30 mai 2010

LE PONT DE SOUILLAC dit PONT VICAT ( LOT-46)

En 1886, l' Assemblée de Haute Guyenne vote un budget pour la construction d'un pont sur la Dordogne, il fallait parfois attendre plusieurs jours pour traverser la rivière avec le bac reliant les deux rives. La révolution de 1789 fit suspendre le projet.

Quelques années plus tard en 1808, revenant d' Espagne passant par Souillac l'Empereur Napoléon prit conscience de l'utilité des voies de communication, pour Napoléon, les routes Impériales permettaient d'unifier le pays et de faciliter le mouvement des troupes mais il fallait des ponts pour franchir les cours d'eau.  Souillac étant sur la route Impériale 23, future Route Nationale 20 qui allait de Paris vers l'Espagne en passant par Toulouse ; Souillac se devait d'avoir un pont sur la rivière Dordogne.

Wvicat__principaleL'administration fait appel à Louis Vicat qui avait été reçu dans les premiers à l' Ecole Polytechnique. Nous sommes alors en 1809, Louis Vicat vient d'être nommé Ingénieur ordinaire à Périgueux. C'est en 1812 qu'il arrive à Souillac, où il devait résider 20 ans de sa vie et se marier en 1819 avec Mademoiselle Ursule Castenet.

Un projet ambitieux lui est confié : la construction du Pont de Souillac sur la Dordogne, rivière torrentielle aux brusques " sautes d'humeur" qui interdisaient avec les techniques en usage en ce temps là d'exécuter les fondations  des piles du pont.

Le pont projeté comportait 7 arches surbaissées en maçonnerie d'une ouverture de 22 mètres chacune. Dans une rivière torrentielle dont le lit présentait de gros blocs de rochers qui, lors des crues de la rivière étaient entraînées par le courant.

Mais en 1812, l' Empire Napoléonien est financièrement  exsangue, la retraite de Russie sonne le glas des gros travaux pour plusieurs années. Louis Vicat va donc mettre à profit le temps dont il dispose pour faire des recherches et c'est en 1817 qu'il établit la loi de fabrication du ciment artificiel qui en 1818 fut approuvée par un aréopage de savants réunis pour vérifier la validité de sa théorie : Louis Vicat n'a que 32 ans. C'est le ciment artificiel dont la fabrication au XXIe siècle repose toujours sur la formule de Louis Vicat.

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On peut donc dire que le Pont de Souillac est la première construction au monde réalisée avec du ciment artificiel.

Achevé dans sa totalité en 1825, cet ouvrage de 180 mètres de longueur sur 9 de large, 7 arches reposant sur 6 piles, il a coûté 487.983 frs.

Dans les archives des plans de Louis Vicat le Pont  possède plusieurs appellations : Pont du Duc d'Angoulême, Pont de Souillac, Pont de Lanzac, Pont Vicat, Pont Napoléon.

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A l'entrée du Pont côté Souillac (à gauche ), il y avait un octroi où l'on devait s'acquitter de la taxe de péage pour ceux qui venaient de Lanzac (côté droit en venant de Lanzac) et dans le renforcement du rocher, une chapelle démolie lors de la construction du Pont. Une piéta du XIVe siècle en signale l'emplacement. L'original est conservé aux Amis du Vieux Souillac.

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26 mai 2010

BATEAU A VAPEUR SUR LA DORDOGNE EN 1835 ENTRE LIBOURNE (33) et BERGERAC (24)

On retrouve trace en 1835 d'un bateau à vapeur en fer, entre Libourne et Bergerac. Le 18 mars 1835 a lieu son premier voyage, salué le long du chemin par les acclamations des populations riveraines. Il s'agissait du " Vulcain", d'une longueur de 27 mètres et 60 centimètres de tirant d'eau. Le " Vulcain" connût de nombreux échecs, en effet il ne parvenait à remonter que jusqu'à Sainte- Foy- la Grande (33). Il cessa de naviguer en juin 1835.

En 1837 on parle de deux petits vapeurs " Courrier de Bergerac" et " Courrier de Libourne" qui n'eurent pas de succès. Ils connurent la même infortune que le " Vulcain" il est dit : " ces deux bateaux n'ayant pu vaincre les courants entre Libourne et Bergerac avec assez de vitesse et leur tirant d'eau étant trop fort, ils sont revenus en 1837 où ils sont restés amarrés jusqu'en 1841.

En 1869, on pouvait lire dans " Le Journal de Bergerac", daté du 10 juillet : " c'est aujourd'hui que les steamers de la Dordogne commençent leur service régulier :

Départ de Bergerac : 5 heures du matin et 1 heure du soir

Départ de Castillon : 5 heures dumatin et 11h45 du soir

Prix des places  en première :  Gardonne : 75 centimes  ,  Ste- Foy : 1,50 centimes,  Pessac  : 2F 25,  Castillon : 3 Frs.

Prix des places deuxième  :     Gardonne : 50 centimes ,   Ste- Foy  : 1 Frs               Pessac  : 1F 50,  Castillon : 2 Frs

D'une durée éphémère le nom du bateau " Ville de Libourne" et un autre bateau à vapeur dont le nom n'est pas mentionné. En 1869 la section Libourne-Castillon du chemin de fer venait d'être ouverte à l'exploitation, puis en 1873 jusqu'à Port Sainte-Foy et 1875 à Bergerac, le transport des voyageurs et des marchandises par voie fluviale entre Libourne et Bergerac s'achevait.

Une vue cavalière de Bergerac, connue sous le nom de " plan Faisandier" de 1856 représente un petit bateau à vapeur voguant sur la Dordogne, sur le tambour de roue babord son nom " Le Cyrano" et sur la coque l'inscription de " Bergerac à Libourne". Mais ce bateau a-t-il réellement existé ? ou bien dans l'imagination du dessinateur ? Mr André Jouanel commentant ce plan estimait que " Le Cyrano" n'était qu'une anticipation de pure fantaisie de la réal isation qui devait avoir lieu en 1869 d'un service régulier entre Bergerac et Libourne. On peut toutefois se demander si Auguste Faisandier, au lieu d'imaginer un futur bateau à vapeur n'a pas voulu rappeler le souvenir de ceux qui avaient déjà effectué ce service et qu'il avait pu voir lui-même ou connaître par ouï-dire.

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détail du bateau " Cyrano", à gauche de la peinture.

( Source : Actes du XIXe Congrés d'études régionales tenu à Sante-Foy-La-Grande les 7 et 8 mai 1966 Fédération Historique du Sud-Ouest, Editions Bière Bordeaux - Fonds régional bibliothèque de Bergerac.) Le tableau de Faisandier peut être vu au Musée de Bergerac.

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24 mai 2010

UXELLODUNUM ( 46 LOT )

Sur le territoire de Vayrac, une commune du Lot, l'oppidum gaulois du Puy d' Issolud reconnu comme le site officiel d' Uxellodunum, dernier bastion de résistance gauloise aux armées romaines de César ( 51 avant JC).W_cesar

w_PANYXEAprès la capitulation d'Alésia, quelques irréductibles se réfugièrent sur l'oppidum d'Uxellodunum en pays cadurque ( Quercy actuel). Devant la résistance des assiégés, César prit les choses en mains et décida de priver d'eau les gaulois. Privés du précieux liquide, les guerriers gaulois se crurent abandonnés par les dieux et se rendirent. César sera impitoyable. Il fit couper les mains, à tous ceux qui avaient porté les armes, mais leur laissa la vie sauve.

Comme pour Alésia et Gergovie, la localisation d' Uxellodunum a généré de multiples controverses. Au début des années 1990, grâce à l'opiniâtreté de Jean-Pierre Girault, un archéologue  " passionné, infatigable, encyclopédique, mais aussi ce qui est plus rare impartial" ( propos retrouvés sous la plume de Anne-Marie Romero-article paru dans  Le Figaro du 21/22 avril 2001), ce dernier verra ses recherches récompensées sur le dernier lieu du dernier combat de la guerre des Gaules.

Comme pour Alésia et Gergovie, Napoléon III avait donc vu juste, après avoir chargé en 1862 une commission d'identifier le site, grâce aux premières recherches du commissaire de police Jean-Baptiste Cessac, véritable inventeur du site d'Uxellodunum, comme le déclare et l'écrit Jean-Pierre Girault qui rappelle que Cessac paya cher cette découverte puisqu'il fut révoqué, le 17 septembre 1870, au prétexte qu'il était " âgé et très sourd", mais plus vraisemblablement à cause de ses relations avec l' Empereur. ( Source : Bulletin Amis du Vieux Souillac, avec nos remerciements, carte source www.Larousse.fr/)

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21 mai 2010

LE BEC D'AMBES ( 33 GIRONDE )

La rivière Dordogne termine son long périple à la Presqu'île d'Ambés, située dans le département de la Gironde point de confluence entre la Dordogne et la Garonne, il marque le début de l'estuaire de la Gironde.

La commune d' Ambès d'une superficie de près de 2900 hectares, est située à l'extrémité de la prequ'île qui sépare la Garonne et la rivière Dordogne ; elle comprend aussi l'Ile dite d' Ambès située dans la Dordogne.

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(Pointe du Bec d'Ambès, la Garonne en arrière plan) et la Dordogne (devant ) se jetant dans l'estuaire.)  

 La presqu'île d'Ambès offre un paysage contrasté composé de marais tourbeux qui favorise le développement d'une faune et d'une flore très diversifiée. Ces marais, situés sur l'axe migratoire de vingt espèces d'oiseaux protégés lesquels peuvent s'y reproduire ou hiverner, on note entre autres : hérons cendrés et pourprés, busards, pies grièches, milans noirs, cygnes, grues cendrées, cigognes blanches et noires ... De plus, la biodiversité de la flore abrite des espèces nombreuses et variées et protégées comme: l'angélique hétérocarpe, oenanthe de Foucaud, euphorbe des marais ....

Les bourrelets fluviaux constitués de limons argileux, siliceux et sableux ont permis la culture de la vigne dès l'époque féodale sous la férule de la Baronnie de Montferrand. Le long des bords de la Garonne c'est le vin de palu.

Le territoire dépendait au Moyen-Âge de la seigneurie de Bourg située sur la rive droite de la Dordogne. Au 16ème siècle il entre dans le domaine royal.

Les vaisseaux de la mer remontaient jusqu'à Libourne qui est 9000 toises plus haut, les bancs de la rivière sont des sables mouvants et changent souvent de place.

Après la Révolution de 1789, le Bec d'Ambès donnera provisoirement son nom au département de la Gironde, pour le reprendre en 1795.

Dans les années 1824, on trouvait 11 embarcadères sur la Dordogn e et 6 sur la Gironde. L'important trafic de marchandises et voyageurs sur la Dordogne et la Gironde L'on stabilisera les rives de la Garonne par des digues entre 1854 et 1900. Ces embarcadères ( appontements ou pontons) étaient utilisés pour la pêche, le courrier, le transport des passagers naviguant sur la Garonne et la Dordogne.

Dès les XVII et XVIIIe siècles, la noblesse parlementaire bordelaise s'installa sur la presqu'île édifiant de belles " maisons de campagne" ( la production viticole apportant une nouvelle source de revenus). Sept de ces demeures qui témoignent de l' histoire des hommes et d'un art de vivre en harmonie" avec la nature, sont inscrites à l' Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH).

Au XXe siècle va se produire une mutation de la presqu'île : l'industrialisation.L 'île dite " d'Ambès" située dans la Dordogne à perdu une partie de son activité agricole. Le port s'est déplacé vers la pointe de la Prequ'Île du bec d'Ambès au confluent de la Dordogne et de la Garonne. Il constitue un avant port de Bordeaux avec voie ferrée desservant les compagnies pétrolière qui y sont implantées.

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( Photo Philippe DUFOUR, voir son  site photos aériennes, avec son aimable autorisation, Merci d'Odilon .)

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18 mai 2010

LE MUSEE DU TABAC D'INTERET NATIONAL DE BERGERAC

WpeyraedC'est en 1950 que la Direction des Musées de France crée le Musée d'Intérêt National du Tabac de Bergerac, la ville rénove le bâtiment dit " Maison Peyrarède" du 17e siècle et fleuron du patrimoine architectural local. Il est alors réorganisé et installé selon de nouvelles normes muséographiques par Mr B. CLERGEOT, Conservateur des Musées de la ville.

Inauguré en 1983, ce Musée présente dans ses quatre salles d'exposition permanente, l'histoire du tabac depuis ses origines en Amérique, son arrivée en Europe en 1492 par l'intermédiaire de C. Collomb, mais c'est le nom de Jean Nicot que tout le monde a retenu et qui l'introduit en France en 1560.

Dans les diverses salles vous pourrez apprendre les différentes utilisations de cette plante et voir de  nombreux objets tels que : pots à tabac en faîence de Delft, des rapes, des pipes, fume-cigare... sans omettre les techniques de fabrication. Le Musée a déjà présenté diverses expositions thématiques et a réalisé de nombreuses publications, le tabac étant étudié à travers l'anthropologie comme fait de civilisation.

Mais la pièce la plus exceptionnelle a été la restauration en 1988 d'une machine à sculpter les têtes de pipes. Il s'agit d'une pièce exceptionnelle par sa rareté ( deux exemplaires au monde), elle est l'oeuvre de l'inventeur San claudien Joseph Dalloz ( 1832-1905).( ci-dessous photo de cette machine, source : Musée du Tabac)

Privatisée en 1995 la SEITA devenue ALTADIS qui a été rachetée par Impérial Tobacco, vient de faire un leg important ( en 2009) au Musée. Une grande partie provient de l'unique Musée du Tabac qui existait à Paris et qui a fermé ses portes en 2000. On peut donc considérer qu'après ce leg important qui va être inventorié, le Musée de Bergerac deviendra un Musée de dimension internationale .

Il est prévu, après quelques travaux d'exposer cette donation au public, Mr B. CLERGEOT a la charge de cet important travail, une fois l'ensemble réalisé la ville de Bergerac deviendra la gardienne d'un patrimoine unique.

Musée du Tabac d'Intérêt National : Place du Feu 24100 BERGERAC- tél 05 53 63 04 13 . A noter que le Musée est climatisé et possède un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

(Source : Musée du Tabac, avec nos vifs remerciements pour leur collaboration.)odilontabacanim

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15 mai 2010

MINES DE MESSEIX ( 63 - PUY DE DOME )

MESSEIX est une ancienne commune minière auvergnate bordée par la Dordogne, le Chavanon et la Clidane. Au XIe siècle, Messeix était une possession de La Tour d'Auvergne avant d'appartenir aux Langeac au XVIIIe et de passer entre les mains de la baronnie d'Herment jusqu'à la révolution de 1789.

Pour en savoir plus sur cette commune, Odilon vous conseille de lire " Si Messeix m'était contée..." par Paul Brugière dont on dit qu'il est la mémoire vivante de la commune. Si les gorges de l' Avèze, les rives du Chavanon et le musée de l' école rurale sont autant de sites et de curiosités à visiter, comment ne pas évoquer l'ancienne mine de charbon de Messeix. Toute une histoire à découvrir avec MINERAIL.

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Au XVIIIe siècle, des mines de charbon sont exploitées par les autochtones qui fournissaient cette matière première aux fours à chaux, aux maréchaux et aux forgerons des environs. Un peu plus tard, au XIXe siècle l'exploitation devient industrielle. Le passage à Messiex de la ligne de chemin de fer, Clermont-Ferrand- Tulle, favorise l'essor de la mine. Devenue la Sté Anonyme des Houillières de Messeix en 1923, la mine fonctionnera jusqu'en 1988 après avoir employé un peu plus d'un millier de personnes.

Pour préserver ce patrimoine minier et le faire apparaître à celles et à ceux qui s'aventurent sur les terres auvergnates à la recherche d'un tourisme naturel, la municipalité et une association décident de rendre hommage à ces hommes de l'ombre, à ces " gueules noires", qui ont oeuvré sur ce site pendant près de deux siècles. Un ancien mineur a même réalisé une maquette vivante qui permettra aux visiteurs de mieux comprendre les étapes nécessaires à la transformation du charbon. En cette année 2010, le 22 août, Messeix fêtera le vingtième anniversaire de l'association et les 10 ans de l'ouverture du musée.

A découvrir, pour les petits comme pour les grands, cette maquette panoramique d'une Auvergne originale, l' Auvergne en miniature, où circule une multitude de petits trains. Et vous aurez sous les yeux les raisons de ce MINERAIL.

(Source : MINERAIL et avec l'aimable autorisation de Daniel Domagala, Président de l' Association du puits St Lou is de la mine de Messeix. Photo ci-dessus, et ci-dessous vue du village et du puits.)

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12 mai 2010

LA CHOUETTE DE TENGMALM

La chouette de Tengmalm ( ou nyctale de Tengalm) du nom du naturaliste suédois Peter Tengmalm qui l'a décrite le premier en 1783, appartient à l'ordre des strigiformes, de la famille des strigides.

Elle mesure environ 25cm de longueur pour une envergure de 50 à 60cm. Son poids varie de 100 à 170 gr, les femelles étant plus lourdes. Elle possède une tête tachetée de blanc bien ronde, le plumage du dessus est brun foncé tacheté de blanc et le dessous blanchâtre tacheté gris/brun. Les pattes sont blanches recouvertes d'un duvet blanc. Elle a de jolis yeux ronds, jaune d'or cerclés de noir. Sa longévité est de 8 ans, mais on a retrouvé des oiseaux bagués plus âgés.

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Elle ne sort que la nuit, le jour elle reste cachée dans des troncs d'arbres ou des branchages épais. Elle chasse des petitt mammifères : mulots, musaraignes, campagnols qu'elle attrape en restant à l'affut ou en volant au ras du sol ayant une excellente vision nacturne et une ouïe très développée.

Les parades nuptiales débutent tôt dans la saison à partir de février, la chouette recherche un endroit pour nicher et elle utilise d'anciens logis de pic noir car ils sont spacieux et situés à bonne hauteur parfois 20m pour se protéger des prédateurs ( son principal prédateur étant la martre petit animal agile pour pénétrer dans les cavités). Elle pond entre 3  et 6 oeufs entre fin février et mi-juin, l'incubation va durer 28 jours durant lesquels elle sera ravitaillée par le mâle. Les jeunes quitteront le nid un mois après l'éclosion.

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On peut en trouver dans les gorges de la Dordogne riche en végétation classées en ZPS ( zone de protection spéciale).Elle est protégée en France selon la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature. Elle figure en annexe I de la directive européenne  " oiseaux" de 1979. Elle figure aussi sur la liste rouge UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) crée en 1963 et qui constitue l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation global des espèces végétales et animales.

 

Odilon adresse un grand merci à Michel Lamarche, auteur de la photo pour sa collaboration. Rendez-vous sur le site : http://www.FindNature.com

 

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09 mai 2010

LE CHATEAU DE MONTFORT (24 Dordogne)

Le Château de Montfort se trouve à 7 km au sud de Sarlat, serti d'un triple rempart,le château épouse la forme de la falaise qui lui sert d'assiette.

L'on découvre le château de Monfort en arrivant par la rivière Dordogne en bateau, ou par le panorama du cingle de Montfort en arrivant par Carsac. Il a eu un destin tumultueux, tantôt assiégé, détruit, rasé et reconstruit et ce durant 8 siècles. Six fois détruit et six fois reconstruit, les ajouts successifs et les différents styles lui donnent une allure de château de conte de fées.

Fin XIIe siècle, il est la propriété de Bernard de Casnac, seigneur cathare. Lors de la croisade contre les albigeois en 1214, Simon de Montfort ( son nom n'est qu'un homonyme), s'empare du château.

Propriété des Turenne pendant la guerre de Cent Ans il est plusieurs fois assiégé. Viennent les guerres de religion, les Turenne deviennent huguenots. Le château devient alors un haut lieu du protestantisme périgourdin et lieu de départ des opérations des huguenots dans la région.

En 1607, Henri IV ordonne une nouvelle fois de raser le château, mais il accorde son pardon au propriétaire Henri de La Tour, duc de Bouillon.

En 1919 Jean Galmot, écrivain et aventurier, natif de Monpazier fait l'acquisition du château.

Actuellement,château classé, Montfort est propriété privée et ne se visite pas.


Photo  aérienne du Château de Montfort aimablement prêtée par : http://perigord.ulm.free./ site à ne pas rater  de très belles photos du Perigord, une jeune association à encourager " aéro-club Perigord ULM".

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06 mai 2010

LE BARRAGE DE L'AIGLE (19 CORREZE)

Le barrage de l' Aigle est aussi appelé " le barrage de la Résistance". En effet, il fut construit durant la seconde Guerre mondiale. Wpl_brrage

"Le rocher de l' Aigle forme un obélisque en relief sur la rive gauche ( de la rivière dordogne) dont la paroi verticale plonge jusque dans le lit de la rivière. Le barrage a été implanté légèrement en amont de ce verrou. L'idée directrice du projet était de réunir en un seul bloc les ouvrages ayant différentes fonctions - barrage proprement dit-usine-déversoir superficiel- pour réduire l'emprise, le volume des matériaux et le prix des travaux. C'est pourquoi le toit de l'usine, insérée au pied du barrage, sert de support aux 2 tremplins en saut de ski des évacuateurs de crue. "(1)

Le marché principal pour la construction de l'ouvrage et de l'usine fut conclu en juillet 1939. Au plus fort de l'activité, 1500 personnes participaient à l'ouvrage.

W_aigle_barraggolLe barrage de l' Aigle, c' est avant tout le chantier de la Résistance. Après l'armistice de 1940, André" Coyne ( X 1910), Marcel Mary   ( X 1921) et André Decelle (X 1929) organisent la résistance à l'ennemi, afin que l'ouvrage en cours de construction ne puisse profiter à l'effort de guerre allemand et ce souvent dans des conditions difficiles. Ils s'attachèrent à retarder les travaux. Le débarquement allié en 1944 allait permettre de rattraper le retard et en 1945 la mise en eau débuta à la mi-juin. En 1982, il sera équipé d'un groupe supplémentaire. Il reçoit les eaux de la Dordogne, complétées en rive droite par celles de la Luzège, du Vianon et de l' Aubre et en rive gauche par celles de l'Auze et du Vergne captées et re stituées à la retenue.

Caractéristiques principales du barrage

 ( Source EDF Groupement d'exploitation Hydraulique de la Dordogne à TULLE)

Il est de type poids-voûte, surmonté d'une route et son parement amont forme un cylindre de 150 m de rayon.

Sa hauteur au dessus des fondations : 84 m, longueur développée en crête : 289 m, épaisseur à la base : 47,50 m, épaisseur en crête : 5,50 m.  Les 2 évacuateurs de crue équipés chacun de 2 pertuis débouchent dans deux déversoirs qui, grâce à leur profil en saut de ski permettent de rejeter l'eau à plus de 50 m du bâtiment. Le tronçon terminal de forme hélicoïdale bascule la lame d'eau dans un plan presque vertical, ce qui permet une large dispersion du flot et donne aux lâchures un aspect très spectaculaire. Capacité maximale d'évacuation : 3800m3/s.

(1) Source : S. Floirat : La Dordogne , la Rivière asservie, les Grands Barrages" Editions Les Monédières, 1ère édition 1991, réédité en 2008)

 

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04 mai 2010

LE MOULIN DE COUGNAGUET CALES (46 LOT)

Il s'agit d'un moulin fortifié. II est mentionné pour la première fois en 1260 comme appartenant aux moines Cisterciens d'Aubazines en Corrèze. Les moines qui écrasaient beaucoup de blé pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle devaient se protéger contre les pillards qui voulaient dérober la farine.  Il est construit pour l'essentiel en pierre de taille, il porte des caractères d'éléments défensifs sur trois  des côtés de la salle des meules et sur la façade méridionale, notamment deux meurtrières vraisemblablement d'origine.

Sa construction dura plus de 50 ans, commencés en 1292, les travaux ne s'achevèrent qu'en 1350. C'est en 1778 que les moines cédèrent le moulin à un particulier. Il est depuis 1925 porté a l'inventaire des Monuments Historiques, il a fonctionné jusqu'en 1959. Il est bâtit sur le cours d'eau " L'Ouysse" d'abord souterrain, qui suit un parcours terrestre de 11 km avant de se jeter dans la rivière Dordogne. La retenue d'eau se fait sur 1,600 km de long grâce à un barrage d'une épaisseur de 6 mètres.

Il est équipé de quatre meules d'environ 1,5 tonnes enfermées dans un coffrage de bois et grâce auxquelles on pouvait moudre jusqu'à trois tonnes de grains.

Le Moulin de COUGNAGUET est membre de l' Association des Moulins du Quercy, il se visite et ses propriétaires accueillent le public et effectuent des démonstrations de mouture de blé. Pour mémoire il est situé à proximité de Rocamadour : tél 05 65 38 73 56 46350 Calès.( voir le site cliquer plus haut sur Cougnaguet et pour lire la suite ).

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