjour ou une viste.)
Encore merci à notre ami de http://www.mesvoyagesenfrance.com/ pour son autorisation d'emprunt de photos, sur son site vous pourrez visiter le village par les multiples photos qui y sont exposées.
Léo TESTUT ( Saint-Avit-Senieur - 24 Dordogne)

Léo Testut voit le jour le 22 mars 1849 à Saint-Avit-Senieur.C'est au petit séminaire de Bergerac qu'il commence ses études avant de partir sur Sarlat pour y passer son baccalauréat. Puis il entame ses études de médecine a Bordeaux. Il sera mobilisé en 1870 durant la guerre.
En 1881, il est professeur agrégé à la Faculté de médecine de Bordeaux en qualité de suppléant, il sera titularisé à Lille et à Lyon. C'est à Paris qu'il va travailler dans le laboratoire de Broca ( voir blog lettre B), dans celui de Quatrefages ( anthropologie) et de Pouchet ( anatomie comparée). Sa thèse de doctorat eut la médaille d'argent de la Faculté de médecine de Paris,la médaille d'or de l' académie des sciences de Bordeaux.
Son oeuvre est immense que ce soit en anatomie, en anthropologie, la préhistoire et l'histoire. En effet son traité d'anatomie est considéré comme le plus classique des manuels d'anatomie, il connut jusqu'à 8 rééditions et fut traduit en plusieurs langues, il était si célèbre de son vivant que l'éditeur Octave Doin a créé une collection d'ouvrages scientifiques appelée " collection Testut".
L'anthropologie tient une place importante dans sa vie. Il collaborera à l'école médico-légale et anthropologique de Lyon avec alexandre Lacassagne, chef de laboratoire de médecine légale, afin de résoudre plusieurs affaires criminelles du début du XXème siècle dont l'assassinat du Président de la République Sadi Carnot. Il contribua aussi aux débuts de la médecine légale.
Préhistorien dès 1883 il fouille les grottes de la station du Souci ( nombreux silex taillés et des os sculptés du magdalénien). Il publie dans le bulletin de la Société d'anthropologie de Bordeaux une étude sur la Case du Loup ou le dolmen de Langlade à Saint-Amand de Belvès. Il fait l'inventaire des polissoirs de la Dordogne qu'il publie dans les matériaux pour servir l'histoire primitive de l'homme.
En 1888, l'abri sous roche de Raymonden à Chancelade est fouillé par Michel Hardy et Maurice Feaux qui exhument un squelette entier (entre 10 000 et 12 000 avant J-C). L'étude en sera confiée à Léo Testut et sera connue sous le nom de l' Homme de Chancelade. Sa monographie est la première étude scientifique d'un squelette d'homme préhistorique.
Il prit sa retraite à Beaumont du Périgord où il avait passé sa jeunesse et la consacra à une étude historique et archéologique de la bastide de Beaumont qui fait référence. Il devait s'éteindre le 16 janvier 1925.
Léo Testut lorsqu'il fut appelé lors de la guerre de 1870 refusa la Légion d' honneur qu'il devait accepter plus tard alors qu'il avait 65 ans il tint à s'engager lors de la guerre de 1914, il sera fait Commandeur. Il était le fondateur de la société d' anthropologie de Bordeaux et du Sud-ouest.
Un musée de Lyon porte son nom le Musée " Testut-Latarjet". Il a fait don à la ville de Bergerac de sa riche bibliothèque.
LA RIVIERE DORDOGNE ET LA POSTE .....
Odilon nous avait caché qu'il avait une collection de timbres-poste, les vacances aidant il donne quelques suggestions à nos amis visiteurs de notre belle rivière au fil des timbres qui ont été édités au fil des ans, afin de vous permettre de faire une belle balade au fil de la Rivière Espérance, en vous souhaitant de bonnes vacances, cette liste n'est pas exhaustive à vous de la compléter au fil de vos randonnées .....












" T " COMME TRAINS DE CORRÈZE (19)
A la fin du XIXème siècle, la construction des lignes de chemin de fer secondaires comme le " Transcorrèzien" et le " Transcailladou" va véritablement changer la vie d'une population bien isolée au fin fond des campagnes et plus particulièrement dans les gorges de la Dordogne.
Le " Paris Orléans Corrèze" est né du plan Freycinet de 1879 ( programme national d'équipement ferroviaire) destiné à compléter le réseau existant. Exploité à partie de l'année 1904, le petit train du P.O.C, affectueusement appelé le " Transcailladou", a, durant 56 ans, transporté passagers et marchandises. Crachotant, peinant dans les dures montées en lacets, il a ainsi permis à la population locale de se rendre sur les foires et marchés aux alentours, de s'évader un peu...

La ligne Tulle Argentat sera inaugurée le 14 février 1904 suivie de la section Tulle- Uzerche le 30 juin. Le 20 juillet, ce sera la portion Seilhac- Treignac. Mais rapidement, des problèmes apparaîtront liés, d'une part, à l'inadaptation du matériel roulant face à la topographie du réseau et, d'autre part, au succès rencontré auprès des voyageurs. Ces derniers devenant exigeants en ce qui concerne les conditions de déplacement et la lenteur des trajets face à la concurrence des autocars.
Le 4 novembre 169, le dernier train de voyageurs circule sur le Paris-Orléans-Corrèze. Les trains de marchandises, quant à eux, circuleront jusqu'au 30 juin 1970.
Si la ligne du Transcorrèzien Soursac-Lapleau a été inaugurée en grande pompe, le 11 septembre 1913 en présence du président Poincaré qui inaugura le Viaduc des Roches Noires . Abandonnant les voitures officielles au croisement de la D 16 et de la ligne du Tacot, après Soursac, il fit avec sa suite le trajet jusqu'à Lapleau, dans une voiture du tranmway et passa le viaduc, ensuite il fut reçu à la mairie de Lapleau,moins d'un demi-siècle plus tard, le petit train sifflera dans la nuit pour son dernier voyage !

Bien que la population soit partieculièrement satisfaite de ce désenclavement, il faut savoir que les trains, à l'époque ne dépassaient pas les 15kmh, ce qui plaçait Ussel à plus de 8 heures de trajet de Tulle (101 km) avec un confort tout relatif, en particulier au niveau du chauffage l'hiver. Mais dès les premiers mois la ligne était déjà déficitaire.
La guerre de 1914 n'arrangera pas la situation et le déficit sera aggravé par une terrible inflation. Dans les années 1930, la concurrence de l'autocar se fera ressentir. Pendant la seconde Guerre Mondiale, la ligne enregistrera un regain de voyageurs car, sous contrôle de la Résistance, elle ne subira aucun sabotage. Mais le matériel est fatigué et on ne dépasse pas le 25 km/h.
La situation se gâte, au début des années 1950, avec la fermeture totale de la portion Usse-Neuvice déficit est toujours là et le Conseil Général vote sa suppression le 3 décembre 1958 par 19 voix contre 2 et une abstention. Le 31 décembre 1959, il en sera fini du petit train, le Transcorrèzien.

Sources: texte et photos en provenance du site http://www.transcorrezien.com/ que nous remercions vivement pour leur autorisation, sur leur site encore plus de détails à apprendre sur cette épopée.
TURENNE : LA VICOMTÉ
C'est au IXème siècle qu'apparaît le premier seigneur de Turenne, un territoire composé d'une vaste forêt qui s'étalait du Perigord Noir à l'ouest, à la Xaintrie au nord et au Quercy au sud-est. Une contrée située aux confins de trois provinces qui contrôlait l'ancienne route de Paris à Toulouse. Au coeur de ce territoire, un piton rocheux sur lequel avait été construit un château protégé par une ceinture de petits châteaux qui permettaient de surveiller l'arrivée d'éventuels assaillants.

A la base de la lignée des Turenne, plusieurs familles dont les Comborn, les Cominges, les de Beaufort et les La Tour d'Auvergne avec Henri Ier de La Tour, lieutenant d' Henri IV et véritable bâtisseur de Turenne. Avec son mariage, il prendra possession de Bouillon et de Sedan où il pourra se réfugier, comme certains membres de la famille, lorsque les événements ne lui seront pas favorables.

La vicomté de Turenne sera un petit état dans l' État avec des privilèges et une vie en autarcie. Avoir des avantages locaux, c'est bien. Mais cette situation a fait que la vicomté s'est trouvée isolée du reste du pays avec un manque d'infrastructures. C'est ainsi que la route Paris-Toulouse passera par Brive et Souillac ce qui entraînera de graves conséquences économiques quelques années plus tard d'autant que les Turenne, après avoir vécu à Versailles, ont dépensé sans compter.
Du fait que la vicomté était un territoire " protégé", interdit de passage aux troupes royales, ces dernières passaient par Noailles avant de rejoindre Souillac. A cette époque les troupes logeaient chez l'habitant et les soldats n'hésitaient pas à se livrer à quelques exactions peu appréciées par la population qui l'avait fait savoir aux seigneurs de Noailles.
La vicomté de Turenne fera parler d'elle au moment des Guerres de Religion et de la Fronde où le Maréchal Henri de La Tour d' Auvergne, surnommé " le Grand Turenne" sera frondeur avant de faire sa soumission au roi. C'est la période où Bergerac s'imposait comme fief d'un fort courant calviniste qui se propagera tout au long de la vallée de la Dordogne par les bateliers.
A la mort du maréchal (1675), la famille n'avait plus de protecteur et ce sera le début de la fin de la vicomté qui était enclavée avant d'être coupée du monde extérieur. C'est ainsi que les ducs de Noailles, grands rivaux des Turenne, rachetèrent les biens de la vicomté et les Viscomtins furent contraints à l'impôt. Avec la Révolution, Turenne deviendra une " capitale politique" déchue. La particularité de cette vicomté, c'est qu'elle a duré de 97 à 1738 et que les différentes familles n'ont eu de cesse d'accroître leurs terres. Ce qui était rare pour l'époque, car les mariages avaient, bien souvent, pour conséquence de laisser partir des terres en fonction des alliances.

Turenne, en Corrèze, est classé parmi les plus beaux villages de France. A noter que cette commune avait été baptisée Mont-Franc sous la révolution. Si vous souhaitez en savoir plus sur l'histoire de Turenne et des environs, nous vous recommandons de vous rendre sur le site de la Socété Scientifique, Historique et Archélolgique de la Corrèze prédidée par Madame Marguerite GUELY, professeur agrégée d'histoire qui en outre donne des conférences.
( crédit photo de notre ami " Mes voyages en France, adresse du site ( clic) et encore merci de sa participation)
LES TROIS TROUBADOURS DE BERGERAC ( 24 DORDOGNE)
Les troubadours sont les personnages les plus emblématiques et fédérateurs du XIIe et XIIIe siècle occitan, période pendant laquelle ils ont connu leur âge d'or dans ce qui est aujourd'hui le sud de la France. Poètes et musiciens ils composaient dans la plus cultivée des langues romanes de l'époque : la langue d'oc qui était parlée au sud de la Loire et dans les régions voisines d' Italie et d' Espagne. L'origine du mot troubadour viendrait du verbe occitan : trobar, qui signifie " trouver, inventer, composer". Ce qui liait tous ces hommes a été la langue occitane.
" Infiniment moins riche en troubadour que le reste du Perigord, le Bergeracois l'est indiscutablement. Aussi faut-il admettre que Saïl de Scola, Elias Fonsalada et Peire de Bragairac ne brillent que d'un éclat assez pâle au firmament de la poésie occitane classique. Il est vrai qu'avec quatre poèmes en tout et pour tout qui nous soient parvenus, il leur serait difficile de se hausser au rang des plus grands. N'importe il suffit de constater que Bergerac a sa place, si modeste soit-elle, et cela dès les origines, dans notre littérature.
Salh de Scola ( ou Saïl d'Escola), de ce troubadour nous ne connaissons que le surnom, qui signifie proprement : transfuge de l'école. Il semble avoir débuté vers 1170. Il était fils de marchand, mais cela ne l'empêcha nullement de devenir le protégé d' Ermengarde, vicomtesse de Narbonne. Quand celle-ci mourut, en 1194, Saïl se retira à Bergerac.. Des " bonas cansonetas" que, nous dit-on il composa, une seule nous est parvenue.
Elias Fonsalada, était le fils d'un bourgeois qui s'était fait jongleur- peut-être le fut-il de Bernard de Ventadour- et qu'il fut jongleur lui aussi . Ses débuts se situent vers 1180 comme ceux d'Arnaud Daniel. Nous possédons de lui deux chansons qu'il adressa au roi d'Aragon Pierre II ou à son fils Jacques le Conquérant.
Peire de Bragairac, le troisième des troubadours bergeracois, a dû débuter vers l'an 1200. Nous ne gardons de lui qu'un sirventès écrit- peut-être en 1204- pour le roi d'Aragon Pierre II, à l'occasion de difficultés soulevées autour de la succession de Guillaume VIII, viconte de Montpellier."
( Sources : Bernard Lesfargues " Florilège des Poètes occitans du Bergeracois" édité par les soins de la municipalité de Bergerac, année occitane 1961, fonds régional médiathéque de Bergerac qu'Odilon remercie pour ses conseils avisé s

LE TRUFFADOU (46 LOT)
Le 31 Mai 1980, le dernier autorail de la ligne " Bordeaux-Aurillac" cessait de circuler entre Sarlat et St Denis-près-Martel. Cette ligne avait été mise en service en 1889.
Deferrée en 1917 par les Américains, venus en renfort lors du premier conflit mondial, pour des besoins militaires, elle fut reconstruite en 1919 avec du rail américain !
Pendant la période entre les deux guerres, la ligne servait également au transport des truffes du marché de Martel,l'un des plus importants de France. D'où le nom de Truffadou donné à ce petit train.

A partir de son arrêt, sur ce tronçon, la ligne est progressivement abandonnée par la SNCF et , de nouveau en partie déferrée;
En 1991, un groupe de passionnés bénévoles, désireux de redonner vie à cette partie de ligne créa une association : le " CTTHQ" Chemin de Fer Limousin du Haut Quercy.
Après des années de travail, en Juillet 1997, " Le TRUFFADOU" roulera de nouveau entre Martel et St Denis-près-Martel pour un voyage d'environ 13 kms surplombant la Dordogne à plus de 80 mètres de haut.

Merci à l'association CTTHQ que vous pouvez retrouver à l'adresse : www.trainduhautquercy.info/ pour le prêt des photos, ne manquez pas de faire déjà le voyage sur leur site avant d'y aller de plus près.( photos : viaduc des scourtils et la vue depuis le passage de Mirandol)
LA RIVIERE " TISZA" jumelle de la Rivière Dordogne
Si la Dordogne figure parmi les cours d'eau mythiques qui drainent de notre pays, la TISZA coule dans les plaines de Panonie en Hongrie avant de rentrer en Serbie et au Monténégro où elle rejoint le Danube.
En 2007, EPIDOR et KOTIKOVIZIG se sont engagés dans un jumelage entre ces deux cours d'eau avec cinq thèmes de coopération :
* le franchissement des barrages et passes à poissons, * la maîtrise de la végétation envahissante, * la gestion de l'espace rivière, * la prévention des inondations, * la stratégie de communication.

Cette action bénéficie du soutien du Ministère des Affaires Etrangères et du programme TWINBASIN. Ce jumelage s'inscrit dans la cadre d'un partenariat entre les départements de la Dordogne et de Jasz-Nagykun-Szolnok sous l'égide de leurs présidents respectifs Bernard Cazeau et Andor Fejer.( ci-dessous la ville de SZEGED en Hongrie, voir la carte.)

EPIDOR est chargé de faciliter à l'échelle du bassin de la Dordogne la gestion équilibrée dela ressource en eau, la préservation et la gestion des zones humides, la prévention des inondations.
KOTIKOVICIG est un établissement public de l' Etat qui à pour mission de gérer la TISZA.
TWINBASSIN c'est un projet qui a pour objectif de faciliter les jumelages, en définissant un cadre d'actions, en supportant la mobilité des personnes entre agences jumelées et en capitalisant les connaissances ainsi acquises.
Sources : (voir ci-contre)


LA TRAILLE
La définition du Petit Robert donne " TRAILLE : câble tendu d'une rive à l'autre le long duquel se déplace une embarcation servant de bac ; ce bac lui même". Le bac est retenu au câble soit par un système de poulie, soit par un mât qui vient s'appuyer sur la traille, poussé par la force du courant. La propulsion le long du câble se faisant à bras, en tirant sur la corde ou en poussant sur une perche ( voir photo ci-dessous).
Quand le courant était assez fort, le simple fait d'incliner le bac dans le sens du courant permettait de faire avancer perpendiculairement celui-ci et de lui faire traverser à la vitesse choisie ( selon l'angle entre la traille et le courant), la rivière.






