BONNET Louis, ou " Les Trains bonnet " ( 19 Corrèze, 46 Lot, 15 Cantal))
C'est en 1856 que Louis Bonnet voit le jour. C'est le début d'une grande histoire, celle d'un homme, d'un Cantalien qui va" monter à Paris" pour gagner sa vie. C'est même l'histoire d'une dynastie.
Louis Bonnet, a eu l'intuition géniale de fédérer les Auvergnats de Paris, les bougnats. Le 14 juillet 1882, il sortira un journal qu'il intitulera ... " L'auvergnat de Paris". Le lecteur peut découvrir : politique, littérature et faits divers sous la plume de personnalités auvergnates prestigieuses. Sept départements sont couverts dont le Lot, la Corrèze et le Cantal où coule la rivière Dordogne. L'Auvergnat de Paris deviendra une institution, un phénomène de société.
L'homme a plein d'idées. C'est ainsi que le 21 juin 1904, le fameux " train Bonnet", du nom de son inventeur, circula pour la première fois au départ de Paris. Ces trains ont circulé jusqu'en 1939.
Pendant 35 ans, ce train ( avec une interruption pendant la Grande Guerre) pas comme les autres - dans les trains Bonnet, l'ambiance était assurée soulignait la presse de l'époque, avec la présence de joueurs de cabrette- va permettre aux " Auvergnats" de revenir au pays pour les vacances à des prix forts intéressants ( réduction d'environ 40% avec 30 kilos de bagages).
Les voyages se faisaient à dates fixées d'avance. C'était des trains de nuit avec, à l'époque des wagons de 2° et 3° e. Dès que les convois arrivaient en Limousin, ils s'arrêtaient pratiquement dans chaque gare
Louis Bonnet s'est éteint en 1913. Si vous êtes un passionné de trains de cette époque, Odilon vous invite à lire les écrits d'un autre Cantalien, Mr Jacomy, qui a fait appel à sa mémoire pour relater un voyage en train Bonnet en 1938 ( Auvergnat de Paris- Edition du Centenaire).
Pour découvrir toute l'histoire de ces trains rendez-vous sur le site : http://histoire-locale.perso.worldonline.fr/trains.htm, et aussi le site de : " L'Auvergnat de Paris " leur site : http://www.auvergnat.biz/, le portrait de Louis Bonnet provient de leur site, et les photos de la gare de Bort-les-Orgues du site : http://lacorreze.com/ avec nos vifs remerciements.
LES BASTIDES LE LONG DE LA RIVIERE DORDOGNE
Le Sud-Ouest de la France a été le terrain d'expansion des bastides, le nombre de créations de bastides est évalué entre 350 à 400. ces villes neuves du Moyen-Âge sont nées et se sont développées sur tout le sud-ouest, selon un urbanisme tracé orthogonal pour la plupart.
La volonté de reloger des populations meurtries par la croisade contre le catharisme et les dissensions franco-anglaises qui débutèrent à la fin du XVIIIème siècle ( la guerre de Cent Ans débutant officiellement en 1337) sont à l'origine des premières bastides en terre Albigeoise dans le deuxième quart du XVIIIème siècle. Entre 1251 et 1270 les fondations se multiplient sur la rive droite de la Garonne, à proximité du Lot, du Dropt et de la Dordogne, alors qu'elles s'intensifient dans l'Albigeois et en amont de Toulouse dans la vallée de la Garonne.
A partir de 1271, cette vague de créations originaire des confins orientaux du Bassin Aquitain et issue d'une véritable politique d'aménagement du territoire voulue par les derniers Comtes de Toulouse s'étend à tout le Sud-Ouest, tant dans les régions tenues par le roi de France que par celles dominées par le roi d' Angleterre ( ce dernier était Duc de Guyenne depuis le milieu du XIIème siècle, lorsque Aliénor d' Aquitaine épousa Henri Plantagenet lequel devient en 1154 Henri II d'Angleterre).
Il y aura les bastides de Raymond VII Comte de Toulouse en 1229, à sa mort Alphonse de Poitiers, frère de Saint-Louis prend possession du comté de Toulouse et va donner une grande expansion à l'établissement des bastides jusqu'à sa mort en 1271, surtout pour consolider le pouvoir du roi face aux Plantagenets installés en Aquitaine. Son successeur le sénéchal Eugène de Beaumarchais va continuer en créant 22 bastides entre Adour et Garonne. De son côté Edouard Ier d'Angleterre au départ de Bordeaux va créer et fortifier des bastides délimitant une frontière entre Capétiens et Plantagenets.
Le plan de la bastide fait de la place " la carra" l'élement à partir duquel des parcelles sont réparties en îlots, les "moulons", lesquels sont délimités par le quadrillage des rues : les rues charretières " carreyras" où peuvent se croiser 2 charrettes. Les rues secondaires pour le passage d'une charrette, les ruettes " carreyrats" pour les piétons," les andronnes" espaces entre 2 maisons mitoyennes qui sont trop étroites pour la circulation.
Les rues couvertes par " les cornières" sont généralement autour de la place. La place donne à la bastide sa fonction première : l'échange. La " Halle" s'élève le puls souvent au centre pour abriter les marchandises, la salle du conseil des consuls " la Jurade" se trouvait fréquemment à l'étage.
Le long de la rivière Dordogne et ses affluents on va trouver entre autres les bastides de : Libourne , Sainte-foy-la-Grande , Monségur , sur un éperon au dessus du Dropt, Lalinde, Molières, Domme,Bretenoux ...
Les bastides étaient pourvues d'une charte qui donnait un statut à la population qui venait s'y installer, elle mentionnait des " privilèges" sur la liberté des personnes et l'économie y tenait une place importante.
Pour en savoir plus vous pouvez vous rendre sur le site du Centre d' Etude des Bastides qui depuis 1983 se consacre à leur étude et à la sensibilisation du public pour leur sauvegarde.
Sources : Les Bastides du sud-ouest, de Glles Bernard, Editions Diagram 1990 - Photos extraites du site de notre ami Philippe Dufour, Bastide de Molières (24), de Lalinde (24) son site pour voir d'autres bastides en aérien :http://vent.ouest.pagesperso-orange.fr/, photo satellite de la Bastide de Domme (24) source IGN./Wikipedia.
LES BATEAUX DE LA HAUTE DORDOGNE
"A la fin du XIXème siècle et au début du XXème, les bateaux de la Haugte-Dordogne forment une famille architecturalement homogène, tant pour la morphologie que pour la technologie de la navigation et de la construction ; seuls diffèrent la taille et le degré de finition. Cette famille est fortement particularisée ; on ne connaît pas de bateaux d'une architecture semblable dans notre pays.......... Les types se distinguent les uns des autres d'abord par la taille et, à moindre degré, par les proportions. Le caractère durable ou éphémère de la construction constitue une autre différenciation."

"La NAU est le plus grand des bateaux : longueur 20m, largeur 4,50m ; 30 tonnes de port ; elle était construite en chêne et " bourletée, c'est à dire munie d'une " lisse" de renfort extérieur sur le bord afin de renforcer sa rigidité longitudinale.
Le COUAJADOUR de 16 à 17,30m de longueur sur 3,52m de largeur et le COUAJADOUR BASTARD long de 15,36m étaient d'une construction soignée, bouletée, en chène. Ils étaient destinés à être vendus comme " allège" aux mariniers dela Moyenne et Basse-Dordogne. On les reconnaît à l'absence de surélèvement arrière.
Le COURPET destiné à accomplir un seul voyage mesure 13m de longueur et 3,85m de large pour 1 m de hauteur. Il est proportionnellement un peu plus large que les autres afin d'avoir une stabilité suffisante avec son haut chargement de carassonnes.
Les GABAROTS sont plus petits, de 8,75m à 12,25m de longeur. Ils sont eux aussi durables et à usages multiples.
Le GABAROT DE PECHE est le plus petit modèle, il mesure 5,50m à 7m environ.
Le PYENO, variante du Couajadour dont l'élancement arrière est coupé court et remplacé par un tableau. " ....."
( Sources : François Beaudoin : Bateaux et batellerie de Haute Dordogne, Cahiers du Musée de la Batellerie Conflans Ste Honorine, mars 1984)
BARRAGE DES CHAUMETTES ( Val Beynete 19 Corrèze)
L'aménagement de Val-Beynete, situé dans le département de la Corrèze, est alimenté par le barrage des Chaumettes, sur la Diège, qui est un affluent rive droite de de la haute Dordogne. Il restitue les eaux directement dans la Dordogne, dans la retenue de Marèges ( voir blog lettre B barrage de Marèges).
Le barrage des Chaumettes est à cheval sur les communes de Roche-le-Peyroux et Saint-Victour. Construit en 1927 par la Société L. Ballot, depuis 1946 son exploitation est assurée par E.D.F.
C'est un barrage de type poids, d'une hauteur de 33,5 m et une longueur en crête de 90 m. Il a 27 m d'épaisseur à la base et 4 m en crête.
La retenue de 7 km de long a une capacité de 7,5 millions de m3. Sa côté de retenue maximale est de 547,5 NGF.
Une galerie d'amenée d'eau longue de 2,6 km et d'une section variant de 10 m2 à 13 m2 prolongée par 4 conduites forcées d'une longueur moyenne de 270 m et de diamètre 1,55 alimente l'usine.
L'usine comprend 4 groupes équipés de turbines Francis à axe vertical. La puissance totale installée est de 27,7 MW. La hautzeur de chute maximale est de 134,4 m.
( Source : Aménagement hydro-électrique du bassin de la Dordogne, E.D.F groupe d'exploitation hydraulique Dordogne 19000 TULLE, avec nos vifs remerciements pour leur participation.)
Photo : wikipedia, de Est Ter du 16/08/20009 : la Diège en amont du barrage des Chaumettes.
Joséphine BAKER ( 24 Dordogne)
Le nom de Joséphine Baker est inséparable du château des Milandes dont-elle fit " le village du monde et de la fraternité", en adoptant des enfants venus de tous les pays du monde.
Retour sur sa biographie : c'est le 3 juin 1906 qu'elle voit le jour à Saint-Louis ( Missouri - U.S.A) dans une famille d'artistes très modestes. Ayant une enfance chaotique elle restera peu à l'école préférant tenter sa chance en chantant et en dansant étant douée pour ces arts. La chance lui sourira puisqu'à l'âge de 19 ans montée à New-York, elle y acquiert une petite notoriété qui la fait remarquer. On lui propose alors de partir à Paris avec " La Revue Négre" ( troupe se composant de 25 artistes : chanteurs, danseurs et musiciens). La première représentation qui a lieu le 2 octobre 1925 est un grand succès pour Josephine qui devient une vedette et va ensuite se produire avec la troupe dans toute l'Europe.
De retour à Paris, elle est engagée aux Folies-Bergères, la revue " La folie du Jour" en 1926 va alors la propulser au firmament de la célébrité car c'est dans cette revue que se trouve la célèbre séquence où elle ne portait pour tout costume qu'une ceinture de bananes ..., avec laquelle elle allait sillonner l'Europe provoquant ici et là de nombreux incidents, tant cela était osé pour l"époque. En 1932 elle fait ses débuts au " Casino de Paris " descendant le grand escalier, elle entame alors une carrière de chanteuse et chante alors entre autres le célèbre refrain " J'ai deux amours ".
Souhaitant se produire aux U.S.A elle repart mais sa tournée fut parsemée d'incidents, cela ne lui donnant pas satisfaction elle repart vers Paris en 1936, elle se marie prenant la nationalité française de son mari.
C'est à cette époque que le château des Milandes va entrer dans sa vie, elle en fera l'acquistion en 1947.
Durant la guerre, Joséphine qui de par sa profession voyageait beaucoup rencontrant des personnes bien placées, elle va devenir agent de renseignements, pour le deuxième bureau, transmettant ainsi des informations importantes à la Résistance aux Milandes elle cache des fugitifs entre autres. Tous ces actes héroïques lui vaudront de recevoir la Médaille de la Résistance, la Légion d' Honneur et la Médaille Militaire entre autres.
Mariée en 1947 avec le musicien Jo Bouillon, ils vont entreprendre la restauration du château redonnant vie au village, ils vont y aménager un hôtel, un restaurant, une ferme modèle entre autres. Elle devait adopter 12 enfants originaires de différents pays du monde.
Les Milandes représentaient un lourd fardeau pour Joséphine Baker, surtout après le départ de Jo Bouillon, elle doit alors reprendre ses tournées pour continuer à entretenir le château et sauver son oeuvre, mais malgré l'aide de nombreux amis elle est expulsée en 1969.

Elle devait poursuivre ses récitals pour faire vivre sa famille qui avait été accueillie à Roquebrune par la Princesse Grâce de Monaco. en 1975 elle remonte sur scène à " Bobino" pour y célébrer ses 50 ans de carrière follement applaudie ce fut un triomphe. Atteinte d'une hémorragie cérébrale quelques jours plus tard elle devait succomber. La France lui fit des obsèques nationales.
Tout au long de sa carrière, Joséphine Baker n'eu de cesse de combattre la ségrégation et le sort qui était fait aux noirs aux U.S.A, luttant obstinément pour l'égalité de traitement entre noirs et blancs.
( Photo aérienne du château des Milandes un grand merci à nortre ami Philippe Dufour, pour voir d'autres photos du chateau voici le lien : http://philippe.dufour9.free.fr/
BARQUES DE PECHE
Les gabarres ont disparu de la Dordogne, tout du moins celles qui ont fait l'objet d'une abondante littérature basée sur des documents anciens. Mais grâce à quelques passionnés, à des historiens, à des manifestations voire à des expositions, à des conférenciers sans oublier un film romancé, les gabarres revivent.
Cependant, un autre genre d'embarcation est en train de disparaître d'amont en aval, à mesure que disparaissent ceux qui les utilisaient, c'est à dire les pêcheurs professionnels. Il s'agit des " gabarots" de pêche.
Les bâteaux de pêche depuis Argentat jusqu'au Sarladais, avaient encore au début du XXème siècle une silhouette et une architecture bien particulières qu'on ne trouvait en aucune autre région de France. C'était un type de barques plates, aux bords légérement évasés, aux deux extrémités effilées et relevées, surtout en poupe.
Elles avaient généralement six mètres de longueur environ ( probablement trois toises à l'origine, soit 5,85m), 1,10 m environ de largeur au maître-couple, trente à trente-cinq centimètres de hauteur de bordé ( probablement un pied à l'origine, soit 32,5 cm). Leur tirant d'eau était très faible ( moins de 10 cm). La ligne générale du bateau était fine et élancée. Pour la fabrication, on utilisait de préférence du chêne ou du mélèze mais on se contentait parfois d'aulne, de saule voire de pin.
Cette embarcation typique et qui servaient à la mise en oeuvre de plusieurs engins : araignées, tramails, petits et grands verveux ( filet en forme de cône), nasses en osier ou métallique, goujonnier ( petit épervier dont les mailles sont très serrées) palangres ( ligne de fond à laquelle est attachée des bas de lignes) et la liste pourrait s'allonger... Leur emploi dépendait de la saison, de l'état des eaux, des conditions atmosphèriques et de la probabilité d'un contrôle du garde-pêche.
Non seulement il existait d'autres outils, mais il y avait également des procédés de pêche prohibés qu' Odilon apercevait, caché en bordure de rive comme la " fouïssine" ( la foëne) qui tentaient surtout les braconniers occasionnels et qui se pratiquaient la nuit, souvent à pied sur les graviers peu profonds, à l'aide d'une forte lampe à acétylène.
C'était hier ...
( maquette de Monsieur Michel Blanchard, avec nos remerciements)
BASSIN DE LA DORDOGNE : CLASSEMENT UNESCO ? OUI !
Le bassin de la Dordogne concerne 11 départements qui sont : Puy-de-Dôme, Cantal, Creuse, Haute-Vienne, Corrèze, Lot, Lot-et Garonne, Dordogne, Gironde, Charente, Charente Maritime et cinq régions à savoir : Auvergne, limousin, Midi-Pyrénées, Aquitaine et Poitou-Charentes.
Dans ce bassin, des chiffres qui parlent . Peu de ville de plus de 50.000 habitants, une densité moyenne de population inférieure à 50hab/km2, pas de grandes industries ce qui doit expliquer la qualité des eaux de la rivière et de ses affluents même s'il existe encore quelques "points noirs" comme le font remarquer les organismes en charge de la santé de ce bassin.
A noter que la Dordogne, tout comme la Garonne, accueille toutes les espèces de poissons migrateurs d' Europe de l' Ouest.
Des actions pour éliminer les espèces invasives ( ragondin, rat musqué... et certaines plantes qui entraînent la disparition d'espèces végétales locales), tout comme la préservation de la loutre sont nécessaires pour que la Rivière Espérance reste l'une des plus belles de notre pays.

(document extrait du dossier surle bassin de la Dordogne ,EPIDOR )
EPIDOR, s'occupe de la gestion du bassin de la Dordogne, et vous pourrez sur son site trouver un dossier relatif à ce qui précède très complet : la présentation générale du bassin, le phénomène des crues, les actions de gestion, la faune, les milieux liés à l'eau, les étiages, l'organisatkion des actions de gestion.
Ne manquez pas de soutenir la candidature du bassin de la Dordogne au label Unesco homme et biosphère sur le site : www.biosphere-bassin-dordogne.org
Avec tous nos remerciements à EPIDOR pour leur autorisation de reproduction de leurs documents et photos. EPIDOR à voir :http://www.eptb-dordogne.fr/
LE BARRAGE SALVETTE A BERGERAC ( 24 Dordogne)
Construit en 1839 pour la navigation, le barrage de Bergerac construit au lieu-dit Salvette, crée un plan d'eau facilitant l'accès aux quais et la circulation des gabarres dans la traversée de la ville.
En rive droite, une écluse était implantée pour permettre aux gabarres de franchir l'obstacle.( voir ci-dessous photo de l'époque)

Le déclassement de la Dordogne en tant que cours d'eau navigable à conduit à désaffecter cet ouvrage. En 1966 le barrage est transformé et fait alors l'objet d'une concession qui arrivera à échéance en 2041. L'ancienne écluse est remplacée par deux turbines hydroélectriques utilisant un débit total de 57 m3/s pour une puissance de 1600 KW. Il s'agit d'un équipement modeste face aux 280 m3/s que délivre en moyenne la Dordogne à Bergerac. Il est d'une hauteur de 5,40 m.
En 1984, l'aménagement de Bergerac est équipé d'une passe à poissons à bassins successifs à deux fentes verticales. Elle est prévue pour un débit en Dordogne pouvant varier de 50 à 800 m3/s.
La passe à bassins successifs de plus de 70 m de long représentait à l'époque une première à l'échelle européenne a été conçue par l' Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse et construite par EDF en 1985.

(Photo Aérienne 2010, Studio Plume et eau)
Au fil du temps des travaux d'amélioration sur la passe ont été réalisés à la suite des observations faites par différents organismes, en 2009 et en 2010 pour rénover le dispositif de vanne du bassin aval, et notamment des dispositifs spécifiques pour la montaison des anguilles.
( Source : EDF rue du Docteur Valette 19000 Tulle , avec nos remerciements pour la communication de leur documentation. www.edf.com

( Appel d'offres pour la construction du barrage : Source : archives départementales dela Dordogne)
LA BARONNIE DE CASTELNAU ( 46 LOT)
Issue d'une lignée aristocratique implantée en Haut-Quercy dès le IXème siècle, la branche des Castelnau de Bretenoux s'impose au XIème siècle dans un vaste territoire, le pays des quatre rivières, riche vallée fertile dominée par des avancées rocheuses idéales pour le développement des sites fortifiés.
A la fin du XIIème siècle, la suzeraineté de la baronnie, relevant jusqu'alors ds comtes de Toulouse, est cédée aux vicomtes de Turenne. Rejetant ce nouveau lien de dépendance, les barons portent leur hommage direct aux rois de France, après une longue opposition ponctuée par de faits d'armes.
Héritiers des biens d'une importante seigneurie du Rouergue, les barons jouent un grand rôle politique aux XIVème et XVème siècles, pendant la guerre franco-anglaise.
Transmis à la branche des CAYLUS en 1395 , puis à celle des Clermont-Lodève en 1530, le nom de Castelnau s'éteint définitivement en 1715. Tous les biens et les domaines de la baronnnie deviennent propriété de la famille d' Albert de Luynes. Celle-ci n'accorde plus aucun intérêt à ses possessions quercynoises. Les terres sont progressivement vendues et, après la tourmente révolutionnaire, le château lui-même change de propriétaire en 1830.
Le château laissé à l'abandon est en partie détruit par un incendie en 1851. Disparaissent alors en quasi totalité les somptueux décors du XVIIème siècle, réalisés lors d'un complet réaménagement du château commandé par les Clermont-Lodève. Castelnau ne se relève de ses ruines qu'à partir de 1896. Son acquisition par Jean Mouliérat, ténor de l' Opéra-Comique de Paris, le sauve définitivement. Restauré partiellement, remeublé grâce aux riches collections d'objets d'art réunies par l' artiste lyrique. Castelnau-Bretenoux est donné à l'Etat par son propriétaire qui s'éteint en 1932.
( Source texte : Pays de la vallée de la Dordogne, éditions du Laquet, 46600 Martel Mai 1999; avec nos remerciements, )
ARGENTAT : Le Barrage du sablier (19 CORREZE)
" Dernier maillon de la chaîne dans le temps et l'espace,le barrage d' Argentat, ou du Sablier, a été construit entre 1951, époque du début des travaux préparatoires, et 1958 qui vit la fin de ce chantier et la mise en route de l' usine.
C'est le plus petit des grands barrages et sa conception est très différente de celle de ses prédécesseurs.

Entre la retenue du barrage de Bort-les-Orgues et le site du Sablier, la Dordogne a grandi. Elle est devenue une puissante rivière. A Bort, son bassin versant est 1000 km², son débit moyen de 25m³ par seconde et sa largeur de 40 à 50 mètres. A Argentat, c'est une rivière qui draine plus de 4000 km² avec des crues de 4000 m³/seconde et un lit qui dépasse les 100 mètres de large. La petite rivière montagnarde a donc quadruplé. Mais à Argentat, la vallée s'évase largement, tout au moins d'un côté. Il n'était plus question de voûte mince comme une coquille comme à Marèges ou d'un arc puissant aux gradins successifs comme à Bort-les-Orgues ...
Les créateurs de l' ouvrage, ingénieurs et architectes ont donc conçu une oeuvre toute nouvelle. Ils ont élevé une sorte de temple à l'architecture égyptienne, un Deïr-el-Bahari des eaux, développant sur 230 mètres une façade rectiligne, basse et rectangulaire composée de pylônes aux parements inclinés et de portiques ouverts sous leurs linteaux. L'oeuvre est posée sur un espace liquide au lieu des sables des déserts."
( source : Pierre Floirat, la Dordogne, la rivière asservie, les grands barrages, Editions les Monédières 1991/ réédition 2008)

Le barrage de type poids, comporte : 3 travées déversantes séparées par des piles creuses contenant les groupes principaux et auxiliaires.
Ses principales caractéristiques sont : hauteur au dessus des fondations : 31 mètres - longueur en crête : 196 mètres - épaisseur à la base : 35,5 mètres.
La retenue d'une capacité totale de 7,20 millions de m³ a une superficie de 106 ha. Sa côté maximale est de 192 NGF, la hauteur de chute est de 17,8 mètres.
L'usine, depuis 1989, est équipée d'un 4ème groupe. Les 4 turbines Kaplan horizontales sont situées dans les piles centrales.
Les pertuis d'entrée et de sortie peuvent être obturés à l'amont par des batardeaux, à l'aval par des vannes-wagon.
La puissance totale installée de l'aménagement d' Argentat est de 47,8 MW.
(Source : EDF avec nos remerciements)
( Photos : Studio Plume et eau)
















