LES VERRERIES DE LA CERE (46 LOT / 15 CANTAL )
La Cère est un affluent de la Dordogne. Cette rivière traverse des gorges couvertes par une forêt feuillue de hêtres, chênes, charmes et bouleaux. On y trouve aussi bien des sangliers et chevreuils que des passereaux et des rapaces. Son parcours va du Cantal dans le Lot. La Cère termine sa course dans la Rivière Espérance dans un labyrinthe de canaux et d' îles, sous le château de Castelnau.
Dans les gorges de la Cère, dans les environs de Goulles, en Xaintrie du XIV au XIXe fonctionnaient des verreries. Un patrimoine oublié ! Ces ateliers se situaient là où les verriers pouvaient trouver du bois pour le feu, du sable et des fougères, des matériaux naturels pour la fabrication du verre. Le manganèse, pour teinter le verre, se trouvait pas très loin dans les gorges. Les secrets de fabrication étaient bien gardés.
On travaillait six jours sur sept, sauf le dimanche où le tiseur, celui qui alimentait la chambre de chauffe "le tisard" se devait de continuer à alimenter le feu, pratiquement en continu, car la chauffe du verre nécessitait envirion trois jours à 900°C. Une fois le bois épuisé ou lorsque la "campagne" était terminée, on éteignait le feu et toute l'équipe repartait pour un autre "atelier".
Dans ces ateliers, chacun avait un travail bien précis : le tiseur s'occupait du feu, les souffleurs créaient les objets " nobles". Les verriers travaillaient non seulement pour les particuliers, mais également pour les pharmacies. Chaque verrier avait sa clientèle. Ils vendaient leurs produits dans les foires et marchés d' Argentat, Beaulieu, Sousceyrac... A noter qu'ils achetaient le verre cassé au kilo en faisant du porte à porte.
Geneviève Martignac et Christelle Laval, nous apprennent qu'à la fin de la chauffe, les apprentis pouvaient fabriquer leur propre objet avec les restes pour montrer leur savoir-faire au maître verrier. Ceci s'appelait le bousillage". L'histoire des verriers de la Cère est à retrouver sur leur site ( cliquer sur leur nom) : l'histoire des verriers de la Cère. La dernière verrerie de Lacoste a cessé de fonctionner en 1870.
Une coutume s'était établie lors des mariages. La mariée devait souffler dans un verre qui devait être rempli de vin destiné aux ouvriers de la verrerie. Pendant qu'elle soufflait, la mariée recevait un coup de coude de son père qui lui faisait comprendre qu'il ne fallait pas le faire trop grand car... plus il était grand plus il contenait du vin !

Planches extraites de l'encyclopédie de Diderot et d' Alembert sur la verrerie.
Paul BROCA ( Sainte-Foy-La- Grande 33 )
Le 28 juin 1824 Paul BROCA voit le jour à Sainte-Foy-la-Grande dans le département de la Gironde sur les bords de la rivière Dordogne. Son père, ancien chirurgien de la Grande Armée y exerce alors la médecine auprès des plus défavorisés.
A 17 ans il monte à Paris afin d'y suivre des études de médecine, car il souhaite succéder à son père. Il est reçu à l'internat à 20 ans, devient aide d'anatomie à 22 ans et prosecteur à 24 ans. Avec son premier salaire il se dote d'un microscope.
Il soutient sa thèse en 1849 dont le sujet est : " De la propagation de l'inflammation. Quelques propositions sur les tumeurs dites cancéreuses". Il devient à 29 ans : Professeur agrégé de clinique médicale à l' Hôpital de la Pitié et chirurgien des Hôpitaux en 1853.
Chercheur et travailleur infatigable dans de nombreux domaines : l'histologie du cartilage, du rachitisme, il démontre - toujours grâce au microscope- que la maladie de Duchenne n'est pas neurologique mais musculaire ( myopathie) entre autres. Mais où il allait acquérir la célébrité et faire avancer la médecine c'est dans la découverte du centre de la parole (connue aujourd'hui sous le nom d'Aire de Broca : troisième circonvolution frontale inférieure gauche du cerveau), et ce en étudiant le cerveau de patients aphasiques ( personnes incapables de parler).

Si ses moyens étaient ceux de l'époque, grâce à son ingéniosité il devait faire de nombreuses découvertes qui ont pu être corroborées par l'images numérique aujourd'hui.
Homme généreux, convivial, chercheur acharné et compatissant avec les autres, il est élu en 1867 à l' Académie de Médecine, il fut aussi le fondateur de la Société d'anthropologie de Paris et on retiendra la définition qu'il en fit : " l'étude du groupe humain, considéré dans son ensemble, dans ses détails et dans ses rapports avec le reste de la nature". Il était aussi le créateur de la Revue d'anthropologie à Paris en 1876.
Élu Sénateur à vie en 1879, il meurt quelques mois plus tard le 9 juillet 1880 à Paris, il n'avait que 56 ans. Il repose au cimetière du Montparnasse.
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Odilon est très content, il charge son équipe de collaborateurs de remercier tous les internautes qui viennent le voir, et surtout les amis qui lui donnent des autorisations de textes et de photos, sans eux il serait pauvre en plumes ( oh !) il continue de survoler la rivière Dordogne pour vous ramener encore d'autres informations, et vous tend l'aile ..... ( c'est sa façon de serrer la main !)



ESPECES INDESIRABLES DANS LA RIVIERE DORDOGNE
L'influence des activités humaines sur et aux abords des cours d'eau a fortement contribué à la modification des milieux aquatiquues, avec pour conséquence l'apparition de certaines espèces animales ou végétales considérées comme " indésirables" dans nos écosystèmes aquatiques.
A tire d'exemple, voici quelques espèces concernées dans les milieux aquatiques de notre région : le robinier, l'érable négundo, la rénouée du Japon, la grenouille taureau,le ragondin, le poisson-chat, le cormoran, le silure, la jussie ...


Introduite en France au XIXe siècle comme fleur d'ornement et pour la décoration des aquariums ou des bassins, la jussie ou ludwigia est devenue une redoutable envahisseuse des milieux naturels humides et aquariums calmes.
Les tiges peuvent atteindre plusieurs mètres. La floraison débute en été. Les fleurs peuvent dépasser 5 cm de diamètre et sont d'un jaume très lumineux. La jussie ne demande pour se développer qu'un sol humide, une exposition ensoleillée ou de la mi-ombre.
Moyennant quoi elle se développe très rapidement, doublant sa masse toutes les deux à trois semaines, et forme des herbiers très denses voire inextricables qui éliminent les autres plantes, notamment la myriophylle servant d'abri à la micro-faune, aliment de base des poissons. L'écoulement de l'eau s'en trouve ralenti et les désiments ou matières organiques transportées par l'eau sont ainsi piégés et viennent combler les fonds. Des acitvités humaines sont perturbées : la navigation, la pêche, l'irrigation...
Il existe d'autres espèces de ludwigia dont chez nous, la ludwigia palustric ou ludwigia des marais qui est une petite plante vivace basse, ses tiges et ses feuilles sont teintées de rouge et elle produit de minuscules fleurs verdâtres sans pétales (aucun risque invasif avec elle).
Certains moyens de lutte contre ces espèces existent (coupe sélective, arrachage, fauches répétitives, piégeage...), leur efficacité est optimale lorsque l'intervention est rapide. Globalement, l'objectif n'est pas d'éradiquer l'expèce indésirable, mais d'atténuer et d'enrayer sa prolifération.
(Sources et illustrat ions : www.espace-riviere.org et http://isaisons.free.fr avec l'aimable autorisation de Georges Fontès.)
LES TROIS TROUBADOURS DE BERGERAC ( 24 DORDOGNE)
Les troubadours sont les personnages les plus emblématiques et fédérateurs du XIIe et XIIIe siècle occitan, période pendant laquelle ils ont connu leur âge d'or dans ce qui est aujourd'hui le sud de la France. Poètes et musiciens ils composaient dans la plus cultivée des langues romanes de l'époque : la langue d'oc qui était parlée au sud de la Loire et dans les régions voisines d' Italie et d' Espagne. L'origine du mot troubadour viendrait du verbe occitan : trobar, qui signifie " trouver, inventer, composer". Ce qui liait tous ces hommes a été la langue occitane.
" Infiniment moins riche en troubadour que le reste du Perigord, le Bergeracois l'est indiscutablement. Aussi faut-il admettre que Saïl de Scola, Elias Fonsalada et Peire de Bragairac ne brillent que d'un éclat assez pâle au firmament de la poésie occitane classique. Il est vrai qu'avec quatre poèmes en tout et pour tout qui nous soient parvenus, il leur serait difficile de se hausser au rang des plus grands. N'importe il suffit de constater que Bergerac a sa place, si modeste soit-elle, et cela dès les origines, dans notre littérature.
Salh de Scola ( ou Saïl d'Escola), de ce troubadour nous ne connaissons que le surnom, qui signifie proprement : transfuge de l'école. Il semble avoir débuté vers 1170. Il était fils de marchand, mais cela ne l'empêcha nullement de devenir le protégé d' Ermengarde, vicomtesse de Narbonne. Quand celle-ci mourut, en 1194, Saïl se retira à Bergerac.. Des " bonas cansonetas" que, nous dit-on il composa, une seule nous est parvenue.
Elias Fonsalada, était le fils d'un bourgeois qui s'était fait jongleur- peut-être le fut-il de Bernard de Ventadour- et qu'il fut jongleur lui aussi . Ses débuts se situent vers 1180 comme ceux d'Arnaud Daniel. Nous possédons de lui deux chansons qu'il adressa au roi d'Aragon Pierre II ou à son fils Jacques le Conquérant.
Peire de Bragairac, le troisième des troubadours bergeracois, a dû débuter vers l'an 1200. Nous ne gardons de lui qu'un sirventès écrit- peut-être en 1204- pour le roi d'Aragon Pierre II, à l'occasion de difficultés soulevées autour de la succession de Guillaume VIII, viconte de Montpellier."
( Sources : Bernard Lesfargues " Florilège des Poètes occitans du Bergeracois" édité par les soins de la municipalité de Bergerac, année occitane 1961, fonds régional médiathéque de Bergerac qu'Odilon remercie pour ses conseils avisé s

SAINT SAUVES D'AUVERGNE (63 Puy de Dôme)

En aval de La Bourboule, la commune de Saint Sauves d' Auvergne dans le Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne. Au fil des siècles, le nom du village a évolué et St Sauves puise, pour partie, l'origine de son nom de celui d'un martyr, St Sylvain. Son nom est issu du latin "Silva" (forêt) d'où Silvanus ou Silvinus =( Dieu des forêts). Le rédacteur du site sur St Sauves fait remarquer le culte,en Limousin comme en Périgord de Silvanus.
Doit-on y voir un rapprochement avec la période de la Révolution où chaque commune était tenue de planter sur son territoire "l'arbre de la liberté", le plus souvent un tilleul, symbole de la liberté conquise ? Dans certaines régions de France, la coutume se maintient avec les "arbres de mai" (honneur au patron, aux jeunes mariés...) ou à l'occasion des élections municipales : des arbres décorés, en général des épicéas ou des sapins, sont dressés devant le domicile de chacun des élus.

A St Sauves, coule la Rivière Espérance dans une vallée ravinée par d'anciens glaciers. Après avoir traversé les stations du Mont Dore et de la Bourboule, la Dordogne rencontre le barrage de cette ville puis celui de St Sauves.
Au delà de son patrimoine architectural, St Sauves se caractérise, entre autres, par la présence d'un tilleul séculaire, dit de Sully, planté au début du XVIIème! La population était tenue de planter des arbres devant les églises ainsi que sur les places publiques. Les fleurs récoltées devaient être portées aux hôpitaux pour soigner les malades.
Autre particularité, une borne mégalithique qui se dresse en menhir en basalte de 2,32m de hauteur dit " pierre des quatre curés" ou de la plaine des Landais. Selon la croyance locale, le lieu fut considéré comme un ancien asile de prêtres réfractaires qui y célébraient des offices clandestins lors de la Terreur.
Si vous passez par St Sauves, une pierre de la Bastille est même visible dans le hall de la mairie ! Cette pierre porte les inscriptions suivantes : " Ex unitate Libertas. Cette pierre tirée d'un cachot de la Bastille a été donnée par Claude Alexis Mabru (un pays) par la Société des Patriotes du Faubourg St Antoine". Pour la petite histoire, il faut savoir que lors de la démolition de ce " bastion de la tyrannie" par l'entrepreneur Palloy, les pierres servirent à construire le pont de la Concorde ainsi que certains immeubles privés de la capitale.
Indiscutablement il faut passer à St Sauves et visiter ce village tant pour son patrimoine architectural que son histoire et la beauté du paysage.

Source et illustrations : http://pagesperso-orange.fr/tfouris/presentation.htm de Thibault Fouris ainsi que Daniel Mesure sur httt://singles.site.voilà.fr/ Odilon tient à les remercier pour lui avoir permis de s'approcher de la source de la Dordogne et du prêt des documents .
LEGENDES DU PERIGORD : LES 1001 CHATEAUX
L'on dit qu'il était une fois... un pauvre bûcheron et sa femme qui habitaient une petite cabane de bois et terre dans la forêt de la Double. De leur amour naquit une petite Sylvie qui grandissait dans la forêt jouant avec les louveteaux, les marcassins, parlait avec les oiseaux, les écureuils ....
Lorsqu'elle eut atteint l'âge de trouver un époux, les parents savaient que dans la forêt elle ne trouverait pas d'époux, ils décidérent de l'envoyer là où se trouvait la vie de société. Elle partit avec son petit baluchon et une patte de lapin porte-bonheur, promettant de revenir avec le fiancé choisi.
Elle chemina dans la forêt quant vint la nuit elle décida de rester au milieu de ses amis de la forêt afin de passer une dernière nuit en leur compagnie et c'est ainsi qu'elle s'installa sur la plus haute branche d'un chêne et les écureuils vinrent lui tenir compagnie.
Mais 10 mois en arrière, à mille lieues de là, Dieu avait convoqué trois de ses plus fidèles anges et saints pour leur confier une mission sur terre. Dieu voulait offrir trois sortes de cadeaux aux hommes. Il y avait donc, Georges, Michel et Jean qui avaient pour mission de prendre un sac rempli de châteaux pour les semer là où les gens n'avaient pas de logis.....
Ils avaient une année pour remplir leur mission, chacun était transporté par un nuage.
Et c'est ainsi qu'au bout de 10 mois Jean n'avait plus que 1001 châteaux au fond de son sac. Ayant survolé les continents et une partie de la France, il se dirigeait vers le Perigord le soir où Sylvie était couchée a la cîme du grand chêne.
Il venait du nord, volant assez bas, passant au dessus de la Double le vent soufflait fort de l'ouest. Les oiseaux de la forêt le voyant dirent : voilà un mari pour notre Sylvie et toute la forêt piaillant, bruissant, hululant de tous côtés essayait d'arrêter le promis..
Jean avait aperçu Sylvie endormie et il dit " qu'elle est belle ... comme j'aimerai vivre à ses côtés !.." A ces mots les arbres de la forêt levèrent leurs branches pour saisir l'homme ailé et l'offrir à leur princesse. Il perdit l'équilibre, atterrit près de Sylvie qui réveillée en sursaut lui demande de rester et il lui dit alors lui montrant son gros sac :" je dois poursuivre et distribuer mes châteaux", mais le sac s'était percé à une branche.
Le vent qui venait de l' Atlantique avait emporté les châteaux vers l'est. Par chance il y eut quelques tourbillons et de nombreux châteaux tombèrent au sud de la Dordogne, au nord de l' Isle et un peu partout. Ainsi le Perigord se trouva riche de 1001 châteaux.
Jean et Sylvie s'installèrent dans un petit manoir au coeur de la Double par loin de la cabane de Lucette et François. Ils furent heureux et eurent trois beaux enfants.

Ci-dessus, un montage fait par Odilon à partir des photos de Jacques BENAZET qu'il soit remercié pour sa contribution au blog, ne manquez pas d'aller voir son site de photographies de divers départements. Dans l'ordre les Châteaux de Beynac, Les Milandes, La Roque Gageac.
Source : Contes et légendes du Perigord par Michel et Dany Jeury Ed Nathan Paris 1998( Fonds régional bibliothèque de Bergerac)
ARCHES ( 15 CANTAL)
A quelques encablures des gorges de la Dordogne, se trouve le bourg d' Arches qui est délimité non seulement par la Rivière Espérance, mais par la Sumène et le ruisseau de la Biou. Son histoire est liée à celle de son église : Saint Julien, Eglise néogothique du 12ème siècle avec donjon servant de clocher. Ce dernier est inscrit à l' Inventaire des Monuments Historiques depuis le 21 juin 1927. Il faut noter que la tour commença a être démolie au début du XIXème siècle, mais après l'avoir réduite de 18 mètres et le travail si difficile il fut abandonné. Elle permettait de surveiller la campagne environnante compte tenu de la situation d'Arches.
Avant de devenir Arches, cette commune s'appela Arcas ou Areas, Archas, Archiarinium ... Sur le territoire de la commune, la Nau - ce lieu prenant son nom de la barque qui servait de passage de la rivière-offrait un port sur la Dordogne. Une passerelle en bois construite en 1859 fut remplacée en 1910 par un pont de pierres dynamité par la Résistance en 1943. Ce qui en restait fut noyé dans le barrage de l' Aigle en 1945.

Au sud, surplombant la Dordogne et faisant découvrir la route des Ajustants, le château de Montfort. La lecture de certains documents ( http://jeanalain.montfort.free.fr/15.Arches.htm) nos apprend que le " repaire de Montfort aurait anciennement été une commanderie de Templiers du XIVe siècle(citée dès 1293 Salch). Il aurait été construit pour faire face aux Anglais,le roi d' Angleterre étant duc d'Aquitaine et Guyenne. Les premiers seigneurs reconnus furent les Autressal. En 1747, la seigneurie de Montfort appartenait à Antoine de Murat, major du Régiment d' Orléans Dragons ; n'ayant pas eu d'enfants, il donna cette terre à son neveu : noble Guillaume d'Humières, major du même régiment d' Orleans-Dragons, chevalier de St-Louis et petit fils de Marie de Murat. Le petit fils, François Victor Joseph Léon Comte d' Humières, fut exproprié du château et du domaine de Montfort : ceux-ci furent adjugés à la barre des criées du Tribuanl Civil de Mauriac le 19 octobre 1894 à Pierre LAFON, dont la famille en était encore propriétaire en 1936 ( Le château est typiquement auvergnant à 3 tours.
(Source :dictionnaire statistique et historique du Cantral de BEDEAU-REBIER)

SOUILLAC SUR DORDOGNE (46 LOT)
A l'époque moustérienne, l'homme préhistorique était installé sur les bords de la Borrèze, pas très loin de Souillac. En 655, St Eloi, ancien ministre du roi Dagobert, fonda le premier moutier.Au Xè siècle, des moines bénédictins venus d' Aurillac, fondent à Souillac, le monastère Ste Marie. Souillac, c'est St Eloi et son abbaye bénédictine, son abbatiale romane du XIIe siècle à coupoles à la file et son pendentif. Son portail intérieur sur lequel Isaïe habillé comme un empereur de Constantinople, danse depuis des siècles sur le fil invisible de l'éternité.

Souillac a joué un rôle important dans l' histoire du Quercy. C'est l'une des plus anciennes villes du Haut-Quercy. De part sa situation géographique, c'était une étape sur le grand chemin de Paris Toulouse (voie Royale). Au début du XIVè siècle, Souillac subira l'invasion anglaise, puis ce sera les guerres de Religion, la Fronde et la peste noire.
Mais Souillac, dont la devise est "Faire Front" pris de l'importance pour devenir une véritable ville avec deux ports sur la Dordogne : les Cuisines et celui de Laroumet tout en devenant le point extrême de la navigation remontante. De Souillac, les marchandises débarquées prenaient ensuite la route vers les régions voisines. Cette navigation sur la Dordogne va permettre à Souillac de devenir un grand entrepôt de sel et de denrées coloniales en provenance de Bordeaux et de Libourne.
Souillac étant l'un des meilleurs passages de la Dordogne, en 1632, Louis XIII obligea les Consuls de Souillac à faire construire un pont de bateaux. Plus tard, Napoléon décida de faire construire un pont au gué de Lanzac, devenu depuis le quartier du Port, pour faire passer ses armées vers l' Espagne ce qui n'empêcha pas le passage de la rivière, lorsque les eaux montaient, par des bacs comme celui de Cieurac.
Au XVIIIè siècle, sous l'influence des marchands de sel, Souillac connaîtra une certaine prospérité qui se poursuivra avec l'installation de petites industries qui utilisaient la force motrice de l'eau (tanneries, forges, minoteries ...) Subjuguée par la beauté de cette rivière, comme beaucoup d'autres communes, Souillac subira la première révolution industrielle qui lui sera fatale avec la concurrence du chemin de fer et de la route.
Souillac c'est son clocher (Beffroi), mutilé par les guerres de Cent Ans et de Religion,qui du haut de ses trente mètres veille sur Souillac et dont la cloche fêlée sonne toujours les heures pour la cité. C'est sa halle, ses vieilles maisons, son puits où venaient se ravitailler les habitants.


Souillac c'est la Rivière Espérance, cette rivière mythique et nourricière qui avait véhiculé des marchandises et engendrée des idées avant de devenir un cours d'eau domestiqué pour d'autres hommes.
Souillac, c'est la Dordogne qui n'a jamais été plus belle au fil des années. Souillac, lieu de légendes et d'histoire où se déroulèrent des événements importants où vécurent des hommes qui ont marqué le Quercy.
MONTCARET SITE GALLO ROMAIN (24 Dordogne)
"MONTCARET, c'est un petit village aux confins du Périgord qui jette un oeil sur le Bordelais voisin. Village heureux au milieu du vignoble, sa renommée naquit soudain au début de ce siècle,(XXè) lorsqu'on découvrit que son sol recelait de nombreux vestiges gallo-romains et, notamment, de fort belles mosaïques.
Il faut remonter cent ans en arrière lorsque le curé de Montcaret, l'abbé Delpeyrat, féru d'archéologie, prit conscience des trésors enfouis dans le sous-sol de sa paroisse et tout particulièrement autour de son église. Il eut comme enfant de choeur, un jeune garçon, Pierre Marcel Tauziac, auquel il inocula le virus de l' archéologie. Lorsqu'il quitta la paroisse, le jeune Tauziac, qui n'avait alors que 14 ans, prit matériellement la relève et, malgré son jeune âge, fut admis à la Société Historique et Archeologique du Périgord. C'est lui qui devait mettre au jour le site de Montcaret après que la cimetière qui entourait l'église eut été désaffecté.
C'était en 1905. Il dut pour cela vaincre de nombreuses difficultés admnistratives ainsi que le désintéressement, si ce n'est l'obstruction de ses concitoyens. Sa passion des vieilles pierres, auxquelles il consacrait plus de temps qu'à son épicerie, qui le faisait modestement vivre, lui donna le courage nécessaire pour entreprendre et poursuivre une oeuvre importante, conseillé et aidé en cela par des spécialistes connus en archéologie, comme P.Conil et P.Formigé.


Les soubassements d'une construction du Ier siècle, des mosaïques du IVe, un système de chauffage central, des tombeaux du Haut Moyen Age furent découverts.
Le site fut officiellement inauguré le 13 septembre 1931 et malgré les faibles crédits accordés, les travaux furent poursuivis. Mais Pierre Tauziac disparut au cours de l'été 1941. Sa fille Aliette, tenace et courageuse reprit le flambeau, conseillée dans ses recherches par le Professeur Grimal de la Faculté des Lettres de Bordeaux, qui avait en charge le site de Montcaret. Elle poursuivit sa tâche, guidant aussi les visites quotidiennes, jusqu'en 1976. Elle avait alors 79 ans."
(Source : Société des Amis de Montcaret et de sa région : essai sur l'histoire de Montcaret, tome 1, octobre 1987, Bibliothèque Municipale de Bergerac, Fonds Régional.)
Le site se visite renseignements sur monuments nationaux ( cliquer pour accèder au site)- Ci-dessus Photos des mosaîques de la piscine de la villa Gallo-Romaine





