" Songez qu'au début du XIXème siècle on ne comptait pas moins d'un tonnelier par commune sur les coteaux de la Dordogne, sur les deux rives de Libourne à Souillac. La belle corporation ! Que de tonneaux et de barriques ! Allez donc aujourd'hui chercher un tonnelier en Périgord. Ils se comptent sur les doigts de la main. Et cela ne veut pas dire que les périgourdins boivent moins qu'aux temps jadis. Il auraient  plutôt tendance à boire mieux. Mais simplement le vignoble des bords de la Dordogne a considérablement régressé. Tout le malheur est venu du phylloxéra qui lamina les vignes dans les années 1880, avec lui toute l'activité artisanale liée au vin périclita, aujourd'hui elle subsiste à peine. On connût jusqu'au bout du XX ème siècle toute une hiérarchie des vins sur la Dordogne allant des  " vins du Haut Pays"  depuis Souillac, Domme et Lalinde jusqu'aux vins du  " Pays Bas"  avec Tuilières, Bergerac et Castillon, Saint-Emilion, Libourne et le bàrdelais. Evidemment plus on descendait vers le bas pays, plus le vin était bon. Le phylloxéra a fait le tri, l'effort de reconstitution du vignoble n'a porté que sur le bas pays, laminant progressivement tous les terroirs traditionnels en amont de tuilières. Même s'il est vrai qu'un mitage de vignes " vignotes " a subsisté sur les coteaux et les plateaux entre Lalinde et Souillac judsqu'au milieu du XX ème siècle. La seconde mort ( et cette fois sans appel) des " vignotes" fut l'exode rural et le vieillissement des agriculteurs et la fin de la tradition de la polyculture. Ajoutons que le vignoble de haut pays  trouva un débouché facile tant que la batellerie de rivière subsista et emporta dans les cales des gabares les chargements de barriques. Lorsque la marine de Dordogne baissa pavillon il n'y eut plus un moyen de transport aussi peu onéreux. Et c'est une société des gens du vin qui allait mourir dans les vieux terroirs alors que celle des bas  pays trouvait un essor extraordinaire, entraîné par la locomotive bordelaise. "

( Tiré du livre de Bernard Stephan " Gens et Métiers du Périgord " -  Le Tonnelier - Editions royer, Mémoire du Terroir -  2001 )

Il subsiste encore quelques petits artisans fabriquant des petites barriques ou réparant les futailles, mais le gros de la production est le fait de quelques entreprises françaises il en reste 70 de toutes tailles   essentiellement situées dans le Bordelais, en Charente, la région de chinon, et en Bourgogne qui chaque année fabriquent 550 000 fûts, dont 80 % sont exportés. Il  faut noter que 98 % de la production mondiale de vin est élevée dans des cuves en inox,  les 2 % restants, le splus grands vins, ont droit auvieillissement dans ldes fûts de chêne.

Quelques outils ci-dessous glanés lors d'une exposition collection de Monsieur Denis Lecouleux à 33230 St Christophe de Double.

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Bondonnière : Instrument de tonnelier en forme de tarière de figure conique et dont le bout qui se termine en pointe est amorcfé et rouné en vis : les tonneliers s'en servent pour percer dans une des douves des futailles le trou où se met le bondon.

1-TONNEAU

(  on se sert toujours d'une unité de mesure pour le vin qui est le Tonneau d'une capacité de 900 litres ( dans le Bordelais). le tonneau équivaut  à la valeur de 4 barriques de 225 litres chacune)

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( Photos studio Plume et eau)