Pierre LOTI et La rivière DORDOGNE
Julien VIAUD plus connu par son nom d'écrivain : Pierre LOTI, naquit le 1er Janvier 1850 à Rochefort sur Mer.
Enfant, celui qui n'était pas encore Pierre Loti, passa son enfance chez son oncle de 1861 à 1864 à BRETENOUX au pied du Château de CASTELNAU, bastide du XIIIe siècle, près de la frontière avec la Corrèze dans la Vallée de la Dordogne.
Il a très bien décrit les souvenirs qu'il en garda dans ses ouvrages et notamment dans " Le Roman d'un enfant" dont on peut citer ces lignes : " Castelnau ! c'est un nom ancien qui évoque pour moi des images de soleil, de lumière pure sur des hauteurs, de calme mélancolique dans des ruines, de recueillement devant des splendeurs mortes ensevelies depuis des siècles...Ce vieux château de Castelnau était perché, découpant en l'air l'amas rougeâtre de ses terrasses, de ses remparts, de ses tours et de ses tourelles... du jardin de mon oncle on le voyait, passant sa tête lointaine au dessus des murs d'enceinte C'était du reste le point marquant dans tout le pays d'alentour, la chose qu'on regardait malgré soi de partout : cette dentelure de pierres de couleur de sanguine émergeant d'un fouillis d'arbres, cette ruine posée en couronne sur un piédestal garni d'une belle verdure de châtaigniers et de chênes." (Source : Editions GF Flammarion 1988).

Il épousa en 1886 Blanche Franc de Ferrière, née à Pomport (24) le 21/08/1859, il était donc revenu sur les bords de la rivière Dordogne de son enfance. Il séjourna aussi au Château de Valadou propriété de son épouse il y fit bâtir une tour crénelée de briques roses. Il vint aussi à plusieurs reprises au Château de Vidasse à Pessac-sur-Dordogne (33) domaine de ses beaux-parents.

Source des illustrations :
Bulletin de l' ARAH n° 14/décembre1997 faire-part de mariage(contact :arahlaforce@wanadoo.fr) Château de Vidasse : Musée du Pays Foyen.
F, comme FORGE DE BOURZOLLES (46)
Sur la Borrèze, affluent de la Dordogne qui prend sa source sur la commune de Paulin, qui traverse Souillac avant de rejoindre la rivière Espérance, se trouve Bourzolles et ses anciennes forges. Le minerai venait du Causse avoisinant, il était fondu au charbon de bois.
Les forges comprenaient un haut fourneau pour fondre le minerai et un feu d'affineur pour convertir la fonte en fer forgé. Il y avait donc le haut fourneau qui se composait d'un patrouillet, d'un atelier de moulage, de plusieurs magasins, et des bâtiments nécessaires pour loger le propriétaire et quelques ouvriers. C'est la petite rivière de Bouze qui faisait mouvoir les soufflets du haut fourneau lequel avait 8 mètres, depuis le fond du creuset jusqu'au gueulard. Le fourneau était servi par 6 ouvriers.

La production était concentrée sur des marmites, des plaques de cheminée, des chenets, tourtières, grandes chaudières... par temps de guerre, on fabriquait de la grosse artillerie : boulets et canons pour la Royale.
Les forges de Bourzolles comptaient parmi les plus importantes de la région (environ 80 ouvriers) et bénéficiaient de la batellerie sur la Dordogne ( distante de 5 km) pour le transport des grosses commandes, comme les chaudières qui partaient des ports de Souillac vers l'Amérique et les colonies, pour la fabrication du rhum antillais.
Après une période de prospérité, les aléas de la concurrence, le coût des matières premières et du transport, les forges cessèrent leurs activités en 1869.
LE CHATEAU DE VAL (CORREZE-19)
Entouré par les eaux du lac artificiel de Bort-Les-Orgues, à la suite de la construction du barrage dans les années 1940/1950, et de l'inondation de plusieurs villages dont celui de Port-Dieu, le Château de Val s'est retrouvé isolé sur une presqu'île.

Edifié au XV ème siècle, cette forteresse imposante comporte six tours couronnées de mâchicoulis et coiffées de toits en poivrière (tour en poivrière : tour ronde surmontée d'un toit en cône), le Château de Val qui se trouve entre Auvergne et Limousin à une dizaine de km de Bort-Les-Orgues (19) reste l'un des Châteaux les mieux conservés de la Haute Auvergne.
Chef lieu d'une baronnie : à l'origine il était la possession de la famille de Thynières qui en 1440 le vend à Guillot d' Estaing, lequel va entreprendre la construction, sur les fortifications d'une ancienne forteresse, du château actuel.
Il a subi les aléas des siècles et du temps, les abandons, plusieurs restaurations avant que la ville de Bort-Les-Orgues en 1953 le rachète et grâce au travail exécutés par les compagnons du devoir le met en valeur tel que nous pouvons le voir.
Dans la cour d' honneur se trouve une chapelle gothique du XV ème siècle (classée par les Monuments Historiques) dédiée à Saint Blaise. Aujourd'hui cette chapelle abrite une salle de projection relatant la vie du château des origines à nos jours.
Dans la cour d' honneur on peut mieux admirer les six tours, elles ont toutes une toiture différente en ardoise et de diverses couleurs donnant à l'ensemble un chatoiement de couleurs.
Le Château de Val se visite, la ville de Bort-Les-Orgues y organise de nombreuses manifestations artistiques tout au long de l'année.

Une vue du Château de Val insolite telle qu'on le voyait depuis le fond de la vallée avant le remplissage du lac.
Source :http://www.mbao.fr/bortlesorgues/correze-saintnazaire.htm ( un grand merci à P.MICHAUD qui nous a offert sa collaboration en autorisant Odilon à puiser sur son site que nous vous recommandons
MALEVILLE Jacques de
Le 19 Juin 1741, naissait à DOMME ( sur les bords de la rivière Dordogne), Jacques de MALEVILLE dans une illustre famille.
A l'issue de brillantes études il devient avocat au Parlement de Bordeaux, peu avant la révolution. En 1789 il adhère aux idées nouvelles. Il devient tout d'abord membre du Directoire de la Dordogne, en devient le Président en 1790. Enfin le 26 vendémiaire de l'an IV (1795),il est élu Député de la Dordogne au Conseil des Anciens.
Après le coup d'état du 18 Brumaire 1799, Bonaparte lui confie en compagnie de PORTALIS, TRONCHET et BIGOT DE PREAMENEU, le soin d'élaborer un projet de code civil : ce monument de droit que la France exporta hors de ses frontières et qui est resté la base du droit civil francais. Le code civil est promulgué le 30 Ventôse an XII ( 21 mars 1804). Mais devenu empereur Napoléon imposera son nom au code en 1807.
Jacques de MALEVILLE aura une brillante carrière : Sénateur en 1806, Comte de l' Empire en 1808, puis Baron d'Empire en 1810.
Mais en 1814 il vote la déchéance de Napoléon et le retour des Bourbons qui le nomment Pair de France. Il vote à la Chambre des Pairs contre le projet de loi sur la presse qui rétablit la censure.
Devenu Marquis, Grand Officier de la Légion d'Honneur en 1817, il se retire de la vie publique à partir de 1820 dans le Château de Caudon qu'il avait fait construire et s'éteint à DOMME le 22 novembre 1824.
LE PONT DE MEYRONNE (46 - LOT)
La commune de Meyronne reflète dans les eaux de la Rivière Espérance de vieux murs témoins d'un passé ancestral.Comme pour de nombreux villages du Haut Quercy, il existait un bac à Meyronne qui assurait le franchissement de la Dordogne de la route départementale n°15 de Gramat à Souillac. Il cessa de fonctionner en 1846, année de l'inauguration d'un pont suspendu.

A l'époque le tarif officiel de son péage parut dans le Bulletin des Lois (ancêtre du Journal Officiel). Le remplacement de certains éléments en bois par d'autres en fer intervint en 1925. Pendant des années, malgré la limitation du tonnage, des camions fortement chargés se risquaient la nuit pour passer l'ouvrage en toute impunité ce qui provoqua un vieillissement anormalement rapide des câbles. Durant les travaux de remplacement, dans les années 1970, une fausse manoeuvre provoqua la vrille du tablier et la démolition du pont. Il fût remplacé par un nouveau pont qui à la différence de son prédécesseur qui enjambait la rivière Dordogne, porte deux piles de soutènement qui entravent l'écoulement des eaux.


(Source textes : G.Maynard " Bacs et Ponts du cours de la Dordogne du Mont Dore à Mareuil, Ed DORAMI -
Ordonnance du Roi Louis Philippe en 1846 pour la construction du pont et photo du Pont www.saint-sozy.com./avec l'aimable autorisation de Francis Sohier.)
CINGLE DE TREMOLAT
Pour les amoureux de la Dordogne en général, la vue depuis le cingle de Trémolat est féérique.

"Devant nous,le cingle de Trémolat ( du latin " cingulum", ceinture) un hémicucle de hautes falaises blanchâtres, couvertes de broussailles et de bois, qui est la rive concave d'un grand méandre de la Dordogne. Sur la droite on peut voir des roches blanches (des calcaires marneux du Campanien) qui apparaissent sous la végétation. Les calcaires très durs du Maestrichien se dressent en corniches sur la partie supérieure du cindre, dominant les eaux de la Dordogne d'une centaine de mètres. Ils constituent l'armature des lourdes collines du pays de Saint-Alvère, où alternent bois, friches et quelques rares clairières de culture. A gauche les champs de maîs, tabac, et les prairies artificielles se développent grâce à la présente d'alluvions et à l'eau toute proche, car on peut irriguer l'été." ( Source : extrait GENTY M. La Dordogne III, le Phénomène touristique- CRDP 1976, photothèque pédagogique XVIII - crdp.ac-bordeaux.fr/)

Photos collection Odilon.
En 1985, le 31 octobre, le cingle de Trémolat d'uns superficie de 448 hectares a été classé en qualité de : " site d'intérêt paysager, qualification du site : site naturel offrant un panorama sur la Dordogne. On relève dans les motivations entre autres : la richesse de ces terres a écarté jusqu'à présent une urbanisation sauvage et intensive. Mais leur position privilégiée suscite de nombreux " appétits". Le projet qui propose de classer au titre des sites les deux cingles les plus prestigieux (cingle de Trémolat et cingle de Limeuil), vise à en assurer la sauvegarde définitive, laissant à l'agriculture traditionnelle la gestion de ces espaces." ( Source : DIREN Aquitaine www.dordogne.pref.gouv.fr/)

LE MASCARET ( 33 - GIRONDE )
MASCARET est un mot gascon datant du XVIe siècle qui signifie " boeuf tacheté". Il vient de " mascara : mâchurer, tacheter" par analogie avec un animal bondissant. Dans certaines régions on l'appelle improprement BARRE.
C'est un phénomène exceptionnel qui se produit dans certains estuaires ( actuellement en France il subsiste en Gironde). Il est particulièrement visible sur la rivière Dordogne un peu avant Libourne et Vayres, la Garonne entre Langoiran et Podensac.

Dans des conditions très particulières (fort coefficient de marée, fleuve à gros débit et très faible niveau d'eau), la marée montante qui est freinée par les flots de la rivière constitue une série de bourrelets qui peuvent atteindre 3 m de hauteur dans les meilleures conditions. Cet ensemble de vagues ( une dizaine séparées d'une distance d'une dizaine de mètres) emportant avec lui près de la moitié de la marée montante remonte l'estuaire avec une vitesse de 15 à 30 km/h. Il y a généralement 4 grosses vagues pouvant atteindre 2,5 m de hauteur espacées d'environ 10m et deux fois par jour).

Il se propage ainsi sur plus de 150 kms de distance puis disparaît dans les zones où le courant de marées est complètement affaibli.
En Gironde, il se forme en différents endroits où la rivière est large et peu profonde. Les meilleurs sites sont : en Gironde derrière l' Île Margaux ( 50cm), la Garonne derrière l'Ile d'Arcins, rive droite (80cm); entre Langoiran et Podensac (2,5 m). En Dordogne à Saint Pardon (2,5m) à quelques kilomètres en aval de Libourne.
Il ne peut remonter plus haut que la marée, soit à la Réole sur la Garonne et à Génissac sur la Dordogne.

Merci à un nouvel ami d'Odilon qui nous a gentiment offert de participer à l'avancée du site sur la rivière Dordogne en nous offrant de prendre quelques photos sur son blog que nous vous recommandons. ( cliquer plus haut sur Gironde soulignée) http://voyageenaquitaine.blog4ever.com/ et vous pourrez aussi visiter des sites d' Aquitaine.
LES AMIS DU VIEUX SOUILLAC (LOT-46)
Cette association fondée le 23 janvier 1954 à pour objet, la conservation et la défense des richesses naturelles, artistiques et archéologiques concernant Souillac et ses environs, ainsi que la prospection et la centralisation de tous objets et documents intéressant la ville en vue de la création d'un musée et d'un fonds d'archives mis à disposition des érudits et chercheurs.
L'Association " Les Amis du Vieux Souillac" édite un bulletin semestriel relatant la vie dans le Haut Quercy et la mise en valeur de l'une des plus vieilles cité du département, des personnalités natives de Souiliac et ayant fait la renommée de la ville, des textes relatant la vie d'autrefois et encore bien des trésors d'histoire. Vous pouvez consulter sur leur site internet le répertoire de tous les numéros édités depuis 1954 vous y trouverez matière à lire. ( www.amisvieuxsouillac.free.fr/).
En se promenant dans Souillac on peut constater son action quant à la mise en valeur et la préservation du patrimoine, on peut citer entre autres : la mise en place du nouveau buste de l' Amiral Verninac de Saint Maur, les mesures à grain sous la halle, le beffroi et l'abbatiale.
Actuellement c'est Madame Georgette Delpech qui préside avec brio et dévouement aux destinées de l' association.
Cette Association est l'un de nos premiers relais sur le cours montant de la Dordogne en nous permettant d'avoir accès à des documents et illustrations, pour le département du Lot, afin d'alimenter les rubriques du blog d' Odilon qui remercie bien vivement de cette collaboration pour la conservation et la connaissance du patrimoine pour tous.



Ci-contre le premier bulletin de l' Association, et de part et d'autre les plaques commémoratives offertes par l' Association à la ville de Souillac entre autres.
CHEVALIER GAMBETTE
Le chevalier gambette est un limicole appartenant au groupe des charadriiformes dont la plupart fréquentent les zones humides et les rivages des rivières. Il présente une robe grise rayée de blanc sur le bord postérieur des ailes, des pattes rouge orange vif et un long bec rouge et noir. On peut le confondre avec le chevalier arlequin car ce sont les deux seuls limicoles à avoir les pattes rouges.
On le rencontre dans la basse Dordogne, dans les zones humides, des vasières, dans lesquelles il trouve sa nourriture : lombrics, vers marins, petits crustacés, insectes, voire petits poissons.

Le chevalier gambette est monogame et les couples retourneront au même endroit avec le ou la même partenaire. Il organise son nid dans une petite dépression du sol caché dans les hautes herbes, bien garni de végétaux secs, il fait le maximum pour se cacher. Il y a une seule ponte par an de mi-avril à mi-mai. La femelle va pondre 4 oeufs qui seront couvés par le couple pendant 24 jours . Les poussins sont nidifuges (ce sont les oiseaux dont les jeunes sont couverts de duvet et aptes à quitter le nid une fois l'oeuf éclos). Ils sont capables de se nourrir seuls si besoin et avec l'aide de leurs parents. Les jeunes pourront quitter le nid au bout de 30 jours.
A la moindre alerte le chevalier gambette s'envole en criant pour prévenir les autres oiseaux, il est alors très repérable par son cri très spécial. C'est un migrateur, il migre souvent de nuit.

( Source : Photos de Mr Claude RUCHET qui les a mises à la disposition d' Odilon qui le remercie. Son site de Photographe Animalier est à cette adresse : www.ruchet.com/)
GLOSSAIRE DE LA RIVIERE ( quelques extraits)
Le travail de la rivière et tout ce qui s'y rapporte du temps de la batelerie employait des noms qui ne ne sont plus usités de nos jours. ( source :" Un fleuve et des Hommes, les Gens de la Dordogne au XVIIIème siècle de A.M COCULA, Editions Taillandier 1981 - a été reédité depuis à plusieurs reprises.
ADVENTURIERS : corps de métier préposé au chargement et déchargement des bateaux.
ARRIMEURS : main-d'oeuvre préposée au chargement, déchargement et rangement dans le bateau.
FLOTTEURS : ouvriers et manoeuvres chargés de guider la flotte dans sa descente et de récupérer les bois échoués sur le rivage.
PASSAGER : matelot ou batelier préposé au passage du fleuve.
PORTEFAIX : préposés au chargement et déchargement des embarcations.
SACQUIERS ou SAQUIERS : déchargeurs du sel groupés en corporation et établis à Libourne et Bordeaux.






