SOURSAC ( 19 CORREZE)
SOURSAC est une petite commune limitée par les vallées de la Luzège et de la Dordogne aux confins du Limousin et de l'Auvergne, sa population est de 508 habitants ( source Insee 2009).
Ce village est de fondation ancienne, sa paroisse est d'ailleurs citée au testament de la fille de Clovis. L'implantation gallo-romaine, attestée sur la commune de Soursac au Poumeyrol ( tombe gallo-romaine), Lafage, Claniac ... s'est faite par le nord ( Ussel) tandis que la christianisation au cours du haut moyen-âge semble s'être effectuée à partir du prieuré sénonais de Mauriac qui possédait de nombreux villages sur la rive droite de la Dordogne.
Soursac avait alors quatre églises dont seule subsiste l'église actuelle ( elle existait au 6ème siècle) dédiée à Saint Julien de Brioude. Reconstruite au XIX ème siècle dans un style néo-roman son clocher-mur à deux baies de style gothique remonte au Moyen-âge. On prétend qu'elle servit de tour de guet aux anglais pendant la guerre de Cents Ans lorsqu'ils occupèrent la région.
Dans l'église on peut y voir une statue de sainte Marie-Madeleine patronne des gabariers du XIXème siècle ( inscrite à l'inventaire des MH 1997). Elle provient de la chapelle Sainte Marie-Madeleine de Naugenac, noyée en 1945 lors de la création du barrage de l' Aigle.
Au Moyen-Age la paroisse dépendait de la vicomté de Turenne et passa au XV ème siècle aux Durfort dont le château fut élevé au rang de baronnie au XVIIème siècle.
De 1913 à 1960 le tranmway Ussel-Tulle effectuait le trajet passant par Lapleau, Marcillac-la-Croisille, soursac, Serandon, Liginac. Cette ligne comportait deux viaducs : le viaduc de Lantourne à Marcillac-la-Croisille et le viaduc des Rochers Noirs entre Soursac et Lapleau.
La visite de la région permettra aux promeneurs de découvrir outre le Barrage de l' Aigle ( blog lettre "B"), la cascade du Saut du Sali, le château de Durfort dont il ne reste plus aujourd'hui que le corps principal du bâtiment ( propriété privée), le Viaduc des Rochers Noirs et la vue sur la vallée de la Dordogne et aussi un magnifique plan d'eau aménagé pour la détente : voile et plage.
(d'après un texte de Muriel Paucard " Corrèze : Gorges de la dordogne" Ed du Laquet- Photo de l'église de notre ami Boris Debon, son site " Balade corrézienne " pour vous promener au fil des villes et villages - photo du tramway pour en voir d'autres rendez vous sur le site : La Corrèze
SAINTE- TERRE ( 33 GIRONDE)
La rivière Dordogne depuis sa source a traversé des barrages, des falaises, des cingles, puis avant d'entrer en Gironde elle devient calme et passe devant de nombreux villages, parmi ceux-ci nous allons faire connaissance avec Sainte-Terre.
Sainte-Terre, selon la légende devrait son nom à sa fondation par des croisés qui revenant de la première croisade y fondèrent le premier château, une variante nous apprend qu'un croisé rapporta de la terre sainte de Jérusalem, il fit bâtir une église et baptisa cet endroit Sancta terra qui devint le village de Sainte-Terre.
Sainte-Terre fut une seigneurie qui appartint à la famille de Grailly, Jean de Grailly, Seigneur de Lavagnac, paroisse de Sainte-Terre.
L'on sait qu'une pêcherie y était établie depuis 1471. Le port était réputé auprès des gabariers, certains faisaient la navette entre Argentat et Sainte-Terre ( descente de la rivière). Il est certain que la rivière Dordogne constituait la source principale de travail pour les habitants .
En 1874, on recensait dans le village tous les métiers liés à la Dordogne et on y trouvait : des chantiers de construction navale ( chantiers Rivière de Lavagnac), la fabrication des filets, des tonneliers, des bateliers, débardeurs, cordiers, marchands de bois et de bestiaux, fabrication de bouton de nacre ( avec les coquilles des moules de rivière, voir blog lettre " M"), la construction de barques longues et fines : les filadières très maniables pour la pêche et pour se rendre sur l'autre rive. Un bac servait à traverser la rivière, et c'est sous Louis-Philippe en 1837 que sera construit le premier pont qui était payant ! Renforcé par une structure métallique dans les années 1930, il fut détruit durant la guerre 39-45 et sera remplacé par un nouveau pont en 1950 qui reliera à nouveau les deux rives
En 1746, 23 moulins à eau flottants comme des bateaux, fonctionnaient entre Bergerac et Lavagnac. La force de l'eau actionnait leur roue à aube qui faisait tourner la meule. Les propriétaires de ces moulins, versaient une rente annuelle aux seigneurs riverains à qui la rivière appartenait, mais l'exploitation était confiée par contrat de métayage à des meuniers. Le propriétaire fournissait outre le moulin, une maisonnette pourvue d'un jardin et d'une pièce de terre et bien souvent un ou deux ânes.( voir blog lettre " M ").
Les armes du village, qui compte 1800 habitants sont la coquille Saint-Jacques - car nous sommes sur le chemin de saint-Jacques de compostelle -, la vigne - nous sommes dans le coeur du vignoble bordelais -, la lamproie - pour sa pêche ancestrale -, et la gabare - pour la navigation-.
Sainte-Terre offre de belles promenades que ce soit dans le village lui-même où l'on peut y voir l'église romane de Saint-Alexis ( voir blog lettre " E "), le jardin de la lamproie qui présente des lamproies vivantes et des expositions sur la rivière, l'oseraie à visiter et les bords de la rivière Dordogne : la plage.
Proclamée en 1990 capitale mondiale de la lamproie - car la pêche à la lamproie est une tradition ancestrale à Sainte-Terre -, chaque année se déroulent des festivités autour d'elle. La Confrérie de la lamproie à pour mission de la faire connaître, conserver ses cotumes entre autres la manière de la cuisiner, et veille aussi sur la rivière .
SAINT SACERDOS (24 DORDOGNE)
Saint SACERDOS, Évêque de Limoges, voit le jour en 670 près de Calviac, au bord de la rivière Dordogne, ( Calviac est désignée sous le nom de Calabre dans les anciennes chronique - à cette époque les Petrocoriens occupaient la province) , non loin se trouve la ville de Sarlat. Il voit le jour lors d'un voyage de ses parents Laban et Mondane ( sa mère devint plus tard Sainte Mondane) alors que ces derniers faisaient halte dans le village.
Il fut baptisé et éduqué par sa mère puis plus tard par Saint Cyprien Évêque de Cahors qui lui donna les ordres et le renvoya à Calviac afin d'y relever le monastère fondé au 6ème siècle qui tombait en ruines. Sacerdos s'occupa de sa mission et fit en sorte que les moines n'aient plus à s'occuper du matériel pour mieux se consacrer au temporel en leur donnant tous ses biens, car il vivait simplement pratiquant la charité, visitant les malades et les lépreux.
Il devait succéder à l' Évêque de Limoges venant de décéder et durant de nombreuses années il s'occupa de son diocèse. La mort de son père Laban fournit à Sacerdos l'occasion du plus éclatant miracle. Laban étant décédé sans avoir eu le temps de recevoir le dernier viatique alors que Sacerdos faisait ses oraisons il arrivât en toute hâte trop tard. Sacerdos se mit alors à prier devant la dépouille de son père lui prit la main l'appelle deux fois par son nom et voici que Laban relève la tête, Sacerdos lui demande de le bénir, Laban lève la main une deux fois bénit son fils et s'endort pour l'éternité.
Sacerdos avait choisit Calviac comme lieu de retraite, mettant en ordre les affaires du diocèse, assurant sa succession, il se mit en route pour Calviac mais il était très épuisé, arrivé à Argentat il fut saisit d'une fièvre violente, il demanda alors à recevoir le Saint Viatique et demanda que sa dépouille mortelle fut transportée au Monastère de Calviac, et il expirât le 4 mai de l'an 720.
Ses compagnons prirent leurs dispositions et c'est sur un bateau le long de la rivière Dordogne que Saint Sacerdos parvint à Calviac. On montre encore à Argentat le lieu probable où le Saint Évêque rendit le dernier soupir.
( Chapelle Saint Sacerdos à Argentat)
Au cours des guerres, le Monastère de Calviac fut pillé et dégradé, les moines de Saint-Sauveur de Sarlat firent transporter son corps dans leur église et c'est de cette période que Saint Sacerdos est devenu le Saint Patron de Sarlat.
( sources : Saint-Sacerdos Evêque de Limoges et Sainte Mondane sa mère : la vie de saint sacerdos par l' Abbé Pergot, curé de Terrasson 1865, gravure Saiont Sacerdos ressuscite son père).
Photo chapelle Saint Sacerdos à Argentat de Daniel Delrieu ( voir son site) avec nos remerciements pour son aide à l'illustration de notre alphabet).
SAINT NAZAIRE (19 CORREZE)
Au confluent de la Dordogne et de la Diège, pas très loin de Bort-les-Orgues, un site magnifique pour le plaisir des yeux, celui de St Nazaire qui surplombe la Rivière Espérance.
Ce site, comme beaucoup d'autres sur le cours de la Dordogne, a sa légende qui voulait que le diable fasse peur aux femmes et aux enfants Une autre légende raconte que ce diable avait " plaisir à tourmenter les gabariers" lorsqu'ils arrivaient au confluent des deux rivières et qu'ils affrontaient les eaux tumultueuses des rapides. Malheur à ceux qui n'avaient pas invoqué le saint.

Fort heureusement St Nazaire veillait, d'où le nom du lieu. Il bénit l'endroit afin de chasser les mauvais esprits. Il paraît que l'eau de la fontaine avait même la vertu de guérir de nombreux maux. A la fin du XIXème siècle, le curé de Saint-Julien-près-Bort organisa un pèlerinage afin de remercier le saint d'avoir conjuré le sort autour du site.
Au pied du site, les eaux calmes d'une rivière domptée par le barrage de Marèges mis en eau en juin 1935. Au fond du vallon, à Val Beneyte ( vallée bénie), face à Roche-le-Peyroux, il y a mille ans, un ermite serait venu y vivre. Un petit monastère y fut installé en souvenir de St Léobon que les gabariers invoquaient contre le mal des Ardents. Il se raconte que lorsque le mauvais temps arrêtait les gabariers en ce lieu, ces derniers recevaient l'hospitalité des moines et profitaient de ce repos forcé pour battre le blé de leurs hôtes.

( la rencontre de la Diège et de la Dordogne)
Les moines ayant déserté les lieux au début du XXème siècle, quelques années plus tard, il fut remis en état par le père Serres. Le monastère fut recouvert par les eaux du lac.
En 1927, la centrale de Val Beneyte, située sur la Dordogne et qui turbine les eaux de la Diège, du barrage des Chaumettes, permit l'électrification avant la construction des grands barrages.
Source photos nos amis du site :http://www.mbao.fr/bortlesorgues/correze-saintnazaire.htm que nous remercions vivement, surtout ne manquez pas d'aller y faire un grand tour et vous aurez de nombreux détails sur le site.
SARROUX ( 19 CORRÈZE)

S'étendant sur le plateau bortois, d'une altitude entre 550m ( rives de la retenue du barrage de Bort-les-Orgues) et 860m( Puy de Bort), on trouve le village de SARROUX " petite hauteur allongée" son étymologie venant du latin " serro"( une colline) et du suffixe " oxem" ( un diminutif).

SARROUX s'enorgueillit d'avoir une très vieille histoire. Son peuplement est attesté dès le néolitique : sur la route du Deveix se dressent encore deux pierres liées à un culte du soleil : elles honoraient l'astre qui apportait de belles récoltes. les Romains controlèrent cette terre située aux confins de deux territoires gaulois, celui des Lémovices et celui des Arvennes, que séparait la capricieuse Dordogne. Vainqueurs les Romains apportèrent la paix indispensable à de fructueuses relations commerciales et une voie romaine passait par les Trois Pierres. Les Gaulois ne tardèrent pas à adopter les coutumes des envahisseurs, le sanctuaire gallo-romain de Margerides en reste le témoin.
L'Église s'installa près du lieu de passage qu'était le gué de Bort en y construisant une chapelle mentionnée par la Charte dite de Clovis (507).Un atelier monétaire existait à Sarroux au VIIème siècle. L'église de Sarroux (restaurée en 2004) est un bel édifice d'inspiration romane datant du XIIIème siècle placée sous le patronage de Saint-Barthélèmy et renfermant des fresques anciennes.
La terrible peste noire (1348-1349) décima la contrée, la Guerre de Cent ans (1328-1453) vit passer les hordes du Prince Noir. De cette époque subsiste un imposant chêne en bordure de la route menant à la Fourcherie.

Installée dès 1370 à Pierrefitte, la famille des chevaliers de Bort fit construire au milieu du XVème siècle le château d'allure médiévale avec ses tours, son jumeau est le château de Val.
La Révolution Française ne passa pas inaperçue ; elle provoqua quelques affrontements. On en retiendra une anecdote pacifique : le puy de Bort (860m), de la cime duquel la vue embrasse une partie des cinq départements ( Corrèze, Cantal, Creuse, Haute-Vienne et Puy-de-Dôme); fut un point trigonométrique sur le parcours de la méridienne. La mesure de cette dernière permit la définition rigoureuse du mètre comme unité de longueur ( le mètre est la dix-millionième partie de la distance pôle nord-équateur) . Un poste télégrahique s'y installa au XIXème siècle.
Le sol de Sarroux renferme quelques curiosités géologiques exploitées dans le passé : le charbon s'extrayait de la mine du Lys ; un petit gisement de minerai de fer nourissait les forges de saint-Thomas ; l'argile, abondante au Chassang, assurait du travail à quelques briquetiers, tuiliers ou potiers .

Le village de Sarroux est traversé par trois rivières : le Lys, la Mioude, le ruisseau du Chassang. C'est aussi le départ pour de nombreuses randonnées et visites des sites prestigieux tels que les orgues de Bort-les-Orgues, le site de Saint-Nazaire, le Château de Val, Port-Dieu,
( Source textes avec nos remerciements à Mrs Massias, Sangoï et Mme Gallego pour leur autorisation de reproduction, ne manquez pas de visiter le site http://www.sarroux.com/ afin d'y découvrir ce village et sa riche histoire )
SERANDON (19 CORRÈZE)
SERANDON, commune de 250 habitants, implantée sur un terrain volcanique entre Dordogne et Triouzoune fut un site gaulois.

Ce village situé dans le département de la Corrèze, offre un splendide panorama sur les gorges de la Dordogne tel que le Belvédère de Gratte Bruyère, la confluence des eaux de la Dordogne avec la Sumène, elle se trouve aussi proche du parc naturel régional des Volcans d' Auvergne.
Son église des XII et XVème siècles, une des plus belles églises du département, inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1926.

Dédiée à Sainte-Radegonde, reine de France du VIème siècle, elle est romane dans la plupart de ses parties :porche, nef, abside,choeur et plusieurs travées sont du début du XIIème siècle.
Elle porte deux clochers dont un imposant, le plus petit étant couvert de bardeaux, qui, avec les chapelles dateraient de 1495.Le porche du XIIème siècle est orné de chaque côté, de deux arcatures plein cintre reposant sur des colonnettes aux chapiteaux sculptés. ( photos ci-dessous)

Les dalles de l'intérieur portent les armes des Combarel famille qui possédait plusieurs châteaux sur la commune, aux Ages et à Bellegarde et qui sont à l'état de ruines.
Autour de SERANDON l'on trouve les communes de Veyrières, Neuvic, Saint-Pierre et plus loin Tulle.
( Photos de Boris Debon, notre nouvel ami qui nous offre l'accès à toutes ses photos de la Corrèze, merci et ne manquez pas d'aller voir son blog)
LE SYMAGE²
Il existe plusieurs organismes le long de la rivière Dordogne qui ont vocation à la préserver, s'occuper de son environnement, nous vous présentons aujourd'hui LE SYMAGE.

Le SYMAGE² c'est : " Un Syndicat " : c'est-à-dire un groupement de collectivités pour mutualiser des compétences et des actions. " Mixte" : car il associe les communautés de communes du Pays de la Vallée de la Dordogne lotoise à une collectivité territoriale : le Conseil Général du Lot. " Pour l' Aménagement": car il est maître d'ouvrage, c'est-à-dire capable de programmer, financer et réaliser des travaux et des actions concrètes dans le cadre de ses compétences " et la car il planifie ses actions sur le long terme et avec plusieurs partenaires. " De l' Eau": étant donné que ses compétences portent en premier lieu sur les cours d'eau, les inondations, les ruissellements. " Et de l' Espace" car les collectivités ont confié au SYMAGE² une mission d'assistance concernant les domaines de la gestion de l'espace ( urbanisme, environnement, développement durable, cartographie numérique...) Au "carré" : par que Eau + Espace = E² !
Le SYMAGE² regroupe les territoires des 6 communautés de communes membres, soit 880km², pour 63 communes et 37 700 habitants. C'est sur ce territoire que la Dordogne, torrent puissant du Massif central, devient grande rivière, majestueuse, déroulant ses méandres au travers d'un patrimoine naturel et historique d'une grande richesse. Richesse également d'une ressource en eau variée et abondante, enjeu de nombreux usages et utilisations.

c'est la tâche du SYMAGE² que de porter des programmes sur l'eau en tenant compte de tous ces usages : Programmes d'actions pour la Prévention des inondations (PAPI), Plan Pluriannuel de Gestion des cours d' eau ( PPG).
La gestion de l'expace est aujourd'hui un complmément indissociable à ces actions, caril est indispensable aujourd'hui de penser le développement durable d'un territoire à partir de toutes ses composantes. Les missions du SIMAGE² couplant actions de prévention des inondations et l'assistance a aux documents d'urbanisme en sont un très bon exemple.
( Source : SYMAGE² que nous remercions vivement pour leur documentation. Leur site à consulter pour plus de détails sur leur action ; SYMAGE : www.symage.fr)

( La Dordogne à Souillac)
SAINT CIRGUES LA LOUTRE ( 19 CORREZE)
La loutre d' Europe, après avoir frôlé l'extinction, est de nouveau présente dans les gorges de la haute Dordogne et de ses affluents. Depuis 1972, elle est même devenue une espèce protégée. ( voir lettre " L" de l'alphabet). Mais comment parler de ce petit mammifère sans évoquer le petit village de Saint Cirgues la Loutre, en Corrèze, bordé par la Maronne affluent de la rivière Dordogne.
Tout au long de son histoire, Saint Cirgues a changé plusieurs fois de nom. De Saint Cirgues près Merle en 1342 après s'être appelée Cirgues d'Eyge, pendant la Révolution, elle prit définitivement son nom en 1920. Mais pourquoi la loutre ?

Sous Jean de Veyrac, seigneur du lieu, il se dit selon la légende locale , que lors de la construction de l' église, cette dernière s'écroula une nuit d'orage. Après la reprise des travaux, malgré toutes les précautions prises par les bâtisseurs, elle s'écroula de nouveau au grand désespoir de tous . En colère, le chef maçon lança son marteau qui retomba... sur une loutre ! Signe du destin, l'église sera élevée là où était retombé le marteau . Et pour perpétuer le souvenir de la loutr e, on la sculpta par deux fois avec le marteau, à l'intérieur et à l'extérieur de l'église Saint-Cyr-Sainte-Julitte du XVe siècle, dans sa quasi totalité, hormis le petit porche ajouté en 1721. A l'intérieur, la nef centrale et les bas-côtés sont voûtés à liernes et tiercerons. Le clocher en façade est du type clochers-murs fréquents dans le Cantal. Il est surmonté d'une charpente ancienne et d'un clocheton, classée aux monuments historiques en 1992 .On trouve aussi à l'intérieur une statue dite " Sainte-Catherine d' Alexandrie? en bois peint et doré située dans la chapelle nord, elle est classée depuis 2004 aux Monuments historiques.

Cette légende, transcrite par François-Errnest Cisterne ( ancien maire et poète, 1er prix de la ville de Bordeaux), est non seulement à conserver, mais se doit d'être connue. Le poète Patrice de la Tour du Pin disait : " Les pays qui n'ont plus de légende seront condamné à mourir de froid."
L'histoire de la commune est développée sur le site de la mairie : ( saint-cirgues.correze.net/) a qui Odilon a emprunté ces quelques lignes et remercie vivement la commune. Vous pourrez ainsi mieux connaître cette belle région et tout ses alentours chargés d'histoire.
SOUILLAC ( 46 LOT ), LA VILLE AUX 7 VIADUCS
A l'origine, le tracé des voies ferrées longeait les vallées et ce pour deux raisons : la construction des structures était plus facile et, surtout, le chemin de fer devait desservir les localités importantes pour le transport des marchandises. Cette dernière raison entraînera progressivement la fin du trafic fluvial sur la Dordogne.
La traversée du Haut-Quercy, à partir de Souillac, dans le Lot, que ce soit vers Toulouse ou que ce soit vers Aurillac, constitue une véritable prouesse technique pour l'époque car le relief géographique tourmenté a posé d'énormes problèmes aux bâtisseurs et n'a pas toujours permis de suivre le cours des vallées,mais presque toujours de les enjamber.

Sur les 11 viaducs situés dans les environs immédiats de Souillac, sept ont été construits aux abords de la cité. Cet ensemble d'ouvrages comprend : le viaduc du Sorbier formé de neuf arches, celui du Boulet avec 26 arches suivi du viaduc de Lamothe, un ensemble de 15 arches, qui franchit la vallée du Blagour et qui vient de se " refaire une santé". Sans oublier les viaducs de Présignac et des Marjaudes constitués respectivement de douze et quatorze arches. Le plus haut de tous les viaducs de la région, celui de Bramefond, qui fait partie de la liaison entre la vallée de la Dordogne et le causse de Martel en direction d' Aurillac, comprend quatorze arches mais n'est plus utilisé depuis la fermeture de la ligne entre Cazoulès et St Denis Les Martel.
Enfin, le plus important, le viaduc de Souillac dit encore le viaduc des Aubugues ( nom du quartier au pied de l'ouvrage) qui franchit la Borrèze avec trente arches. Particularité de cet ouvrage, la fonte moulurée du garde-corps provient de l'usine de Fumel (47) appartenant à la Sté Métallurgique du Périgord.
( Source : les Amis du Vieux Souillac, avec les remerciements d' Odilon)

( Photos de la ville de Souillac et les Viaducs : en haut : Viaduc de Présignac, ci-dessus : Viaduc des Aubugues collection Odilon qui a pris l'avion pour l'occasion ! et surtout son ami, Jeannot Guerrier lui tenait l'aile pour la photo )
SAIGNES ( 15 Cantal )
De part leur situation géographique, de nombreuses communes du bassin de la Dordogne méritent de figurer sur le blog d’ Odilon.
Au nord-ouest du département du Cantal, le canton de Saignes, arrosé par un riche réseau hydrographique avec les gorges de la Rhue au nord et celles de la Sumène au sud qui parcourt le canton d’est en ouest a connu, aux XIX et XXe siècle, un important développement industeriel avec l’arrivée du chemin de fer, l’exploitation des mines de charbon à Champagnac et la construction des barrages sur la Rivière Esperance. Certaines actvités ont hélàs disparu.
Saignes est un chef-lieu de canton avec une histoire. L’existence du premier “ comtour” de Saignes apparaît avec Odon 1er de Saignes en 1187. A cette époque, tout seigneur se devait d’avoir un château fort . Celui de Saignes fut construit au sommet du rocher dominant la ville.
Il avait été bâti comme une forteresse “ imprenable sauf par famine ou trahison”. Il ne reste pratiquement rien de cet ensemble. Sur le rocher, dominant le bourg ,l’ancienne chapelle du château du XIIe siècle, tout comme l’église paroissiale Ste Croix. Ces deux édifices ont été classés au nombre des monuments historiques par arrêté ministériel du 17 août 1921.
( Source photo de la Chapelle : Base Mérimée, Monuments Historiques, Ministère de la Culture)
Ravagée après la guerre de Cent Ans, Saignes se releva grâce aux de Chabannes, plus au moins parents avec le roi de France, qui avaient obtenu la création de foires supplémentaires. Ce fut le début de l’essor de Saignes. Peut de temps avant la Révolution, en 1786, une maison fut construite pour abriter un couvent qui ne vit le jour qu’en 1842! Sur ordre de l’ Evêché de St Flour, il ferma quelques années plus tard avant d’être racheté en 1863 par la Ste Famille d’ Aurillac avant de devenir une école communale et une école libre sous le vocable de Nore-Dame du Château.
Il faut savoir qu’avant que ne soit créée la commune, le 1er février 1790, avec Pierre Broquin, notaire royal, comme premier maire le “ i” de Saignes n’apparaitra qu’au XVIIIè siècle.
( Source photo de Mr Jean Navarre, nos amis de CANTAL PASSION qui aident Odilon pour la recherche de photos sur le Cantal, ne manquez pas de visiter leur site afin de mieux connaître ce magnifique département. www.cantalpassion.com















