Les pays des gorges de la Dordogne forment une partie des plateaux dit périphériques. C'est la région la plus accidentée du Limousin où alternent plateaux et vallées. Dans la presque totalité de son cours supérieur la Dordogne est profondément encaissée. Tous ses affluents et sous-affluents, qu'ils descendent de la montagne ou des plateaux limousins intermédiaires incisent profondément la roche pour la rejoindre. Les gorges de la Triouzoune, de la Diège, de la Luzège ou du Doustre en rive droite, présentent toutes un profil en V très fermé créant un relief compartimenté caractérise par des pentes très fortes isolant entre elles des plateaux souvent de petites dimensions 

 

Les plateaux de Neuvic et Bort-les-Orgues étagés entre 600 et 800 mètres appartiennent au domaine de la Haute-Corrèze, tandis que ceux de Lapleau, Marcillac-la-Croisille et de la Roche-Canillac élevés de 500 à 600 mètres, appartiennent plutôt à la moyenne Corrèze. C'est aussi la topographie marquée qui rend les climats variés et plutôt cléments entre les fonds de vallées très encaissées et les plateaux élevés.

 Traversée par l'Artaude qui va se jeter dans la Dordogne, la petite commune de Saint-Etienne -La -Geneste dont l'origine du nom proviendrait de Saint Etienne, premier martyr de l' église chrétienne : durant la révolution de 1789 le nom du Saint fut supprimé subsista " La Geneste" . 

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(Photos tirées du site de notre ami : http://www.mesvoyagesenfrance.com  - vous pourrez en voir d'autres sur ce charmant villages en lui rendant visite, et encore merci  à Michel Vincendeau de nous autoriser à les  publier )

On y trouve un  riche patrimoine historique  :  Saint- Etienne- La- Geneste était un prieuré, dépendant du doyenné de Mauriac dont le titulaire était le décimateur - le curé qui avait le droit de lever la dîme dans la paroisse, ce qui fut aboli en 1789) connu dès 828,  puis rattaché au diocèse de Tulle. Le sanctuaire du XIIème siècle n'a subi comme modifications au XVIII ème siècle que l'adjonction de chapelles latérales dans le choeur et de contreforts sur sa façade occidentale. l' Eglise romane voûtée en berceau . Inscrite aux Monuments Historiques le 20 juillet 1972. L'église renferme aussi  :  une statue de Saint-Etienne datant du XVII ème siècle, une Vierge à l'enfant  (protection M.H du 01.06.1976 ) ; une statue de Saint-Jacques le Majeur du XVII ème siècle, un bénitier du XIII ème et un autre bénitier du XV ème ( Protection des M.H du 15.01.1970). 

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( Source photo : Base Mérimée : http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/patrimoine/ et documentation sur l'Eglise et ses trésors)

 A Laveix, commune de Saint-Etienne-la-Geneste :  le Château de Laveix construit  à partir de 1615, constitué de deux terrasses et bordée par la rivière l' Artaude  . Il est aujourd'hui propriété privée. Sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des M.H depuis le 30 mars 1979 : les façades et les toitures, l'escalier intérieur, la salle sud-ouest avec son décor et les deux cheminées en pierre de la salle nord-est au 1er étage.

 Saint-Etienne-La-Geneste à la particularité d'offrir un enclos paroissial qui est unique en Limousin.  L'enclos réunit : l' église romane, le presbytère, le cimetière et le monument aux morts. On pouvait aussi y voir un tilleul dit : " Arbre de la Liberté", ces tilleuls ont été plantés vers 1600 par Sully sous le règne d' Henri IV plus particulièrement sur les places publiques des villages. Lors de la révolution de 1789 l'idée fut reprise et l'on assista à la plantation des " Arbres de la Liberté ". Malheureusement celui qui trônait sur la place a du être abattu en 2006 mais il a été remplacé. On peut aussi voir une fontaine que l'on appelait autrefois " les fontaines de dévotion" .

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 Ce village se trouve sur l'itinéraire de la Méridienne Verte ( méridien qui a servi à l'élaboration du mètre). Pour les cérémonies du passage à l'an 2000 il s'agissait de matérialiser le méridien de Paris qui traverse la France du Nord au Sud, en plantant des arbres tout au long de son tracé.