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A la fin de la terrible Guerre 1914-1918, pratiquement toutes les communes de France ont eu à pleurer nombre de leurs concitoyens morts au combat, pour ne pas oublier leurs sacrifices, les communes ont alors entrepris un devoir de mémoire qu'il nous appartient de poursuivre :  élever un monument commémoratif sur lequel furent gravés les noms de ces hommes courageux : " Morts pour la France. "Ces monuments demeurent des témoins historiques et souvent la seule trace de certaines familles.

Nous avons retrouvé dans notre région Bergeraçoise, le sculpteur André Carbou natif de Bergerac, qui a contribué par son travail et son talent à nous laisser ces " Monuments aux morts", nous en avons choisi deux  afin de vous les présenter.

"C'est le 20 Août 1920 que le conseil Municipal de Couze et Saint-Front entrepris les démarches pour l'édification d'un monument commémoratif pour les soldats de la commune morts à la grande guerre. Il fut décidé de l'élever sur la petite place devant l'église. Une souscription fut lancée qui rapporté la somme de 7724 francs. 210 habitants de la communeparticipérent à cette collecte la commune de son côté versa la somme de 1000 francs . Après appels d'offres : c'est le sculpteur André Carbou qui fut chargé du travail. Sur la petite place, devant l'église, le monument est érigé de telle façon que le regard du poilu observe le village. Une plaque scellée sur la face avant du monument porte en inscription " Couze et Saint-Front à ses enfants morts pour la France 1914-1918. Notons qu'à l'initiative de l' abbé Simon, alors curé de Couze, un monument fut érigé à l'intérieur de l'église paroissiale, en mémoire des morts de 1914-1918 et 1939-1945, il s'agit d'un gisant.

Couze 1

( Le Monument de Couze et Saint-Front")

"A Lanquais, c'est en 1919 que le Conseil Municipal décidait d'ériger un monument aux morts.  Le devis du sculpteur André Carbou, de Bergerac, s'élevait à la somme de 3500 frs. La souscription recueillie auprès des habitants fut de 1900 frs, et des représentations théâtrales données par les jeunes filles de la commune apportèrent 600 frs. La commune contracta, le 30 mars 1919, un emprunt de 1000 francs auprès de la caisse nationale des retraites de la vieillesse. 

Il fut réceptionné le 14 septembre 1921, le 19 février 1922 le conseil municipal votait une dépense de 523 francs pour les frais d'inauguration. Dans l'église de Lanquais est apposée une plaque de marbre qui comporte 28 noms ( dont sept pour Varennes) gravés par ordre alphabétique avec  l'inscription " Pax in Gloria" ( la paix dans la gloire)." 

( D'après un texte de JJ Chaissaigne et P. Maintigneux Société Historique et archéologique du Périgord, 1999)

Lanquais1

( Le Monument de Lanquais sur la place du village)

A Cause-de-Clérans, c'est en 1921 que la Conseil Municipal entrepris de lancer une souscription publique la somme de 551,50 francs fut recueillie, la commune couvrait le montant de la dépense par un crédit de 1948,50 francs, soit un total de 2500 francs, et commande fut passée à André Carbou. De leur côté les paroissiens se cotisent pour faire apposer à l'église de Cause-de-Clérans une plaque , ornée de drapeaux, d'une couronne et de la croix de guerre. Elle est l'oeuvre du sculpteur Grégoire.

Causse 1

( Le monument de Cause-de-Clérans)

Aujourd'hui les monuments aux morts, portent l'inscription des noms de tous les Morts pour le France, en particulier lors d'opérations extérieures.

( Les textes sont extraits du bulletin de la Société Historique et Archéologique de la Dordogne SHAP, Tome CXXVI année 1999 : Guerre 1914-1918, les Monuments aux morts du canton de Lalinde 24)