Au coeur du vieux Bergerac, surplombant de son clocher les vieilles maisons se dresse un témoin privilégié du passé de l'histoire de la ville, témoin des joies et des peines de la cité et de ses habitants et qui continue de veiller sur la cité.

L'eglise Saint-Jacques - qui doit son nom à Saint-Jacques car la ville de Bergerac était un des itinéraires du pèlerinage vers Saint Jacques de Compostelle.

On trouve une première trace de son existence dans la bulle du Pape Urbain II en l'an 1088. D'abord simple chapelle fondée par les moines de l' abbaye de Saint-Florent près de Saumur - lesquels s'étaient installés à Bergerac au Prieuré Saint-Martin.

Elle devait subir au cours des siècles : les attaques des Normands en 769 : elle fut rasée, puis sur ordre de Charlemagne à nouveau reconstruite en 771. En 1345 elle est détruite par les anglais, certainement après le siège et la bataille de Bergerac. Une bulle en 1362 - à la demande des Consuls de la ville invitait les fidèles à contribuer par leurs dons à la reconstruction de leur église : elle devait être en partie terminée en 1377. C'est le 2 septembre 1377 que les Consuls et Jurats prêtaient serment de fidélité au Duc d'anjou, frère du roi de France  le connétable Bertrand Duguesclin était présent.

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 De nombreux travaux de restauration devaient être entrepris et le 22 avril 1505 la première pierre de l'édifice fut posée par Pierre Duqueyla, la 1ère pierre du clocher élevée sur le choeur en 1509, quelques années après, le choeur était reconstruit. Mais les troubles religieux du XVIème siècle allaient de nouveau éprouver la vieille église. En 1553 elle fut saccagée et en partie détruite - sur son emplacement s'éleva la halle aux bouchers, seul le clocher avait résisté aux démolisseurs.

En 1620 le Prieur de saint-Martin racheta les ruines qu'il réparé pour recevoir le roi Louis XIII qui vint en 1621 pour réprimer un soulèvement protestan, il nomma lui-même les consuls - catholiques - de la ville.

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photos : studio Plume et eau

C'est en 1685 que l'église devait prendre peu à peu l'aspect que nous lui connaissons. Le roi Louis XIV y contribua pécuniairement ainsi que les édiles de la ville. Pendant la révolution de 1789 elle connut à nouveau des jours sombres. En 1868 une restauration en fit disparaître les traces, date à laquelle remontent seulement les  colonnes et les voûtes qui décorent ainsi que les trois nefs. L'église bénéficie de la protection des M.H depuis le 28/12/1984. 

Elle abrite un orgue " Cavaillé-Coll" qui est classé au titre d'objet par les M.H depuis le 08/03/1993. Cet orgue est en cours de restauration et sera remis en place en 2014.

Sources: d'après un texte de Mme Germaine  Maireau 1976

VG