24 février 2012

LIBOURNE ( 33 GIRONDE°

Situe au confluent  de l'Isle et de la Dordogne, Libourne, ville portuaire occupée dès l'antiquité à cette époque à lui donnait le nom de Fozera. Au Moyen-Âge l'on édifiait des bastides et c'est ainsi que le Prince Edouard, Duc d'Aquitaine confia à Roger de Leyburn cette tache compte tenu de l'emplacement stratégique et la possibilité de commercer tant par voie fluviale : en effet les marchandises arrivaient soit par la Dordogne soit par l' Isle, soit par voie terrestre Bordeaux n'était pas trop éloignée pour le transport maritime, de plus Libourne prélevait des taxes sur les marchandises transitant par son port.

La ville prit le nom de Liburnia devenue Libourne du nom de son fondateur, nous sommes alors en 1270 et elle se trouve dotée de privilèges et de la charte des bastides : la Jurade gouverne la ville.

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La ville fut fortifiée, car à cette époque les français souhaitaient récupérer ces terres anglaises : il s'ensuivit durant la Guerre de Cent Ans des batailles pour sa possession, tantôt ville française reprise par les anglais, ce n'est qu'en 1453 que les anglais assiégés par les français devaient se rendre et la ville rentrait dans le giron de la couronne de France : le roi de France confirmant et maintenant la carte et ses privilèges ( voir blog lettre C la bataille de Castillon-la-Bataille).

Libourne ne fut pas plus épargnée par les guerres de religion et fut le théâtre de luttes entre catholiques et protestants, ces derniers brûlèrent de nombreux édifices religieux dont l' église Saint-Thomas, la chapelle de la Confrérie du Saint-Esprit, le couvent des Cordeliers..... L'Édit de Nantes en 1598 devait mettre fin à ce conflit. Puis vinrent les troubles consécutifs à la Fronde, néanmoins Libourne resta fidèle au roi de France Louis XIV  qui accompagné de sa mère en 1650 rendit visite à la ville afin de lui confirmer ses privilèges.

La révocation de l' Edit de Nantes en 1685 entraîne outre des persécutions un exode de nombreux  protestants qui s'expatrient soit vers la Hollande, soit vers l' Angleterre ou l' Allemagne .

A la révolution Libourne devient Chef-lieu de district : c'est à Libourne en septembre 1792 que ceux que l'on a appelés " les Girondins" furent élus en qualité de représentants à la convention Nationale.

La ville ne cessa de se moderniser ni d'entreprendre des travaux malgré ses diverses vicissitudes. Au XVIII ème les meilleurs vins de Saint-Emilion et Fronsac partent pour toute l'Europe depuis l'aménagement des quais, l' Intendant Tourny s'occupe des travaux d' urbanisme.En 1821 la construction du Pont sur la Dordogne est entrepris. L'arrivée du train en 1853 sonne le glas de l'acticvité portuaire sur la rivière.

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Actuellement Libourne Sous-Préfrecture de Gironde occupe un bassin de 142.000 habitants, située sur l' axe Bordeaux-Paris c'est une ville moderne et dynamique.

Le vieux Libourne possède un patrimoine riche et varié dont de nombreux édifices sont classés M.H ( Monument Historique). Au fil d'une promenade on peut y admirer côté rivière : la porte du Grand Port qui conduit au vieux port sur l' Isle.Cette porte comporte deux tours cylindriques : la tour Baré et la tour Richard ainsi nommée en l'honneur du fils d' Edouard III né à Bordeaux en 1367. C'est le seul vestige subsistant des murailles de 1314.( classée le 04/05/1921, ainsi que la porte du Tour et la porte du Guet le 26/04/1935). 

On peut aussi y voir des maisons du XVI ème siècle ( Place Abel Surchamp). Les vestiges de l'ancien couvent des Cordeliers inscrits aux M.H le 28/12/1984. L'église Saint-Jean du XIXème siècle, reconstruite à l'exception du choeur au 19ème siècle, inscrite aux M.H le 09/05/1997 : l' Hôtel de Ville du XVHorloge classement M.H par arrêté du 09/09/1908, la chapelle de Condat ( voir le blog lettre C du 23/05/2011), et de nombreux autres édifices.

( Sources texte de notre ami jm33500canalblog.com ainsi que les photos, avec nos remerciements, vous pouvez aller sur son blog pour en savoir beaucoup plus sur l'histoire de Libourne.)

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19 février 2012

AFFLUENT DE LA DORDOGNE : LA CÈRE ( 15)

La Cère est la rivière la plus importante du Cantal traversant depuis le Lioran ( situé dans le massif du Plomb du Cantal) : les départements de : la Corrèze, du Lot pour aller se jeter dans la rivière Dordogne en aval de Bretenoux dans le Quercy.

Sur sa partie supérieure, elle reçoit de nombreux torrents de montagne dont certains franchissent des cascades très réputées. Après avoir traversé Vic sur Cère et  Polminhac, elle rencontre Arpajon sur Cère et le château de Conros dont l'orgine remonte au XIIème siècle. Il faut noter que l'escalier et la cheminée monumentale du 1er étage sont inscrits depuis le 30 septembre 1991 aux M.H. Le parc est particulièrement renommé, on y trouve des arbres centenaires, un jardin d'hiver entre autres et de nombreuses essences remarquables  telles que : hêtre, tulipier de Virginie, cèdres, magnolia ( pour plus d'informations vous pouvez aller sur site www.parcsetjardins.fr/auvergne).

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Un peu plus bas,  en aval le barrage de St Etienne  Cantalès  - construit dans les années 1950, il constitue  l'ouvrage le plus important de la Cère à 517 mètres d'altitude sur la commune de Saint-Etienne Cantalès. La Cère compte six barrages dont deux sur ses affluents : l'Escaumels et le ruisseau de Candes -  puis le régulateur de Neppes qui barrent son cours avant de rejoindre le dernier petit barrage de Brugales. Après un parcours d'un peu plus  de 100 kilomètres, la Cère termine sa course dans la Rivière Espérance dans un labyrinthe de canaux et d'iles sous le château de Castelnau.

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( Photo de la cère à Bretenoux, de benitlar - Galerie de Benitlar http://www.flickr.com/photos/benitlar/sets/ que nous remercions vivement de son aimable prêt au blog, vous pourrez parcourir sa galerie de photos et plus parculièrement celle du Quercy.

La voie ferrée reliant Aurillac à Brive emprunte les gorges et fut construite en 1880. Il existe pas moins de 22 tunnels entre Laroquebrou et Laval. Des moulins étaient aussi autrefois établis sur la Cère. Jadis on y pratiquait le flottage du bois qui alimentait les nombreuses verreries qui s'y trouvaient ( voir le blog Verreries de la Cère du 28/04/2010) ainsi que l'usine de tanin de Laval sur Cère ; les fagots de merrains récupérés en aval étaient mis sur les gabares qui voguaient vers Libourne pour servir à la construction des tonneaux.

Il faut noter qu'une passe à poissons a été installée à Camps en Corrèze, afin de permettre aux truites sauvages de se reproduire sur le cours d'eau.

Tout le long de son parcours la Cère traverse des gorges couvertes de nombreuses fôrets d'hêtres, chênes, charmes, bouleaux. On y voit aussi des sites naturels tels que les points de vue " Le Rocher du Peintre", " Le Point Sublime", les cascades déjà citées et une faune protégée. 

( sources : www.cantalpassion.com, que nous remercions pour leur aide et leur collaboration, ne manquez pas de vous rendre sur leur site une mine d'informations sur le beau département du Cantal.)

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13 février 2012

BARRAGE DES CHAUMETTES ( Val Beynete 19 Corrèze)

L'aménagement de Val-Beynete, situé dans le département de la Corrèze, est alimenté par le barrage des Chaumettes, sur la Diège, qui est un affluent rive droite de de la haute Dordogne. Il restitue les eaux directement dans la Dordogne, dans la retenue de Marèges ( voir blog lettre B barrage de Marèges).

Le barrage des Chaumettes est à cheval sur les communes de Roche-le-Peyroux et Saint-Victour. Construit en 1927 par la Société L. Ballot, depuis  1946 son exploitation est assurée par E.D.F.

C'est un barrage de type poids, d'une hauteur de 33,5 m et une longueur en crête de 90 m. Il a 27 m d'épaisseur à la base et 4 m en crête.

WBarrage_des_Chaumettes_Amont 

La retenue de 7 km de long a une capacité de 7,5 millions de m3. Sa côté de retenue maximale est de 547,5 NGF.

Une galerie d'amenée d'eau longue de 2,6 km et d'une section variant de 10 m2 à 13 m2 prolongée par 4 conduites forcées d'une longueur moyenne de 270 m et de diamètre 1,55 alimente l'usine. 

L'usine comprend 4 groupes équipés de turbines Francis à axe vertical. La puissance totale  installée est de 27,7 MW. La hautzeur de chute maximale est de 134,4 m.

 

( Source : Aménagement hydro-électrique du bassin de la Dordogne, E.D.F groupe d'exploitation hydraulique Dordogne 19000 TULLE, avec nos vifs remerciements pour leur participation.)

Photo : wikipedia, de Est Ter du 16/08/20009 : la Diège en amont du barrage des Chaumettes.


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07 février 2012

PEISSIERE

Au cours de la trajet sur la rivière les bateliers recontraient tout au long de leur parcours un relief tourmenté fait de nombreux obstacles parmi ces derniers les peissières. ( voir aussi les Moulins-bâteaux)

La peissière est une digue de pieux soutenus par des glacis de fortes pierres. Ces barrages ordinairement obliques ne laissaient que d'étroits passages, les uns au milieu, les autres près du bord, selon la configuration du fond, et là pour le bateau, c'était toujours un saut à faire ... heureux s'il enfilait bien la passe ( pertuis : passage destiné à laisser passer les bateaux) s'il ne versait pas sur la ligne de pieux ou s'il ne faisait pas le plongeon dans les remous ( une ordonnance du roi François Ier a fixé à 24 pieds (5,70m) la largeur de ces pertuis que l'on a appelés Pas du Roi).

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Ces peissières, ces barrages avaient pour but de retenir le poisson - source de conflits pendant des siècles lorsque le Pas du Roi n'était pas praticable - ces peissières souvent emportées par les crues mais reconstruites pour assurer à leur propriétaire une prise de poisson non négligeable.

Souvent ces peissières appartenaient à des monastères qui faisaient une grande consommation de poissons.

Sur la rive opposée au chateau des Milandes on peut encore voir des morceaux de bois affleurent au ras des galets en alignements, il s'agit là des restes d'une peissière. L'embout en fer permettait d'enfoncer dans le sol caillouteux sans abimer le bois.

 

( Source : Jean Baptiste Blaudy : Gabarier sur la Dordogne, Edition établie par Guiton Brugeaud- La Table ronde -1995)

Dans son livre " La Haute Dordogne et ses gabariers" ( ed. Les Monédières) Eusèbe Bombal cite plusieurs peissières et dit à propos :

" La Peissière du Gibanel ou de Dousiret, près du lieu de Gibanel. Elle dépendait de la châtellenie de Servières et fut donnée par arrentement à nouveau fief par le vicomte de Turenne, en 1569, à Jean Doustret, dit de Guilhelm, Pierre Armaniac, dit de Doustret, et Jean Piniot Doustret, moyennant la rente annuelle de cent anguillons, les tenanciers devaient payer  un sol pour chaque anguillon."

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01 février 2012

LA GRANDE HERMINE VOGUE SUR LA DORDOGNE.......en 2007...


Lors de sa seconde expédition d'exploration du Canada en mai 1535 Jacques Cartier parti à la tête de : " La Grande Hermine", après une traversée de l'Atlantique de près de 50 jours repris son exploration , mais l'hiver était rigoureux et le navire fut pris dans les glaces. A terre les hommes hivernèrent à Stadacone, mais une épidémie de scorbut en décima 25, Jacques Cartier fit alors le vœu avec les survivants de se rentrer en pèlerinage à Notre Dame de Rocamadour (47), s'ils  rentraient sains et saufs en France. Grâce à des indiens  qui lui donnèrent une tisane à base de cèdre blanc ils purent revenir en France.

Il faut se rappeler qu'à cette époque et depuis fort longtemps le sanctuaire de Notre Dame de Rocamadour(47) était un, lieu de pèlerinage trés fréquenté et par nombre de marins ayant invoqué sa protection et revenus vivants de longs voyages venaient prier la Vierge Noire en y déposant des ex-voto. Le roi Henri II d'Angleterre ( époux d'Alienor d'Aquitaine) après y être passé fit construire à Camaret -sur-Mer une chapelle dédiée à Notre Dame de Rocamadour, cet édifice est toujours visible par les marins qui arrivent ou quittent la rade de Brest.

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La ville de Québec( Canada), dans la paroisse de Notre Dame de Rocamadour, l'église de Limoilou lui est particulièrement dédiée .

C'est ainsi que lors des célébrations du 400 ème anniversaire de sa fondation ayant lieu en  2008, et la tenue du 49 ème Congrès Eucharistique International du 15 au 22 juin, afin de marquer sa  reconnaissance, le sanctuaire de Notre Dame de Rocamadour (47) décida de faire exécuter un ex voto sous la forme d'une  maquette de "La Belle Hermine", afin de l'offrir  à la paroisse québécoise de N-D de Rocamadour.

Et en octobre 2007 " La Belle Hermine" quitta Rocamadour passant par Lacaveou elle fut mise à l'eau  afin de gagner Souillac et embarquer sur une gabare charge de la convoyer jusqu'àBordeaux, passant successivement par Bergerac, Sainte- Foy- la- Grande entre autres, et à chaque escale un accueil particulier lui était réservé, elle ralliait Bordeaux ou un bateau dela SNSM allait rallier via Nantes, La Rochelle,Saint-Malo où  eut lieu  une procession dans les rues, elle devait embarquer sur la frégate de la Marine Nationale "Cassard" qui représentait la France lors de la grande parade navale aux cérémonies du 400 ème anniversaire

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Arrivée à Halifax ( Canada), l'ex voto était transféré sur bateau qui remonta le fleuve Saint Laurent pour arriver à  Québec et être placé à la paroisse de N-D de Rocamadour ou il était offert au Cardinal Ouellet Archevêque de Québec

Note : la maquette est l'œuvre de Mr Jacques Patrice Bamberger de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et Métiers d'art de Paris, elle est à l'échelle de 1/50eme.

Odilon remercie tout particulièrement le site de  " dronnemelanie.perigordvert.com/ pour son prêt des photos de l'ex-voto lors de son passage à Bergerac. Ne manquez pas de rendre visite à ce site intéressant.

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