LE PONT SUSPENDU DE CARENNAC ( 46 LOT )
Tous ceux qui viennent visiter CARENNAC pour y admirer l' Eglise Romane et son tympan du XIIème siècle, son cloître, sa mise au tombeau du XVI ème, les expositions de la Maison de la Dordogne et bien d'autres édifices prestigieux passent sur le pont enjambant la Dordogne au niveau du hameau de Cabrette.
Mais il n'en a pas toujours été ainsi . Il y a plus de 150 ans, à cet endroit se trouvait " L Île Barrate", célébrée par Fénelon qui Prieur de l' Abbaye de 1781 à 1795 y écrivit " Les aventures de Télémaque" récit des aventures d' Ulysse, elle fut désignée sous le nom " d'Île de la Calypso ".
A cette époque on pouvait franchir la Dordogne à gué mais avec de grands risques. Deux bacs l'un au nord propriété de la famille Dunoyer de Segonzac dit " Le grand Bac" reliait l Île au village de Cabrette, l'autre dit " Le petit Bac" propriété de la famille Valrivière reliait Carennac à la partie sud de l' Île.
Le grand bac faisait payer l' octroi ( droit sur les marchandises ) et le passage, le petit bac ne faisait payer que le passage.
En 1845 François Dunoyer de Segonzac fit construire le petit pont de l' Hermitage qui supprimait le petit bac, puis en 1848 il fit construire à ses frais un pont suspendu à péage. Ce pont était soutenu par des câbles en acier et le tablier était en bois, il supportait tant bien que mal les nombreux passages de charrettes et autres engins, plusieurs incidents eurent lieu.
Racheté par l' État en 1900, ce qui marquait la fin du péage, et compte tenu de son état, il fut remplacé en 1939 par le pont actuel qui a été rénové en 1957.
( source texte d'après le Bulletin de l' association des amis de Carennac novembre 2001, Le Pont suspendu de Carennac étude par Mr Jean Claude Ayroles).Voir lettre " A " association pour tout lire toute l'histoire de ce pont.
Photo du pont actuel de Mr Jacques Massot, sur structurae avec nos vifs remerciements.
SAINT SACERDOS (24 DORDOGNE)
Saint SACERDOS, Évêque de Limoges, voit le jour en 670 près de Calviac, au bord de la rivière Dordogne, ( Calviac est désignée sous le nom de Calabre dans les anciennes chronique - à cette époque les Petrocoriens occupaient la province) , non loin se trouve la ville de Sarlat. Il voit le jour lors d'un voyage de ses parents Laban et Mondane ( sa mère devint plus tard Sainte Mondane) alors que ces derniers faisaient halte dans le village.
Il fut baptisé et éduqué par sa mère puis plus tard par Saint Cyprien Évêque de Cahors qui lui donna les ordres et le renvoya à Calviac afin d'y relever le monastère fondé au 6ème siècle qui tombait en ruines. Sacerdos s'occupa de sa mission et fit en sorte que les moines n'aient plus à s'occuper du matériel pour mieux se consacrer au temporel en leur donnant tous ses biens, car il vivait simplement pratiquant la charité, visitant les malades et les lépreux.
Il devait succéder à l' Évêque de Limoges venant de décéder et durant de nombreuses années il s'occupa de son diocèse. La mort de son père Laban fournit à Sacerdos l'occasion du plus éclatant miracle. Laban étant décédé sans avoir eu le temps de recevoir le dernier viatique alors que Sacerdos faisait ses oraisons il arrivât en toute hâte trop tard. Sacerdos se mit alors à prier devant la dépouille de son père lui prit la main l'appelle deux fois par son nom et voici que Laban relève la tête, Sacerdos lui demande de le bénir, Laban lève la main une deux fois bénit son fils et s'endort pour l'éternité.
Sacerdos avait choisit Calviac comme lieu de retraite, mettant en ordre les affaires du diocèse, assurant sa succession, il se mit en route pour Calviac mais il était très épuisé, arrivé à Argentat il fut saisit d'une fièvre violente, il demanda alors à recevoir le Saint Viatique et demanda que sa dépouille mortelle fut transportée au Monastère de Calviac, et il expirât le 4 mai de l'an 720.
Ses compagnons prirent leurs dispositions et c'est sur un bateau le long de la rivière Dordogne que Saint Sacerdos parvint à Calviac. On montre encore à Argentat le lieu probable où le Saint Évêque rendit le dernier soupir.
( Chapelle Saint Sacerdos à Argentat)
Au cours des guerres, le Monastère de Calviac fut pillé et dégradé, les moines de Saint-Sauveur de Sarlat firent transporter son corps dans leur église et c'est de cette période que Saint Sacerdos est devenu le Saint Patron de Sarlat.
( sources : Saint-Sacerdos Evêque de Limoges et Sainte Mondane sa mère : la vie de saint sacerdos par l' Abbé Pergot, curé de Terrasson 1865, gravure Saiont Sacerdos ressuscite son père).
Photo chapelle Saint Sacerdos à Argentat de Daniel Delrieu ( voir son site) avec nos remerciements pour son aide à l'illustration de notre alphabet).
LES PLUS BEAUX VILLAGES DE FRANCE : VALLEE DE LA DORDOGNE ( 24 )
La Dordogne appartient au club très fermé des départements possédant le label: "Les plus beaux villages de France ".
Nous avons choisi ceux qui bordent la rivière Espérance et tout du long on y trouve : La Roque-Gageac ( voir lettre alphabet R), puis en suivant nous pouvons voir :
Castelnaud-la-Chapelle : qui nous offre son panorama des Châteaux de Castelnaud, Lacoste, Les Milandes, dont le château éponyme fut au XIIème siècle pris par Simon de Montfort en 1214, en 1973 Castelnaud-Fayrac devait fusionner avec la commune de Chapelle-Pechaud, d'où son nom.
Castelnaud-la-Chapelle ( photo de Daniel Farinelle)
Beynac qui depuis les terrasses de son château nous fait contempler la rivière coulant entre des panoramas magnifiques était l'une des Quatre Baronnies du Perigord
Domme, une des bastides du Perigord qui du haut de sa promenade de la Barre veille sur la rivière, bourg féodal ayant obtenu une charte des coutumes en 1258
Limeuil : important port au confluent de la Vézère et de la Dordogne qui nous dévoile son panorama à la fois sur les vallées dela Vézère et de la Dordogne abvec ses deux pont coudés à angle droit.
Limeuil ( photo Daniel Farinelle)
( Vous pouvez en vous rendant sur le site des plus beaux villages de France - que nous remercions pour leur autorisation de photographies celles-ci sont de Mr Daniel Farinelle - en apprendre bien plus sur ces villages mais aussi sur les autres villages de Dordogne qui ont obtenu ce label, cela vous fera une occasion de préparer de futures visites...)
LES ECLUSEES
Les éclusées sont des variations artificielles, brutales et fréquentes des débits liées à l'exploitation des barrages, dont les conséquences sont majeures sur les milieux aquatiques.
Le bassin de la Dordogne possède l'une des trois plus grandes chaînes hydrolélectiques françaises. 1,3 milliard de mètres cubes sont stockés dans une quarantaine de grands réservoirs, répartis sur tout le haut bassin. Cinq d'entre-eux ( Bort-les-Orgues, L'aigle, Le chastang, St Etienne Cantalès et Enchanet ) représentent à eux seuls 85% de ce stock. Ils alimentent un équipement d'une puissance de 1650 MW, l'équivalent de 1,5 tranche nucléaire.
Ces aménagements fonctionnent " par éclusées", ce qui signifie qu'ils peuvent " moduler" les débits en alternant des phases de stockage d'eau- et donc d'énergie- dans les retenues des barrages, et des phases de déstockage pendant lesquelles les turbines sont mises en marche. La mise en route des usines est presque instantanée. L'hydroélectricité est donc un outil capable d'alimenter rapidement le réseau électrique dans les périodes de pointe de consommation. Dans le paysage én ergétique français, cette source d'énergie est aoujourd'hui considérée comme l'un des principaux éléments de sécurité de l'approvisionnement national.
La Dordogne, planète hydroélectrique 60 grands barrages, 31 centrales hydroélectriques, une puissance totale de 1500 MW, une productible de 3100 GWh/an, le bassin de la Dordogne est l'une des trois chaînes françaises qui répondent aux besoins d'électricité de pointe.
( Source : bassin dordogne epidor :www.debits-dordogne.fr/, sur le site vous y retrouverez tous les éléments et détails sur les éclusées sur la rivière Dordogne, avec nos remerciements pour leur autorisation de reproduction.)
( Photos du barrage de Tuilières, il fait partie des ouvrages hydroélectriques qui turbinent les débits entrant dans la retenue. Elles ne sont pas autorisées à réaliser des éclusées et ne font que transmettre à l'aval les variations de débit de l'amont - photos Sutdio Plume et eau)
LE TRAITE DU FLEIX EN 1580 (24 DORDOGNE)
Le Traité du Fleix est en relation avec la 7ème Guerre de religion qui se déroule, pour l'essentiel dans le sud-ouest. La Paix de Bergerac, signée par le Roi à Poitiers en septembre 1577, avait mis fin à la 6ème Guerre de religion.
En février 1579, pour consolider une paix qui tenait vaille que vaille depuis quinze mois, Catherine de Médicis et des membres du Conseil privé au nom du Roi, Condé et Navarre en personne pour les réformés, se réunissent durant deux semaines à Nérac pour examiner les menues violations à l' Edit de Bergerac. Des combats eurent encore lieu en Normandie, en Dauphiné et en Guyenne.
Des conférences eurent donc lieu au FLEIX, en novembre 1580 pour essayer, une fois de plus, de mettre un terme à cette guerre civile.
C'est dans le château de Germain-Gaston de Foix, Marquis de Trans, que se tint l'Assemblée et Conférence. Se trouvaient également au Fleix :
Henri III de Navarre accompagné de son épouse Marguerite de Valois ( dite la Reine Margot) soeur du roi de France Henri III, et du duc d' Anjou, et fille de Catherine de Médicis ; Louis de Bourbon, duc de Montpensier ; François Hercule, duc d' Anjou ( ex duc d'Alençon) dernière frère du roi de France Henri III qu'il représentait. Par contre Catherine de Médicis, la reine mère, ne devait pas se trouver au Fleix à cette époque, car son représentant Pomponne de Béllièvre, présent lui au Fleix l'informe par courrier du déroulement des événements.
Quant à Michel Eyquem de Montaigne ne pouvait être présent au moment de la conférence, bien qu'il fut voisin et amis de Germain-Gaston de Foix, et qu'il hébergera le 16 décembre 1584 ainsi que les 23 et 24 octobre 1587, le roi de Navarre : à cette époque il se trouvait en Italie.
( photos de notre ami Jean Guerrier, merci)















