27 janvier 2012

Joséphine BAKER ( 24 Dordogne)

Wlife-1951  Le nom de Joséphine Baker est inséparable du château des Milandes dont-elle fit " le village du monde et de la fraternité", en adoptant des enfants venus de tous les pays du monde.

Retour sur sa biographie : c'est le 3 juin 1906 qu'elle voit le jour à Saint-Louis ( Missouri - U.S.A) dans une famille d'artistes très modestes. Ayant une enfance chaotique elle restera peu à l'école préférant tenter sa chance en chantant et en dansant étant douée pour ces arts. La chance lui sourira puisqu'à l'âge de 19 ans montée à New-York, elle y acquiert une petite notoriété qui la fait remarquer. On lui propose alors de partir à Paris avec " La Revue Négre" ( troupe se composant de 25 artistes : chanteurs, danseurs et musiciens). La première représentation qui a lieu le 2 octobre 1925 est un grand succès pour Josephine qui devient une vedette et va ensuite se produire avec la troupe dans toute l'Europe.

De retour à Paris, elle est engagée aux Folies-Bergères, la revue " La folie du Jour" en 1926 va alors la propulser au firmament de la célébrité car c'est dans cette revue que se trouve la célèbre séquence où elle ne portait pour tout costume qu'une ceinture de bananes ..., avec laquelle elle allait sillonner l'Europe provoquant ici et là de nombreux incidents, tant cela était osé pour l"époque. En 1932 elle fait ses débuts au " Casino de Paris " descendant le grand escalier, elle entame alors une carrière de chanteuse et chante alors entre autres le célèbre refrain " J'ai deux amours ". 

Souhaitant se produire aux  U.S.A elle repart  mais sa tournée fut parsemée d'incidents, cela ne lui donnant pas satisfaction elle repart vers Paris en 1936, elle se marie prenant la nationalité française de son mari.

C'est à cette époque que le château des Milandes va entrer dans sa vie, elle en fera l'acquistion en 1947.

Durant la guerre, Joséphine qui de par sa profession voyageait beaucoup rencontrant des personnes bien placées, elle va devenir agent de renseignements, pour le deuxième bureau, transmettant ainsi des informations importantes à la Résistance  aux Milandes elle cache des fugitifs entre autres. Tous ces actes héroïques lui vaudront de recevoir la Médaille de la Résistance, la Légion d' Honneur et la Médaille Militaire entre autres.

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Mariée en 1947 avec le musicien Jo Bouillon, ils vont entreprendre la restauration du château redonnant vie au village, ils vont y aménager un hôtel, un restaurant, une ferme modèle entre autres. Elle devait adopter 12 enfants originaires de différents pays du monde.

Les Milandes représentaient un lourd fardeau pour Joséphine Baker, surtout après le départ de Jo Bouillon, elle doit alors reprendre ses tournées pour continuer à entretenir le château et sauver son oeuvre, mais malgré l'aide de nombreux amis elle est expulsée en 1969.

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Elle devait poursuivre ses récitals pour faire vivre sa famille qui avait été accueillie à Roquebrune par la Princesse Grâce de  Monaco. en 1975 elle remonte sur scène à " Bobino" pour y célébrer ses 50 ans de carrière follement applaudie ce fut un triomphe. Atteinte d'une hémorragie cérébrale quelques  jours plus tard elle devait succomber. La France lui fit des obsèques nationales.

Tout au long de sa carrière, Joséphine Baker n'eu de cesse de combattre la ségrégation et le sort qui était fait aux noirs aux U.S.A, luttant obstinément pour l'égalité de traitement entre noirs et blancs.

( Photo aérienne du château des Milandes un grand merci à nortre ami Philippe Dufour, pour voir d'autres photos du chateau voici le lien : http://philippe.dufour9.free.fr/

 

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22 janvier 2012

500 000 ans de préhistoire :CREYSSE (24 Dordogne)

" Sur la commune de Creysse, en plein coeur du Bergeracois, plus d'une quinzaine de sites archéologiques datés de la préhistoire ont déjà été recensés : les Bertranoux, Toutifaut, Cantalouette, Barbas, et de nombreux autres sont pressentis.

" L'importance des gisements préhistoriques du Bergeracois est pourtant presque inconnue du public. C'est que depuis le XIXè siècle et pendant près d'un demi-siècle, la recherche en préhistoire s'est principalement intéressée aux sites en grottes et sous-abris et plus encore à l'art. Prospectés avec assiduité, la Vallée de la Vézère et le Sarladais livrèrent alors un chapelet de découvertes saisissantes dont la grotte ornée de Lascaux, célèbre dans le monde entier.

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"Une grande majorité des sites du  Bergeracois actuellement connus a été la découverte dans les années 1960 par Monsieur et Madame Jean Guichard (✝) qui deviendra conservateur en Chef du Musée National de préhistoire des Eyzies-de-Tayac. Ce sont eux qui, les premiers entreprirent la fouille du gisement de Barbas, sur la commune de Creysse.

A Barbas les fouilles, arrêtées en 1968 furent reprises en 1987 sous la direction de M. Eric Boëda, Maître de Conférences en préhistoire à l' Univerrsité de Paris X-Nanterre.

" Sur le site de Barbas différents niveaux archéologiques représentent la plus ancienne période de la préhistoire pour la région ; entre - 500 000 et - 400 000 ans . La quantité et la qualité du matériel Acheuléen retrouvé, daté de - 145 000 ans a permis des observations inédites. Plus de 600 outils furent recueillis sur 20 m2 de fouille. sur le site même les  niveaux aurignaciens sont les seuls représentants de la plus récente période de la préhistoire. Datés de - 32 000 ans, ils recouvrent plus d'un hectare.

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Le site de Barbas, comme tous les autres sites  connus du Bergeracois est un site de plein air. Cette particularité est importante. En effet, en grotte ou sous-abri, il est rare de bénéficier d'une aussi vaste étendue de vestiges conservés sur place. La recherche de grands espaces, motivée par les nouvelles contraintes de la fouille horizontale attira les préhistoriens hors de leurs grottes. 

Ainsi naquit la préhistoire du Bergeracois qui met un terme, avec tous les autres sites de plein air au mythe de l'homme des cavernes."

( source texte et illustrations  : Publication de la Mairie de Creysse juin 1996 " Creysse 500 000 ans de préhistoire", Conseil scientifique Eric Boëda, Université Paris X-Nanterre, Photos Claude Huygens- dessins : Michele Ballinger.)

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18 janvier 2012

Hirondelle des rivages

De nombreux oiseaux sont présents le long des rives de la Dordogne laquelle offre pour les uns et les autres gîte et couvert...

Pour qui aime à se promener au bord de notre Rivière Espérance, il pourra apercevoir le vol rapide de l'hirondelle de rivage ( Riparia riparia) qui niche dans les berges sablonneuses et les zones humides.

C'est un passéïdé de la famille des Hirundinidés qui se différencie de l'hirondelle rustique que nous voyons dans nos villes et campagnes : en effet elle est d'une taille plus petite - 12 cm et son poids de 12/18 grammes - , sa couleur : elle a le dos brun, une petite queue, la gorge et le dessous du ventre sont blancs.

L'hirondelle de rivage creuse un tunnel soit dans la partie abrupte d'une falaise, d'une gravière, à l'extrémité du tunnel elle fait son nid avec  des herbes et des plumes. Ce nid pourra être utilisé le cas échéant durant plusieurs années.

La femelle a généralement 2 nichées. Elle pond 4 à 5 oeufs, l'incubation va durer 14 jours : les petits sont nourris avec des moucherons et des petits insectes par les deux parents et au 19 ème jour ils prennent leur envol et s'en vont à leur tour à la chasse aux insectes au dessus de l'eau.

C'est après leur reproduction qu'elles se préparent à migrer vers le sud en hiver.

L'hirondelle de rivage est protégée en France par l'arrêté ministériel du 17 avri 1981 et ce sur l'ensemble du territoire

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Source image avec nos remerciements :http://environnement.ecole.free.fr/

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13 janvier 2012

LE COMMANDANT COUSTEAU ( Saint-André-de-Cubzac 33 Gironde)

WcousteauC'est le 11 juin 1910 que Jacques-Yves Cousteau voit le jour à Saint-André-de-Cubzac ( Gironde 33).

A la fin de ses études il intègre l'Ecole Navale et sortira dans la promotion de 1930. Sa carrière militaire le fait voyager sur de nombreux océans. Entré dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, c'est à ce titre qu'il recevra la croix de la Légion d' Honneur. 

C'est sa rencontre avec Philippe Tailliez en 1943 qui fut décisive pour l'avenir, ils sont à l'origine de la création en 1945 du GRS ( Groupe de recherches sous-marines) de la Marine Nationale à Toulon. Cet organisme deviendra successivement le GERS ( groupe d'études et de recherches sous-marines), le COMISMER ( Commandement des interventions sous la mer) et le CEPHISMER ( cellule plongée humaine et intervention sous la mer de la force d'action navale).

C'est en 1943 que J-Y cousteau et l'ingénieur Emile Gagnan inventent le scaphandre autonome moderne à air comprimé. Il est aussi à l'origine de la première caméra de télévision sous-marine entre autres, et de la soucoupe plongeante.

Après avoir quitté la Marine Nationale, en 1950 il arme un ancien dragueur de mines qui va devenir célèbre et son navire amiral : " La Calypso" avec laquelle il va mener toutes ses expéditions, (plus d'une cinquantaine), qui vont lui permettre durant ses voyages de faire des fouilles archéologiques sous-marines en Méditerranée entre-autres, et produire des films qui vont le rendre populaire dont " Le Monde du silence" récompensé au Festival de Cannes par la Palme d' or en 1956. Il recevra aussi 3 Oscars à Hollywood en 1957 pour " Le Monde du silence" et " Le Monde sans soleil" et en 1965 pour " Histoire d'un Poisson rouge."

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Il a contribué à la vulgarisation de la connaissance du monde sous-marin et fait prendre conscience de la nécessité de le sauvegarder. Il s'engagera dans de nombreuses organisations pourla protection de la nature.

De 1957 à 1988 il sera directeur du Musée Océanographique de Monaco. C'est en 1988 qu'il est élu " Immortel" et fait son entrée à l' académie Française. Il recevra de multiples honneurs dans de nombreux pays : Etats-Unis, Inde, Maroc entre autres.

Il devait décéder le 25 juin 1997. Sa ville natale Saint-André-de-Cubzac ( 33 Gironde), où il est inhumé lui a rendu hommage en donnant son nom à une rue .


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09 janvier 2012

EGLISE NOTRE DAME DE LANOBRE ( 15 CANTAL)

C'est à la maison primitive de Val qu'on doit attribuer la construction de l' église de Lanobre ( 1100). Le grès qui a servi à l'édification de l'ensemble et à la taille des chapiteaux, provient des carrières aujourd'hui submergées ( note : lors de la construction des grands barrages dans la région)  et autrefois ouvertes au flanc d'une basse terrasse de la vallée de la Dordogne.

C'est un des plus beaux monuments de style Roman en Haute-Auvergne : " L'harmonie de sa construction intérieure, la multiplicité de ses  colonnes, l'élévation de ses voûtes élancées pour un édifice roman, ses arcades d'un profit si pur nous la font classer après N-D des Miracles de Mauriac. Seul le clocher moderne, lourd et carré, ne s'harmonise pas du tout avec l'édifice ( le clocher de l'époque, octogonal, a été détruit par la foudre à la fin du XIXème siècle). La grande entrée, réparée au XIVème siècle est de style ogival. Les pentures en fer forgé  qui décorent la porte principale sont de la même époque et classées " Monument Historique (20/12/1916)."

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L'église a une longueur totale de 29,20 m y compris l'abside, et une largeur de 10,75 m. La nef centrale large de 4,10 m est divisée en cinq travées et voûtée en berceau. La croisée du transept est recouverte d'une coupole sur trompes en cul-de-four maintenue par des arcs et des doubleaux dont les retombées s'appuient sur des chapiteaux historiés. Classés parmi les plus beaux et les plus intéressants de nos églises romanes on peut citer parmi les plus remarquables : St Michel veillant face au démon, au pèsement des âmes ; l'Annonciation, La Visitation, La Nativité ; Jésus enfant au Temple ; Jongleurs montrant des singes ; le chapiteau de l' Avare.

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(Source texte : Mr Joseph Marcombe, office de Tourisme  de Lanobre, brochure- Lanobre Cantal, un guide, une histoire - éditée en 1980, Éditions Gerbert à Aurillac.

( Photos du site Petit Patrimoine sur lequel vous trouverez des photos de l'intérieur de l'église.Merci de leur amabilité.)

 

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05 janvier 2012

BARQUES DE PECHE

Les gabarres ont disparu de la Dordogne, tout du moins celles qui ont fait l'objet d'une abondante littérature basée sur des documents anciens. Mais grâce à quelques passionnés, à des historiens, à des manifestations voire  à des expositions, à des conférenciers sans oublier un film romancé, les gabarres revivent.

Cependant, un autre genre d'embarcation est en train de disparaître d'amont en aval, à mesure que disparaissent ceux qui les utilisaient, c'est à dire les pêcheurs professionnels. Il s'agit des " gabarots" de pêche.

Les bâteaux de pêche depuis Argentat jusqu'au Sarladais, avaient encore au début du XXème siècle une silhouette et une architecture bien particulières qu'on ne trouvait en aucune autre région de France. C'était un type de barques plates, aux bords légérement évasés, aux deux extrémités effilées et relevées, surtout en poupe.

Elles avaient généralement six mètres de longueur environ ( probablement trois toises à l'origine, soit 5,85m), 1,10 m environ de largeur au maître-couple, trente à trente-cinq centimètres de hauteur de bordé ( probablement un pied à l'origine, soit 32,5 cm). Leur tirant d'eau était très faible ( moins de 10 cm). La ligne générale du bateau était fine et élancée. Pour la fabrication, on utilisait  de préférence du chêne ou du mélèze mais on se contentait parfois d'aulne, de saule voire de pin.

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Cette embarcation typique et qui servaient à la mise en oeuvre de plusieurs engins : araignées, tramails, petits et grands verveux ( filet en forme de cône), nasses en osier ou métallique, goujonnier ( petit épervier dont les mailles sont très serrées) palangres ( ligne de fond à laquelle est attachée des bas de lignes) et la liste pourrait s'allonger... Leur emploi dépendait de la saison, de l'état des eaux, des conditions atmosphèriques et de la probabilité d'un contrôle du garde-pêche.

Non seulement il existait d'autres outils, mais il y avait également des procédés de pêche prohibés qu' Odilon apercevait, caché en bordure de rive comme la " fouïssine" ( la foëne) qui tentaient surtout les braconniers occasionnels et qui se pratiquaient la nuit, souvent à pied sur les graviers peu profonds, à l'aide d'une forte lampe à acétylène. 
C'était hier ...

( maquette de Monsieur Michel Blanchard, avec nos remerciements)

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