Les Annales de la ville de Bergerac relatent de 1233 à 1789 et dans un ordre chronologique les événements  se passant dans la ville, sa vie de tous les jours, et sur tous les sujets de la vie de la ville. Elles constituent une source de richesse historique qui nous permettent de savoir comment vivaient jadis les habitants.

On y trouve la vie de tous les jours, le passage d'un roi de France, les sièges subis par la ville, la peste .... et parfois on trouve ce qui de nos jours peut nous paraître surprenant, en ces lointains temps  point de presse, de télévision ni de réseaux sociaux ......

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"    Année 1520 "

" Jean Dessaignes, Charles André, Berdot, Pinet, Michel Baysselance, Hugues Raoulx, Etienne Cros, Antoine Jouanel et Jean Bouchaut, consuls.

Les consuls prêtèrent le serment et reçurent par inventaire les papiers de la communauté, firent prêter le serment aux bouchers, taxèrent le poisson à la livre suivant la différence des espèces.

cette année 1520, la première procession qui se devoit faire aux frères prêcheurs fut transférée aux frères mineurs, sans tirer à conséquence à cause que la fête-Saint-Dominique se trouvoit le second dima che et après l'ordre fut suivi.

Fut arrêté que la maison publique des filles joyeuses seroit réparée et qu'on leur donneroit un homme pour les gouverner qui leveroit quelque tribut sur elles. Le gouvernement de cette maison appelée Maison Blanche fut donné à Hugues Chastre et Léonarde Martinprac, abbesse de la ditte maison pour cent sols de revenu, au profit de la communauté. Cette abbesse levait chaque lundy 5 deniers de chaque fille et 3 deniers de chaque paillard qui couchait avec l'une d'icelles.

Le gouverneur et l' abbesse firent serment aux consuls de bien gouverner la maison, garder de scandale et révéler le mal si aucunes des filles en avoit.

Les consuls assistèrent à l'enterrement du corps du seigneur de la Force aux cordeliers, fournirent une douzaine  de torches aux armes de la ville, firent sonner la cloche du consulat dès que le corps entra dans la ville jusqu'à ce qu'il fut dans le couvent.

Les bouchers ayant obtenu des titres royaux pour ne pas peser la viande, fut arrêté que le procès soit poursuivi. "

 

( source : Annales Historiques de la Ville de Bergerac 1233-1789 traduites par Monsieur Louis de La Roque, Editions Le livre d'histoire reprise de l'édition de 1891)

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