LIBOURNE ( 33 GIRONDE°
Situe au confluent de l'Isle et de la Dordogne, Libourne, ville portuaire occupée dès l'antiquité à cette époque à lui donnait le nom de Fozera. Au Moyen-Âge l'on édifiait des bastides et c'est ainsi que le Prince Edouard, Duc d'Aquitaine confia à Roger de Leyburn cette tache compte tenu de l'emplacement stratégique et la possibilité de commercer tant par voie fluviale : en effet les marchandises arrivaient soit par la Dordogne soit par l' Isle, soit par voie terrestre Bordeaux n'était pas trop éloignée pour le transport maritime, de plus Libourne prélevait des taxes sur les marchandises transitant par son port.
La ville prit le nom de Liburnia devenue Libourne du nom de son fondateur, nous sommes alors en 1270 et elle se trouve dotée de privilèges et de la charte des bastides : la Jurade gouverne la ville.
La ville fut fortifiée, car à cette époque les français souhaitaient récupérer ces terres anglaises : il s'ensuivit durant la Guerre de Cent Ans des batailles pour sa possession, tantôt ville française reprise par les anglais, ce n'est qu'en 1453 que les anglais assiégés par les français devaient se rendre et la ville rentrait dans le giron de la couronne de France : le roi de France confirmant et maintenant la carte et ses privilèges ( voir blog lettre C la bataille de Castillon-la-Bataille).
Libourne ne fut pas plus épargnée par les guerres de religion et fut le théâtre de luttes entre catholiques et protestants, ces derniers brûlèrent de nombreux édifices religieux dont l' église Saint-Thomas, la chapelle de la Confrérie du Saint-Esprit, le couvent des Cordeliers..... L'Édit de Nantes en 1598 devait mettre fin à ce conflit. Puis vinrent les troubles consécutifs à la Fronde, néanmoins Libourne resta fidèle au roi de France Louis XIV qui accompagné de sa mère en 1650 rendit visite à la ville afin de lui confirmer ses privilèges.
La révocation de l' Edit de Nantes en 1685 entraîne outre des persécutions un exode de nombreux protestants qui s'expatrient soit vers la Hollande, soit vers l' Angleterre ou l' Allemagne .
A la révolution Libourne devient Chef-lieu de district : c'est à Libourne en septembre 1792 que ceux que l'on a appelés " les Girondins" furent élus en qualité de représentants à la convention Nationale.
La ville ne cessa de se moderniser ni d'entreprendre des travaux malgré ses diverses vicissitudes. Au XVIII ème les meilleurs vins de Saint-Emilion et Fronsac partent pour toute l'Europe depuis l'aménagement des quais, l' Intendant Tourny s'occupe des travaux d' urbanisme.En 1821 la construction du Pont sur la Dordogne est entrepris. L'arrivée du train en 1853 sonne le glas de l'acticvité portuaire sur la rivière.
Actuellement Libourne Sous-Préfrecture de Gironde occupe un bassin de 142.000 habitants, située sur l' axe Bordeaux-Paris c'est une ville moderne et dynamique.
Le vieux Libourne possède un patrimoine riche et varié dont de nombreux édifices sont classés M.H ( Monument Historique). Au fil d'une promenade on peut y admirer côté rivière : la porte du Grand Port qui conduit au vieux port sur l' Isle.Cette porte comporte deux tours cylindriques : la tour Baré et la tour Richard ainsi nommée en l'honneur du fils d' Edouard III né à Bordeaux en 1367. C'est le seul vestige subsistant des murailles de 1314.( classée le 04/05/1921, ainsi que la porte du Tour et la porte du Guet le 26/04/1935).
On peut aussi y voir des maisons du XVI ème siècle ( Place Abel Surchamp). Les vestiges de l'ancien couvent des Cordeliers inscrits aux M.H le 28/12/1984. L'église Saint-Jean du XIXème siècle, reconstruite à l'exception du choeur au 19ème siècle, inscrite aux M.H le 09/05/1997 : l' Hôtel de Ville du XVHorloge classement M.H par arrêté du 09/09/1908, la chapelle de Condat ( voir le blog lettre C du 23/05/2011), et de nombreux autres édifices.
( Sources texte de notre ami jm33500canalblog.com ainsi que les photos, avec nos remerciements, vous pouvez aller sur son blog pour en savoir beaucoup plus sur l'histoire de Libourne.)
LA GRANDE HERMINE VOGUE SUR LA DORDOGNE.......en 2007...
Lors de sa seconde expédition d'exploration du Canada en mai 1535 Jacques Cartier parti à la tête de : " La Grande Hermine", après une traversée de l'Atlantique de près de 50 jours repris son exploration , mais l'hiver était rigoureux et le navire fut pris dans les glaces. A terre les hommes hivernèrent à Stadacone, mais une épidémie de scorbut en décima 25, Jacques Cartier fit alors le vœu avec les survivants de se rentrer en pèlerinage à Notre Dame de Rocamadour (47), s'ils rentraient sains et saufs en France. Grâce à des indiens qui lui donnèrent une tisane à base de cèdre blanc ils purent revenir en France.
Il faut se rappeler qu'à cette époque et depuis fort longtemps le sanctuaire de Notre Dame de Rocamadour(47) était un, lieu de pèlerinage trés fréquenté et par nombre de marins ayant invoqué sa protection et revenus vivants de longs voyages venaient prier la Vierge Noire en y déposant des ex-voto. Le roi Henri II d'Angleterre ( époux d'Alienor d'Aquitaine) après y être passé fit construire à Camaret -sur-Mer une chapelle dédiée à Notre Dame de Rocamadour, cet édifice est toujours visible par les marins qui arrivent ou quittent la rade de Brest.
La ville de Québec( Canada), dans la paroisse de Notre Dame de Rocamadour, l'église de Limoilou lui est particulièrement dédiée .
C'est ainsi que lors des célébrations du 400 ème anniversaire de sa fondation ayant lieu en 2008, et la tenue du 49 ème Congrès Eucharistique International du 15 au 22 juin, afin de marquer sa reconnaissance, le sanctuaire de Notre Dame de Rocamadour (47) décida de faire exécuter un ex voto sous la forme d'une maquette de "La Belle Hermine", afin de l'offrir à la paroisse québécoise de N-D de Rocamadour.
Et en octobre 2007 " La Belle Hermine" quitta Rocamadour passant par Lacaveou elle fut mise à l'eau afin de gagner Souillac et embarquer sur une gabare charge de la convoyer jusqu'àBordeaux, passant successivement par Bergerac, Sainte- Foy- la- Grande entre autres, et à chaque escale un accueil particulier lui était réservé, elle ralliait Bordeaux ou un bateau dela SNSM allait rallier via Nantes, La Rochelle,Saint-Malo où eut lieu une procession dans les rues, elle devait embarquer sur la frégate de la Marine Nationale "Cassard" qui représentait la France lors de la grande parade navale aux cérémonies du 400 ème anniversaire
Arrivée à Halifax ( Canada), l'ex voto était transféré sur bateau qui remonta le fleuve Saint Laurent pour arriver à Québec et être placé à la paroisse de N-D de Rocamadour ou il était offert au Cardinal Ouellet Archevêque de Québec
Note : la maquette est l'œuvre de Mr Jacques Patrice Bamberger de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d'art de Paris, elle est à l'échelle de 1/50eme.
Odilon remercie tout particulièrement le site de " dronnemelanie.perigordvert.com/ pour son prêt des photos de l'ex-voto lors de son passage à Bergerac. Ne manquez pas de rendre visite à ce site intéressant.
LE TRAITE DU FLEIX EN 1580 (24 DORDOGNE)
Le Traité du Fleix est en relation avec la 7ème Guerre de religion qui se déroule, pour l'essentiel dans le sud-ouest. La Paix de Bergerac, signée par le Roi à Poitiers en septembre 1577, avait mis fin à la 6ème Guerre de religion.
En février 1579, pour consolider une paix qui tenait vaille que vaille depuis quinze mois, Catherine de Médicis et des membres du Conseil privé au nom du Roi, Condé et Navarre en personne pour les réformés, se réunissent durant deux semaines à Nérac pour examiner les menues violations à l' Edit de Bergerac. Des combats eurent encore lieu en Normandie, en Dauphiné et en Guyenne.
Des conférences eurent donc lieu au FLEIX, en novembre 1580 pour essayer, une fois de plus, de mettre un terme à cette guerre civile.
C'est dans le château de Germain-Gaston de Foix, Marquis de Trans, que se tint l'Assemblée et Conférence. Se trouvaient également au Fleix :
Henri III de Navarre accompagné de son épouse Marguerite de Valois ( dite la Reine Margot) soeur du roi de France Henri III, et du duc d' Anjou, et fille de Catherine de Médicis ; Louis de Bourbon, duc de Montpensier ; François Hercule, duc d' Anjou ( ex duc d'Alençon) dernière frère du roi de France Henri III qu'il représentait. Par contre Catherine de Médicis, la reine mère, ne devait pas se trouver au Fleix à cette époque, car son représentant Pomponne de Béllièvre, présent lui au Fleix l'informe par courrier du déroulement des événements.
Quant à Michel Eyquem de Montaigne ne pouvait être présent au moment de la conférence, bien qu'il fut voisin et amis de Germain-Gaston de Foix, et qu'il hébergera le 16 décembre 1584 ainsi que les 23 et 24 octobre 1587, le roi de Navarre : à cette époque il se trouvait en Italie.
( photos de notre ami Jean Guerrier, merci)
LANOBRE (15 CANTAL)
La commune de Lanobre se situe en Artense, vaste plateau ondulé entre Rhue et Dordogne, déchiré par la vallée sauvage de la Tarentaine.
Elle tire son nom d'un terme celtique " La Nobris" qui veut dire " Le port sur le plateau". La région surnommée par les celtes " L'Artense" - Pays des pierres - était habitée dès la préhistoire. On pense que l'ancien bourg et quelques villages furent fondés par une tribu arvenne au VIème siècle avant notre ère. Le dolmen de Vallat, les divers tumulus que l'on retrouve aujourd'hui dans la région sont l'oeuvre de ces tribus.

Le bourg sera développé sous l'occupation romaine. Dès le début du Moyen-Âge des châteaux-forts furent bâtis sur les hauteurs : Val, Gimazarmes, Rochemaure ; les châteaux de cette époque n'existent plus. Le château actuel de Val fut reconstruit au XIVème siècle par la Maison d' Estaing : c'est un des plus beaux spécimens de l'architecture militaire médiévale en Auvergne. Le château de Gimazarmes, rasé au XIIIème siècle n'a pas été reconstruit, celui de Rochemaure tombé en ruines a été rebâti au XVIIIème siècle.
L'église de Lanobre fut édifiée vers la fin du XIème siècle par une de ces confréries ambulantes de bâtisseurs qui s'intitulaient " les logeurs du Bon Dieu" . De style roman auvergnat très pur, c'est une des plus belles églises de la région. Le grès qui a servi à l'édification de l'ensemble et à la taille des chapiteaux provient des carrières aujourd'hui submergées et autrefois ouvertes au flanc d'une basse terrasse de la vallée de la Dordogne. L'église figure au classement des Monuments Historiques depuis l'arrêté du 12 avril 1963.
La Route Nationale 112 qui traverse la commune fut construite sous Louis XV ( corvée royale) et tous les villages existaient à cette époque. En 1792, la commune de Lanobre fut créée, calquée très exactement sur les limites de la paroisse, et rattachée au département du Cantal.

Au départ de Lanobre de nombreuses visites s'offrent au promeneur : le site du château de Val, le barrage de Bort-les-Orgues, la base nautique entre autres, promenades pédestres qui vous feront découvrir de très beaux panoramas : les côtes de Monteil, la vallée de la Théale, Le Puy du Fraisse etc ...
( Source : Guide de Lanobre OT du Pays Bort-Artense 1980, avec nos remerciements pour leur apport au dictionnaire d' Odilon- Photos de nos amis de www.cantal-passion.com/ pour en savoir encore plus sur l' Auvergne, et merci de leur aide.
LA LAMPROIE
La lamproie est un animal préhistorique, ce n'est pas un poisson mais un vertébré primitif de la famille des " agnates" ( privé de machoîre - petromyzontides).
Elle présente des caractéristiques particulières rappelant celles de l'anguille : elle n'a pas d'écailles, sans nageoires paires ( seules la nageoire dorsale et la nageoire caudale sont présentes), pas d'arêtes, munie d'une seule narine sur la tête sans communication avec la bouche et de sept orifices branchiaux derrière les yeux. Elle a une sorte de bouche circulaire garnier de dents fonctionnant comme une ventouse.

Deux espèces de lamproies se rencontrent sur le cours de la rivière Dordogne : la lamproie marine qui peut atteindre le mètre ( certains pêcheurs l'appellent " clarinette") et la lamproie fluviatile plus petite.
La reproduction commence en mai et fini en juillet, elle fraie en eau doce après avoir grandi dans l'océan. L'ascenseur à poissons du barrage de Tuilières sur la Dordogne ( voir lettre "B" du blog) permet de voir leur migration à partir d'avril. Le mâle arrive en premier sur le lieu de reproduction et il fait le nid en déplaçant pierres et graviers, la femelle arrive après et l'accouplement peut se faire, après cette reproduction ils meurent tous les deux.
Après 4/6 semaines d'incubation, naissent des larves qui vivront dans un terrier pendant cinq ans environ se nourissant d'algues microscopiques. Au bout de toutes ces années elles vont acquérir leurs caractéristiques morphologiques, elles mesurent de 15 à 20 cm, elles commençent alors la migration d'avalaison qui va les conduire du lit de la rivière où elles sont nées au plus profond de l'océan Atlantique nord où leur croissance va durer 2 ans, se fixant de leur ventouse sur le flanc des poissons dont elles aspirent le sang. Puis elles remonteront le lit de la rivière pour le but ultime de leur vie : le frai.

Le long de la Dordogne à hauteur de Sainte-Terre ( Studio Plume et eau)
Abondantes autrefois, elles se raréfient car leur habitat a subi de profondes modifications :pollutions diverses, les barrages qui empêchent la remontée, les extractions de granulats dans le lit de la rivière. compte tenu de la période larvaire qui dure 5 ans.
La pêche à la lamproie est ouverte de décembre jusqu'à mai, on la pêche soit au tramail dérivant utilisé sur la basse Dordogne ou avec la bourgne ( nasse spéciale voir lettre"G" glossaire de la pêche du blog) uniquement destinée à la capture des lamproies, cette pêche se pratique en aval de Bergerac.
Il a été établi qu'à Sainte-Terre (33) - basse Dordogne - une pêcherie était établie dès 1471. Sainte-Terre se revendique capitale de la lamproie et depuis 1995 y a été fondée " La Confrèrie de la lamproie" qui se veut gardienne des pratiques de pêche et des rites culinaires. La lamproie se cuisine surtout à la Bordelaise avec un vin rouge tannique et des blancs de poireaux revenus à la poêle. On la sert accompagnée d'une tranche de pain grillé et aillée.
A Sainte-Terre l'on peut visiter " Le jardin de la lamproie" avec aquarium et des lamproies vivantes.
( Sources textes O.T jardindelalalamproie.fr avec nos remerciements pour leur aimable autorisation.)
LA ROQUE GAGEAC (24 DORDOGNE)
Adossé contre la falaise rocheuse de 80 mètres dominant la Dordogne, le site fut occupé à l'époque Gallo-Romaine et auparavant par les préhistoriques comme l'indique la grotte de Maldidier. Le nom du village est attesté tardivement sous la forme latinisée Rupes de Gajaco en 1280, à nouveau en 1451. Rupes désigne une paroi rocheuse en latin classique ; il s'agit bien ici d'une traduction de l'occitan ròca-d'où- Roque- issu du latin médiéval rocca.. Quant à Gageac, il représente un nom de personne Gallo-romaine suivi de - acum Gaius -, que l'on retrouve également dans Gageac-et-Rouillac et Jayac.

La Roque-Gageac était au Moyen-Age une ville close avec remparts et porte fortifiés qui résista tant aux Anglais qu'aux Portestants, seul Simon de Montfort au XIIIème siècle y fut accueilli par qu'invité ! A cette époque c'était une petite ville prospère de 1500 habitants où les Evêques de Sarlat possédaient une résidence secondaire dont-il ne reste que des ruines. Les Hospitaliers y installérent un hôpital dont-il ne reste que des souterrains aux parois gravées.
Port actif sur la Dordogne du XVIII au XIXème siècle, quelques 200 gabares s'y arrêtaient chaque année transportant : bois, vins, fer, sel et denrées de toutes sortes, la rivière Dordogne était navigable et constituait l'axe essentiel du trafic, à la descente vers Bergerac et Libourne et en remontant jusqu'aux limites de la Haute-Dordogne. On y trouvait tous les corps de métiers du tonnelier au constructeur de bateaux. En 1834 une route suivant la vallée fut construite, puis l'arrivée du chemin de fer en 1880 mirent un terme au commerce fluvial.

Au fil de la visite de La Roque-Gageac en se rendant au dessus du village on découvre un magnifique panorama sur la vallée, des habitations troglodithiques, une église du XIVème avec un clocher-mur et qui renferme une piétá de pierre du 17ème. Favorisé par un micro-climat du au soleil chauffant la falaise on peut se promener le long des maisons contenant une végétation méditérranéenne.
Au niveau de la route on trouve le Château de la Malatrie ( XIXè,style néo-gothique), le Chateau de Tarde (classé Monument historique en 1992) demeure où naquit et mourut le célébre Chanoine Jean Tarde (1561-1636) il fut en quelque sorte le Léonard de Vinci du Périgord Noir : astronome, archéologue, mathématicien, théologien, historien,il ramena de son second voyage en Italie la première lunette astronomique du Périgord une des toutes premières en France. Il la tenait de son ami Galilée. Il dressa les cartes du diocèse de Sarlat et de Cahors. Ses " Chroniques" furent et sont encore une base indispensable pour les historiens qui se penchent sur le Périgord médiéval.
Située dans ce que l'on appelle " Le triangle d' or de la vallée de la Dordogne" ( composé de Sarlat, Domme, Beynac, Castelnaud, Montfort, Les Milandes) La Roque-Gageac fait partie des plus beaux villages de France, l'ensemble est classé officiellement 3ème site de France après le Mont-Saint-Michel et Rocamadour.

( Crédit Photos de notre excellent ami Michel Vincendeau ( son site mes voyages en France cliquer sur son nom)
Sources : Dictionnaire des noms de lieux en Perigord de Chantal Tanet et Christian Hordé, Ed. Fanlac 1994 et Nouveau Guide du Périgord-Quercy de JL Aubarbier, M. Binet, G. Mandon, Ed. Ouest-France 1987.
LAMONZIE SAINT-MARTIN : LE SAVIEZ-VOUS ?
Commune formée des anciennes paroisses de Lamonzie et du Monteil se plaçant sur l'axe Bordeaux-Bergerac, Lamonzie doit sa fondation et son nom à un couvent de moniales, " La Mongia" édifié par Boson le Vieux, Comte de la Marche. Outre son passé historique, Lamonzie-Saint-Martin est devenue une commune très dynamique avec près de 2 300 habitants et une zone artisanale de plus en plus active. A l'écart du bourg, la commune bénéficie de plus de 6 km de berges de Dordogne où il fait bon se promener, pêcher, faire du bateau ...

BLASON DE LAMONZIE-SAINT-MARTIN : choix de l'ECU, DE LA PARTITION ET DES MEUBLES ET ORNEMENTS.
1-Un écu moderne pour une commune moderne qui évolue.
2-Un tiercé en pal en raison de la particularité de la cité composée de trois anciennes paroisses qui possède trois églises, trois châteaux ...
3-Les trois étoiles symbolisent les trois communautés conservant chacune leur caractère ( l'esprit de clocher) et l'or mérité : chaque ancienne paroisse réussit à vivre en bonne harmonie au sein d'une seule commune depuis de deux cents ans.
4-Blason d'un abbesse portant en son coeur le clocher de l' église Saint-Sylvain rappelle le souvenir du monastère crée, sur ses terres, avant l'an mil, par Boson le Vieux, comte du Périgord.
5-Les trois tours d'argent représentent les trois châteaux de Lamonzie-Saint-Martin dont un disparu (...)
6-La Couronne Murale. Nous avons tenu à conserver une tradition fort ancienne, décriée par certains en raison de sa généralisation ( une routine qui timbre les Armes Municipales). Pour la Couronne Murale on énonce uniquement le nombre de tous visibles. En raison de notre particularité, nous avons choisi trois tours. Si la première Couronne Murale fut donnée à un écuyer en récompense due à une action de bravoure, nous souhaitons par ce moyen montrer que Lamonzie-Saint-Martin, la discrète, la pacifique est prête à se défendre si la nécessité s'impose.
7-Deux arbres arrachés d'or soutiennent le blason : de nombreux vergers prospèrent sur notre territoire, en particulier les pommiers et ce depuis très, très longtemps. Le pommier appartient au cycle de Vénus, remarquable par le but général auquel tend l'usage des végétaux qu'il renferme : aimer, se faire aimer. La pomme, le meilleur fruit, ne dit-ont pas qu'elle évite le médecin ? Est-ce pour cette raison qu' Adam et Eve ne devraient pas en manger ? ( au paradis, pas de malades). Les pommes de gueules ont pour mission de nous inviter à perpétuer la tradition en insufflant un nouveau départ si cela s'imposait.
8-Ame : " la devise que explique les attributs qu'elle accompagne s'appelle âme". TROIS CLOCHERS, UNE VOIX : est donc une âme.

Les bords de la Dordogne à Lamonzie-Saint-Martin
( Avec l'aimable complicité du site de la Mairie de Lamonzie ( http://www.pays-de-bergerac.com/mairie/lamonzie-st-martin/index.asp) et d'après un document établi en 1998 par Madame Marie-Thérèse VERDIER de Lamonzie-Saint-Martin)
LEGENDES DU PERIGORD : LES 1001 CHATEAUX
L'on dit qu'il était une fois... un pauvre bûcheron et sa femme qui habitaient une petite cabane de bois et terre dans la forêt de la Double. De leur amour naquit une petite Sylvie qui grandissait dans la forêt jouant avec les louveteaux, les marcassins, parlait avec les oiseaux, les écureuils ....
Lorsqu'elle eut atteint l'âge de trouver un époux, les parents savaient que dans la forêt elle ne trouverait pas d'époux, ils décidérent de l'envoyer là où se trouvait la vie de société. Elle partit avec son petit baluchon et une patte de lapin porte-bonheur, promettant de revenir avec le fiancé choisi.
Elle chemina dans la forêt quant vint la nuit elle décida de rester au milieu de ses amis de la forêt afin de passer une dernière nuit en leur compagnie et c'est ainsi qu'elle s'installa sur la plus haute branche d'un chêne et les écureuils vinrent lui tenir compagnie.
Mais 10 mois en arrière, à mille lieues de là, Dieu avait convoqué trois de ses plus fidèles anges et saints pour leur confier une mission sur terre. Dieu voulait offrir trois sortes de cadeaux aux hommes. Il y avait donc, Georges, Michel et Jean qui avaient pour mission de prendre un sac rempli de châteaux pour les semer là où les gens n'avaient pas de logis.....
Ils avaient une année pour remplir leur mission, chacun était transporté par un nuage.
Et c'est ainsi qu'au bout de 10 mois Jean n'avait plus que 1001 châteaux au fond de son sac. Ayant survolé les continents et une partie de la France, il se dirigeait vers le Perigord le soir où Sylvie était couchée a la cîme du grand chêne.
Il venait du nord, volant assez bas, passant au dessus de la Double le vent soufflait fort de l'ouest. Les oiseaux de la forêt le voyant dirent : voilà un mari pour notre Sylvie et toute la forêt piaillant, bruissant, hululant de tous côtés essayait d'arrêter le promis..
Jean avait aperçu Sylvie endormie et il dit " qu'elle est belle ... comme j'aimerai vivre à ses côtés !.." A ces mots les arbres de la forêt levèrent leurs branches pour saisir l'homme ailé et l'offrir à leur princesse. Il perdit l'équilibre, atterrit près de Sylvie qui réveillée en sursaut lui demande de rester et il lui dit alors lui montrant son gros sac :" je dois poursuivre et distribuer mes châteaux", mais le sac s'était percé à une branche.
Le vent qui venait de l' Atlantique avait emporté les châteaux vers l'est. Par chance il y eut quelques tourbillons et de nombreux châteaux tombèrent au sud de la Dordogne, au nord de l' Isle et un peu partout. Ainsi le Perigord se trouva riche de 1001 châteaux.
Jean et Sylvie s'installèrent dans un petit manoir au coeur de la Double par loin de la cabane de Lucette et François. Ils furent heureux et eurent trois beaux enfants.

Ci-dessus, un montage fait par Odilon à partir des photos de Jacques BENAZET qu'il soit remercié pour sa contribution au blog, ne manquez pas d'aller voir son site de photographies de divers départements. Dans l'ordre les Châteaux de Beynac, Les Milandes, La Roque Gageac.
Source : Contes et légendes du Perigord par Michel et Dany Jeury Ed Nathan Paris 1998( Fonds régional bibliothèque de Bergerac)
LA LOUTRE

La loutre européenne ( Lutra lutra) est un mammifère de l'ordre des carnivores de la famille des mustélidés. Son corps mince et allongé peut atteindre 1,60m de longueur, la queue, très épaisse à la base et pointue à l'extrémité peut mesurer 45cm. De pelage ras, épais et imperméable de couleur brun foncé et orné parfois de taches blanchâtres sur la gorge. Les membres sont courts et se terminent pas 5 doigts. Elle peut peser de 9 à 12 kg, sa durée de vie oscille entre 12 à 13 ans dans son milieu naturel.

En effet, les loutres vivent près de l'eau, elles creusent des terriers sous-terrains ( un terrain appelé catiche), composés d'une pièce principale avec cheminée d'aération. Elle passe une grande partie de son temps dans l'eau. Pour nager elle étend ses membres le long de son corps, la propulsion a lieu grace aux pattes arrières et la queue : ce qui lui permet de remonter rapidement à la surface pour respirer. Elle peut rester en apnée 8 minutes.
Sur son territoire on peut trouver plusieurs femelles et un seul male. L'accouplement a lieu vers la fin de l'été, la mise bas se situe à la fin de l'hiver début du printemps. Les petits sont totalement dépendants de la mère les 4 premiers mois de l'allaitement. La femelle va les éduquer et ils ne quitteront le terrier qu'au bout de 4 mois.
La nourriture préférée des loutres ce sont les poissons, les crustacés et les amphibiens.
Mais la chasse, la destruction de son habitat sont les causes principales de son déclin alors que jusqu'au milieu du XXe siècle elle était présente partout en Europe. Depuis 1972 elle est protégée en France, et au niveau international depuis 1979 par " La convention de Berne", et enfin en 1992 par la directive européenne " Habitats".

Il est vrai que la chasse, le piégeage ( pour la fourrure) peuvent être considérés comme une des principales causes de raréfaction et disparition de l'espèce. ( en 1844 la loutre était classée : animal nuisible") La destruction de son habitat ( aménagements hydrauliques, des berges, constructions en bordure de plans d'eau...) en a limité le développement. Par exemple lors des largages d'eau des barrages les loutres peuvent se noyer dans leurs abris, on peut aussi citer l 'asséchement des cours d'eau qui les privent de leur nourriture celle-ci devenant rare. Les aménagements des cours d'eau sont des refuges qui disparaissent. La pollution des cours d'eau a des effets néfastes sur la reprod uction.
Il y a un retour fragile de la loutre dans la Dordogne et le bassin versant de la Sumène : Dordogne : Arches, Beaulieu, Chalvagnac,Champagnac, Lanobre, Madic, Pleaux, Saint Pierre, Veyrières.
La présence de la loutre dans un cours d'eau constitue un signe de richesse et de bonne santé de nos rivières et des zones humides.
LA LEGENDE DU COULOBRE (24 DORDOGNE)
De tout temps les gens de la Dordogne ont vécu avec des croyances et des superstitions pour combattre leur peur d'affronter cette rivière dont on disait que sa vitesse lorsqu'elle était marchande, était celle d'un cheval au grand galop.
Passé le Pas du Raysse, après Souillac, la rivière se faisait plus calme jusqu'aux fameux rapides de la Gratusse à la hauteur de Lalinde.

Un dragon " Le Coulobre", (en occitan " Coulobre" signifie " serpent". Il s'agissait d'un reptile monstrueux ailé qui pouvait aussi bien vivre sur terre, sur l'eau et voler) ,habitait une caverne près de Lalinde sur la falaise de Couze : on disait que la bête était si grande que lorsque sa tête buvait l'eau de la Dordogne sa queue était en haut de la falaise. Elle inspirait une grande frayeur. L'on disait qu'elle enlevait les habitants, les bateliers, elle les emportait dans sa tanière pour les dévorer.
Une délégation de villageois se rendit auprès de l' Evêque de Perigueux ST FRONT lequel vint à Lalinde, se rendit sur la falaise où se tenait le dragon, il monta dans sa grotte et dès qu'il le vit lui fit le signe de la croix lui ordonnant de s'en retourner dans l'océan d'où il venait. Le dragon prit peur et se précipita dans la Dordogne et disparut.
En reconnaissance, les villageois ont bâti une chapelle sur la falaise qui surplombe la rivière, côté rive gauche, elle est dédiée à Saint-Front.
A noter que l'on trouve la présence d'un dragon volant sur les armoiries de la ville de Bergerac.

Source image aérienne : Philippe DUFOUR : http://pagesperso-orange.fr/vent.ouest/Avec nos vifs remerciements pour son autorisation pour utiliser ses photos, ne manquez pas d'aller faire un tour sur son site à ne pas rater.
Gravure : le coulobre devant la ville de Lalinde.












