Lorsque Louis XVI voulut donner une plus grande extension aux forces navales de la France, il fit refondre les ordonnances des deux Colbert en une sorte de code qui porta la date 1786.
Ce code étendait  à tout l'intérieur du royaume le classement des gens de mer qui auparavant n'atteignait que les pêcheurs, bateliers et mariniers des localités baignées par le flot salé.

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L'ordonnance de 1776 avait établi des syndics des classes . C'étaient les agents les plus inférieurs du recrutement de la marine. Au dessus d'eux, étaient immédiatement les chefs des classes ; au dessus de ceux-ci, les commissaires de quartiers. Les syndics fournissaient les renseignements nécessaires pour la tenue de la matricule, signalaient les hommes qui faisaient acte de batellerie, les absents, les décèdes, les déserteurs , etc...

Les gabariers immatriculés comme matelots au service du Roi, recevaient en 1781, une solde de douze livres par mois. Durant l'activit et quatre mois après, ils étaient exempts du logement des gens de guerre, de la corvée, de la collecte des tailles, de la curatelle, etc.... Ils devaient se présenter, au retour de leurs campagnes et voyages, devant l'officier des classes de leur quartier. Ils ne pouvaient quitter leur département pour aller s'établir ailleurs sans la permission de l'inspecteur ou de l'officier des classes du quartier où ils étaient établis.

Argentat ( Corrèze) dépendait , pour la marine du département de Bordeaux et du quartier de Bergerac.

A cause de leur classement de jadis dans les gens de mer, les gabariers de la haute Dordogne se nomment encore mariniers. Ils doivent conserver précieusement ce souvenir car l'aptitude de leurs ancêtres leur valut de figurer avec honneur dans les combats de Noli( Bataille de Gênes ou du Cap Nol du 14 mars 1795) et de Trafalgar.

( source texte : extrait du Livre de E.Bombal : La Haute Dordogne et ses Gabariers, réedition 1981; Editions les Monèdières.)

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